‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 38 sur 258 · PREMIÈRE PARTIE — CHAITRE V · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE — CHAITRE V

rels nécessaires pour l’accomplir, et l'homme donnant librement et amou-eusement son consentement au bien qui lui est proposé par Dieu, et unissant son action à la sienne.

« Mon vœu d'obéissance avait pour objet les ordres de mon directeur ou de celui qui tiendrait sa place, et même la volonté de mon beau-frère et de ma sœur, auxquels j'obéissais comme une servante obéit à sa maîtresse ou un enfant à son père et à sa mère. Dieu sait ce que j'ai eu à souffrir en cette sorte d'obéissance; mais ces souffrances me paraissaient encore bien peu en rapport avec mes misères.

« Quant à mon vœu de pauvreté, il consistait alors à me contenter de ce que ma sœur mettait d'ellemême et spontanément à ma disposition; mais elle me donnait toujours plus que je ne voulais, car elle était très bonne et très charitable, La seule chose qui me préoccupait en prononçant ce vœu, c'était l'avenir de mon fils, le soin de ses affaires matérielles. Mais Dieu me faisait connaître clairement qu'il voulait

que je l’abandonnasse lui aussi, tout entier, comme moi-même, à sa providence paternelle, Comment aurais-je pu, d’ailleurs, lui souhaiter d’autres richesses que celles qui me paraissaient renfermées dans les vertus évangéliques, et un patrimoine différent du mien !? »

Qui n’admirerait ici combien la prudence des vrais enfants de Dieu diffère de celle des enfants du siècle!

1 Dom Claude Martin, relation, ch. x1v, Ire partie, p. 58 et suiv.

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