‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 88 sur 258 · FRS AE OR · texte numérisé non relu

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Qu'on se figure les émotions de la pauvre mère devant ces apparitions subites et si souvent réitérées ! Son cœur était tour à tour déchiré par la tendre affection que lui témoignait ce cher enfant, et par la confusion qu’elle éprouvait en se voyant l’occasion d’un si grand trouble dans la communauté. Elle demeurait ferme et inébranlable néanmoins. Mais, de son côté, le petit orphelin, vingt fois rebuté, ne se lassait pas de renouveler ses assauts, Il voulait à tout prix, disait-il, qu’on lui rendît sa mère, ou du moins qu'on lui permit d’habiter avec elle dans le couvent.

Jamais, sans doute, on n'avait vu un tel combat entre la tendresse filiale d’un côté, et l’amour de Dieu de l’autre. Comment l’amour de Dieu put-il sortir triomphant de cette lutte? C’est ce que l’on ne saurait comprendre, si l’on ne savait que la grâce divine est toute-puissante, comme Dieu luimême.

A tous moments, le jeune enfant venait renouveler ses tentatives. On avait beau s’eflorcer de le persuader de s'éloigner, il demeurait sourd à toutes les raisons. Ses yeux, souvent humides de larmes, demeuraient fixés sur les fenêtres de la maison. Et quand le soir était venu, ou quand l'heure des repas ou des classes était sonnée, il se retirait à reculons, les regards toujours attachés aux murs qui lui cachaient sa mère,

Mais c'était surtout la chapelle qui était le théâtre des exploits de notre jeune assiégeant. Pendant le

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