RES RER
Nous voudrions pouvoir les montrer toutes, les unes après les autres, à nos lecteurs. Retracer leurs vertus serait encore dépeindre celles de notre vénérable Mère, car elle sut en façonner plusieurs vraiment à son image, Qu'on nous permette du moins d'en mentionner ici quelques-unes, dont on trouvera la biographie à la fin de ce volume. Nous nommerons tout d’abord la Mère Marie de la Nativité, admirable modèle de régularité, d’abnégation absolue de soi-même et de parfaite mortification. On remarque dans la correspondance de la Mère de l’Incarnation plusieurs lettres qui lui sont adressées du Canada, dans lesquelles notre Mère lui témoigne les sentiments de l’amitié et de l'estime les plus profondes.
Une autre sainte religieuse formée par ses soins fut encore la Mère Angélique de la Conception. On ne peut rien lire de plus beau ni de plus édifiant que le récit de ses douces vertus, que nous a laissé dom Claude Martin. Elle appartenait à l'ancienne famille des de la Beaume le Blanc de la Vallière, et était la tante de l’infortunée duchesse de la Vallière, qui, par ses scandales et son glorieux repentir, a rendu, au xvii° siècle, ce nom si illustre. C’est à cette sainte tante {dom Claude Martin l'affirme avec tous les caractères d’une absolue véracité), que cette malheureuse victime de son affection pour Louis XIV fut redevable de sa conversion. Bien souvent la Mère Angélique de la Conception eut recours aux prières de son ancienne sous-maïîtresse du noviciat, en faveur de sa nièce égarée. Ce ne fut jamais en