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en temps, donner quelques instructions au monastère des Ursulines. La supérieure proposa un jour à notre religieuse désolée de lui ouvrir sa conscience en confession. C'était prévenir ses désirs les plus profonds, et répondre à un puissant attrait intérieur qu'elle avait éprouvé en entendant pour la première fois le zélé prédicateur. Dès la première confession qu'elle lui fit, toutes les difficultés qu’elle éprouvait d'habitude à dévoiler son intérieur à son confesseur ordinaire se dissipèrent aussitôt, La parole de l’homme de Dieu fut une lumière très douce pour son âme, un baume précieux pour ses blessures.
De son côté, le Père de la Haye ne tarda pas à apprécier l'âme d'élite qui venait épancher son âme dans la sienne, au saint tribunal de la pénitence. Il l'étudia devant Dieu très attentivement, et pour se “rendre un compte plus exact des grâces qu'elle avait reçues et de ses dispositions, il exigea d'elle une relation écrite de tout ce qui lui était arrivé, depuis sa première enfance, soit pour l'âme, soit pour le corps; en un mot, un récit détaillé de toute sa vie.
Notre nouvelle professe hésita d'abord à y consentir. Elle eût voulu tenir toujours caché le trésor dés grâces si précieuses que son divin Époux lui avait faites. Mais Dieu lui fit comprendre qu'il voulait de sa part cet acte d’obéissance et de simplicité, et sa supérieure insista tellement pour l’y déterminer, qu’elle se décida à écrire cette première relation de sa vie. Elle y mit toutefois cette