TROISIÈME PARTIE —- CHAPITRE X
envoyé du ciel et comme un bon pasteur, qui vient ramasser les restes du sang de Jésus-Christ, avec un généreux dessein de ne pas épargner le sien et de tenter toutes les voies possibles pour la conversion des pauvres sauvages, Dieu lui a bientôt fait paître les occasions de leur faire connaître son amour ; car, le jour même de son arrivée, un enfant huron étant venu au monde, il eut la bonté de le tenir sur les fonts du baptéme. Vers le même temps, un jeune homme aussi huron, malade à l'extrémité, devant recevoir les derniers sacrements, 1l voulut s'y trouver et lui consacrer ses premiers soins et ses premiers travaux, donnant un bel exemple à nos sauvages, qui le virent avec admiration prosterné près d’un pauvre moribond qui sentait déjà le cadavre, et auquel ii nettoyait de ses propres mains les endroits du corps où l'on devait passer les onctions sacrées !. »
Le temps ne fit que confirmer cette haute idée que toute l'Église canadienne s'était faite du pontife que la Providence lui envoyait. La Mère Marie de l'Incarnation éprouva toujours pour ses rares vertus une admiration profonde qui se résume dans ce mot qui revient souvent sous sa plume, et qui se trouvait au fond de tous les cœurs et sur toutes les lèvres, quand on parlait au Canada de M de Montmorency- Laval : C’est un saint?,
1 Les Ursulines de Québec, &. Efr, p. 221, 2 La commission pour l'enquête épiscopale, préparatoire à la béatification et canonisation de Mgr de Laval, a commencé ses
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