‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 39 sur 258 · LÉ PEREZ · texte numérisé non relu

LÉ PEREZ

Tandis que celle-ci est souvent prise en défaut, la première finit toujours par triompher tôt ou tard des critiques du monde. La vi: tout entière de notre vénérable Mère Marie de l’Incarnation, et celle de son fils dom Claude Martin, les grâces qui leur ont été accordées à l’un et à l’autre en si grande abondance, n'en sont-elles pas une preuve frappante”?

Cependant Dieu voulut récompenser sans retard la générosité de sa servante par une de ces faveurs qui consolent l’âme, et lui font oublier en un moment les douleurs les plus amères. « Un jour, raconte-t-elle, tandis que j'étais en oraison tout occupée à témoigner à Dieu mon amour, ce divin Sauveur me dit au cœur et très distinctement ces suaves paroles : Pax huic domui : « Paix à cette maison, » Ces mots furent à la fois pénétrants comme la foudre, et d’une douceur et d’un charme capables de me consumer d'amour. Depuis ce jour, je n’ai point perdu, un seul instant, la plus douce paix du cœur, quelles qu'aient été d’ailleurs mes croix et mes afflictions!, »

Il est à remarquer que, quand Dieu daignait parler d'une manière sensible à sa future épouse de prédilection, il se servait ordinairement de paroles ou de sentences tirées soit de l’Écriture sainte, soit des prières de la liturgie, et que ces paroles répondaient de tous points aux grâces qu’il daignait lui communiquer. C’est ainsi qu'en cette circonstance, par ces

1 Dom Claude Martin, addition au ch. xiv, Ire partie, p. 60-61.

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