‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 86 sur 258 · TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE X · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE X

racontèrent le bon accueil qu'on leur avait fait à Québec, ce qui ravit tellement les autres, qu'ils firent exprès ce voyage de soixante lieues, pour : voir de leurs propres yeux les choses admirables qu’on leur avait racontées. Toutes les femmes iro-

e quoises furent admises dans le monastère, où les |

ir religieuses leur « firent festin », et les comblèrent | l

ce de ces petits présents! tant estimés des sauvages. |

na Le R. P. Chaumonot, leur missionnaire, qui les IA

les avait amenés à Québec, les reconduisit ensuite au |

elle pays des Cinq-Cantons. Il écrivit en chemin à la | À , sa Mère de l'Incarnation une lettre intéressante, qui |

ot À se trouve dans la relation de 1655. |

eune É

Jui à « Montréal, 4 octobre 1655. |

« Ma révérende Mère,

notre « Demain, s’il plaît à Dieu, nous quitterons de | nisme vue les dernières habitations de nos amis pour aller

vers celles de nos ennemis. La femme de notre capitaine iroquois se fait instruire sur les chemins avec six autres, tant hommes que femmes, outre nos chrétiens hurons et nos deux autres Iroquois de Tsonnonthouast, qui est la nation la plus éloignée de nous et la plus peuplée. Ce sont en tout dix-huit personnes priant Dieu soir et matin. Je vous recommande cette petite Église voyageant avec ses pasteurs. Notre capitainesse m'a prié de vous écrire

1 Images, ciseaux, canifs, petits miroirs, etc.

4 qu'elle tiendra parole et qu'elle vous enverra, non f sa fille, qui est trop petite, mais une de ses sœurs, qui est de l'âge de Marie, votre petite Huronne. Cette capitainesse ayant laissé à Montréal une de ses parentes, lorsqu'elle est descendue à Québec, l'a été voir aussitôt que nous fûmes arrivés et nous l’a amenée pour la faire prier Dieu. En ma présence, elle l'a instruite sur les mystères que nous lui avions

enseignés. Plaise à Dieu qu'elle fasse de même | Ï lorsqu'elle sera arrivée en son pays et qu’elle gagne 1 ainsi à Dieu tous ses autres parents ! Elle m'a prié e de vous écrire qu’elle ne fâchera plus « Celui qui a ir tout fait », et que c’est du fond de son cœur qu’elle sc

veut se faire chrétienne. Elle salue sa fille adoptive Marie, ainsi que toutes les Mères. Et moi je demande qu’elles prient pour son entière conversion. »

En l’année 1656, il y eut une telle aflluence de séminaristes sauvages, que la maison ne se trouva pas assez grande pour les loger. « C'est une vérité publique que depuis notre rétablissement après l'incendie, écrivait la vénérée Mère, le séminaire sauvage est sensiblement augmenté. Le nombre de de nos filles s'est tellement accru et nous avons été si surchargées, que j'ai été contrainte, à mon wran | regret, d'en refuser plusieurs, qui s’en all les larmes aux yeux, tandis que je pleurais ans le cœur ?. Je vous assure que sans un miracle nou

1 Les Ursulines de Québec, t. Ier, p. 209, 210. 2 Les religieuses instruisaient dans les parloirs ces pauvres enfants qu'elles se trouvaient ainsi dans l'impossibilité de recevoir. buer

res enecevoir.

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