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déférence, quel esprit d’obéissance et de soumission, la fidèle servante de Dieu a soumis humblement son projet à l'approbation de ses supérieurs et des organes vivants de la sainte Église. Bien que Dieu lui eût dévoilé directement le mystère du sacré Cœur de Jésus, lui eût montré le Canada et lui eût donné lui-même l'ordre formel d'y aller, elle garde pour elle-même tous ces ineflables secrets divins, ou, si elle les communique à ses directeurs, ce n'est que tout bas, humblement, avec la plus grande réserve et discrétion. Elle sait trop bien, en effet, que ce n'est pas par des révélations directes que Dieu conduit les âmes, sauf dans des cas extrêmement rares, mais par le ministère extérieur, visible et authentique des ministres de l’Église et des supérieurs qu'il a établis. Aussi c’est à eux qu'elle s'adresse, à eux qu'elle demande de sanctionner de leur approbation et de leur autorité la mission divine qu’elle croit avoir reçue de Dieu.
Quand elle aura reçu cette sanction apostolique, elle marchera sans crainte dans la voie qui lui a été tracée. Rien ne pourra arrêter son ardeur ni ébranler son courage. Nous la verrous alors surmonter, Dieu sait avec quel héroïsme , tous les obstacles pour voler où Dieu l’appelle. Mais jusque-là elle hésite, elle attend, elle interroge, et se soumet d'avance à la pure volonté de Dieu qui lui sera manifestée par ses supérieurs. Ce sont bien là, il n’y a pas à s’y méprendre, tous les signes d’une vraie vocation divine. Qu'on considère de plus avec quel esprit d’humi-
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