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fut de savoir si elles rebâtiraient leur monastère, ou si elles retourneraient en France.
« Retourner en France, écrivait plus tard notre vénérée Mère, à moins d’une volonté de Dieu toute reconnue, j'y avais une aversion entière, » Et toute la Communauté partageait ce sentiment. Comment abandonner la glorieuse entreprise si généreusement commencée? Et toutes ces chères sauvages récemment converties, devenues leurs filles selon la grâce, comment consentir à les délaisser maintenant? A un autre point de vue, les intérêts engagés dans le maintien des Ursulines étaient trop grands pour que la colonie française ne s’intéressât pas à leur maintien et consentit à les sacrifier. Aussi les Pères jésuites, le gouverneur, les pressèrent-ils instamment de rester, leur promettant tout leur concours. Il fut donc convenu qu'on allait sans retard rebâtir le monastère. « La résolution fut, écrivait la Mère de l’Incarnation le 30 septembre de cette même année 1651, que sans différer davantage, il nous fallait rebâtir sur les ‘premiers fondements, puisque nos courages n'étaient point abattus du poids de cette disgrâce, que nos vocations étaient autant ou plus fortes qu'auparavant, et que les filles du pays, tant françaises que sauvages, avaient besoin de notre secours. Cette conclusion nous fut proposée, et nous l’'embrassâmes avec d'autant plus de joie qu’on nous promettait de nous prêter de l'argent pour subvenir aux frais!. »
1 Lettres hisloriques. Lettre xuiv, p. 456.