‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 87 sur 258 · DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE

personne qui m'avait promis de l’assister toujours me faisait parvenir maintenant des menaces, me disant qu'elle allait l’abandonner. On disait de toutes parts que j'étais une marâtre plutôt qu'une mère, puisque, pour satisfaire mes attraits personnels, j'avais consenti si lâchement à abandonner mon fils. Quelques personnes répandaient même le bruit que les religieuses allaient me chasser de leur monastère, ne pouvant plus supporter l'agitation qui se produisait autour d’elles à mon occasion. On venait me rapporter toutes ces choses, et plusieurs personnes, qui m'étaient très dévouées, me conseillaient de sortir du monastère de mon plein gré avant que je ne prisse le voile, de peur que je ne fusse obligée de le quitter et de rentrer dans le monde après l’avoir reçut. »

Mais ce n'était la que le début de cette grande lutte entre le sentiment maternel d’une part, et la grâce de l’autre. On bâtissait, à cette époque, le monastère des Ursulines; l'accès du cloître en était donc assez facile, à cause des ouvriers qui entraient et sortaient à tout instant pour leurs travaux. Le jeune enfant en profitait habilement pour s'y introduire à leur suite, afin d'y chercher sa mère.

Tantôt il apparaissait dans le jardin, où les religieuses prenaient leur récréation; tantôt c'était dans les cours et les corridors de la maison. On le vitun jour, après qu'il eut fait de longs détours, pénétrer tout à coup dans la salle même où toute la communauté se trouvait réunie pour le repas.

1 Dom Claude Martin, addition au ch. 1, [re partie, p. 185.

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