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elle reçut le saint Viatique dans les sentiments de la plus vive dévotion. Ses adieux à la communauté furent non moins touchants que sublimes. Mais quel ne fut pas l’étonnement et l'édification générale de toutes les sœurs, lorsqu'au moment de mettre son corps dans le cercueil on découvrit sur sa tête une terrible calotte armée de soixantedix pointes de fer qui pénétraient bien avant dans la peau et jusqu'au crâne!
On lui avait déjà attribué plusieurs miracles pendant sa vie, on lui en attribua encore après sa mort, qui arriva peu de temps après celle de la Mère Marie de l’Incarnation.
On ne saurait séparer du souvenir de la Mère de la Nativité celui de la Mère Angélique de ia Conception, tant elles étaient unies par les liens d'une tendre charité et une égale ferveur dans le service de Dieu. Ces deux grandes âmes, formées pendant leur noviciat à l’école de la Mère Marie de l'Incarnation, étaient comme façonnées, on peut le dire, à son image et à sa ressemblance, La seconde, Mère Angélique de la Conception, beaucoup plus jeune que la première, n’était encore qu'une petite enfant, élève au pensionnat des Ursulines de Tours, lorsque la Mère de l'Incarnation y fit son entrée en qualité de postuiante. Elle appartenait à une très ancienne famille originaire du Bourbonnais, mais récemment établie dans la Touraine. Le nom des de la Baume Le Blanc de la Vallière était déjà fort célèbre au temps de Charles VII. L'histoire fait mention, en effet, d’un Pierre de la Baume Le Blanc qui conduisait l'arrière - ban de l’armée royale, ei qui était la terreur des Bourguignons et des Anglais. Mais ce nom devait acquérir dans le monde, au xvn° siècle, une bien plus grande célébrité, grâce à la beauté, aux fai-
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