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auprès de Dieu, pour obtenir la conversion des sauvages. De sorte que, dans le monastère, « ce n'était, dit-elle, que prières, pénitences, communions à cet effet. »
Mais comment oser dévoiler ses grands secrets à sa supérieure et à son confesseur, après l’accueil qui leur avait été fait une première fois ?
Heureusement, sur ces entrefaites, Dieu vint à son secours, en lui envoyant la visite du R. P. de Lydel, de la Compagnie de Jésus. Dès qu’elle eut vu ce bon Père, elle se sentit pressée de lui ouvrir son cœur et de lui demander ses conseils. Celui-ci écouta avec la plus grande attention ses pieuses confidences, et, après avoir réfléchi un instant devant Dieu, il lui déclara qu’elle devait se hâter de communiquer toute cette affaire au R. P. de la Haye. ainsi qu’elle en avait déjà eu l'inspiration.
Ce sage conseil fut béni de Dieu. Quand le R. P. de la Haye eut reçu la relation détaillée de tout ce qui se rapportait à la vocation de notre Mère pour les missions du Canada, il en fut émerveillé et ne put s'empêcher d'offrir à Dieu de vives actions de grâces. Il la communiqua aussitôt au R. P. Poncet, qui en fut ravi lui aussi, et nous verrons bientôt comment Dieu se servit de cet excellent religieux pour mettre en communication les deux grandes âmes prédestinées à coopérer si activement aux missions de la Nouvelle-France, notre vénérée Mère et M”° de la Peltrie.
Les choses en étaient là, lorsqu'une nouvelle bien