‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 31 sur 258 · TT A · texte numérisé non relu

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qu’au bout. Sans doute, la créature quelle qu’elle soit ne peut rien ici d'elle-même ; tout vient de Dieu. Mais il demande, et il exige de sa part un abandon total et absolu et une fidélité complète à sa grâce. Il faut encore que l'âme appelée à un tel état, suive en aveugle les ordres de son directeur, pourvu qu'il soit homme sage, prudent et éclairé, ce qui est assez facile à reconnaître. Notre-Seigneur ne manque Jamais, du reste, de procurer un directeur doué de ces qualités aux âmes qui se sont entièrement abandonnées et livrées à lui. Ah! mon Dieu, que je voudrais publier bien haut, si j'en étais capable, l'importance de ce dernier point ! IL conduit l’âme à la vraie simplicité qui fait les saints!. »

Dans cet état d'union avec Dieu, où, ainsi qu'elle vient de nous le dire elle-même, l'imagination n'avait aucune part, mais où l'intelligence et la volonté étaient seules affectées, d’une manière toute spirituelle et très pure, notre fidèle servante de Dieu vit bientôt clairement, et comprit, par une expérience sensible, qu’elle avait beaucoup gagné au point de vue de la pratique des vertus chrétiennes.

« J'avais alors environ vingt-trois ans, nous ditelle; je m'estimais heureuse des occasions qui m'étaient offertes d’être humiliée, et j'éprouvais une reconnaissance toute particulière pour les personnes qui volontairement ou non m'infligeaient ces humiliations. Je me soumettais à elles avec un sentiment

: { Dom Claude Martin, relation, Ire partie, ch. xt, p. 44 ct suiv.

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