‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 79 sur 258 · DA NES PP D · texte numérisé non relu

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en serait dès ici-bas la récompense pour la mère et pour le fils.

Cependant, à mesure que le moment de l’accomplir approchait, les sentiments maternels semblaient se réveiller plus vifs et plus profonds dans le cœur de notre Mère. Elle sentait par moments défaillir son courage. Il ne fallut rien moins, pour la soutenir, que les promesses formelles qu'elle reçut de Dieu, soit directement, soit par l'intermédiaire de son confesseur, la crainte de désobéir à l'appel divin et de se perdre éternellement par cette désobéissance. Mais plus le combat fut vif entre la nature et la grâce, plus aussi le triomphe de la grâce fut éclatant.

Un événement imprévu vint toutefois, au dernier moment, retarder l'heure du départ de la généreuse postulante. Déjà tout était prêt pour son entrée chez les Ursulines; M“' l’archevèque de Tours avait donné son consentement à son admission, malgré le défaut de la dot requise par les constitutions de l'Ordre, lorsqu'on apprit tout à coup que son fils avait quitté furtivement la maison de sa mère, et que personne ne savait ce qu'il était devenu.

L'enfant était bien jeune encore. Il aimait beaucoup sa mère, bien qu'elle ne lui eût jamais fait de ces tendres caresses que les mères prodiguent ordinairement à leurs enfants. Mais elle était pour lui si bonne, qu'il avait pris l'habitude de s'attacher tous les jours et presque constamment à ses pas. Cependant, depuis quelque temps, il commençait à avoir

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