CERTES
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On raconte qu'il disait presque tous les jours la sainte messe dans la chapelle des Ursulines, et nous l'y voyons le 16 octobre 1659, c'est-à-dire à peu près quatre mois après son arrivée, présider la cérémonie de vêture de M'!° Jeanne Godefroy, dont nous avons déjà parlé. C'était la première fois que l'on voyait au Canada une évêque présider une cérémonie &e ce genre. Aussi se fit-elle très solennellement. L’heureuse novice perpétua le souvenir des bontés de My" de Laval en prenant à sa vêture le nom de Louise de Saint-François, sous lequel elle fit ses vœux, le 1°" août 1661.
Cependant le zèle même dont était animé cet illustre préle‘ occasionna bientôt à nos ferventes Ursulines quelques légères inquiétudes, qui heureusement furent promptement dissipées. Au mois d'avril de l’année suivante, le pieux évêque avait voulu faire sa première visite canonique et épiscopale du monastère. Les religieuses furent grandement consolées en le voyant s'occuper sitôt de leurs intérêts spirituels. Mai; M9" de Laval, examinant les constitrtions telles qu’elles avaient été légèrement modifiées par le R. P. J. Lallemand, avec l'autorisation de Mg" l'archevêque de Rouen, en 1647, proposa d'y faire des changements notables,
séances en octobre 1878; il s'agit, comme l'on sait, de prouver la réputation de sainteté dont il a joui dans la Nouvelle-France. Du haut du ciel la vénérable Mère doit voir avec joie se préparer la glorification de celui qu'elle a devancé dans ce pays et dans la récompense, et dont elle vénérait si hautement le caractère sacré et les éclatantes vertus.