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Apres
l'offrait, et personne encore ne pouvait en apprécier toute la valeur.
Le récit des événements qui se sont produits au monastère de Tours depuis l’arrivée de M°° de la Peltrie nous a fait perdre de vue un instant la Mère Marie de l’Incarnation. Cette vaillante épouse de Jésus-Christ n’a jamais goûté le repos complet en ce monde. Comme le grand apôtre saint Paul, dont elle nous rappelle sans cesse les tribulations, les épreuves, les combats, elle eût pu dire pendant ces jours de joie où tout le monastère était en fête : Foris pugnæ, intus timores! : « Au dehors ce sont les combats, au dedans les terreurs qui m’assiègent. » Mais tous ces combats et toutes ces épreuves, loin de l’abattre, ne faisaient au contraire qu'exciter sa ferveur et relever son courage. « Je sais, disait un jour saint Paul, que les tribulations et les chaînes m'attendent à Jérusalem; mais je ne crains rien de toutes ces choses ?, »
: Dieu voulut qu'à l'exemple de ce grand Apôtre, cette vénérée Mère sût d'avance, en quittant son pays pour aller au Canada, ce qui l’attendait dans cette région lointaine. « Il m’arriva, nous dit-elle, une impression qui me dura trois jours avart mon départ... Mon esprit eut une représentation fort
vive de tout ce œu. me devait arriver lorsque je serais au Canada, Je vis des croix sans fin, un abandon intérieur de la part de Dieu et des créatures
111 Cor., vu, 5.
2 Act., xx, 23,
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