EU DE
je ne suis bien trompée, j'espère que les croix que l'Eglise souffre maintenant, seront son exaltation. Tout ce que j'enteuds dire ne m’abat point le cœur ; et pour vous en donner une preuve, c'est qu’à l’âge que j'ai, j'étudie la langue huronne ; et en toutes sortes d'affaires, nous agissons comme si rien ne devait arriver. ”
Le P. Lalemant avait été tellement frappé, avant son départ, de cette magnanimité, qu'il y trouvait un nouveau gage d’une protection spéciale de la Providence. ‘“ Le quatrième sujet de consolation que je voyais dans ce pauvre pays désolé est le courage et la gén rosité de nos religieuses tant hospitalières qu'ursulines... ; c’est une des espérances que j'ai de la conservation du pays, ne pouvant penser que Dieu abandonne des âmes de cette nature, si saintes et i charitables. Il me semble que tous les anges du paradis viendraient plutôt à leur secours, si tant est que les hommes de la terre manquassent
ue les enant, e j'enœur :
reuve, à lan-
d'afn ne
ement cette , noule de ijet de pauet la t hosne des ration Dieu re, Sl emble viennt est assent
de procurer leur conservation en ce nouveau monde.” !
La main qui conduisait les événements, et couvrait de son égide l'Eglise du Canada, était d’ailleurs trop visible pour n'être pas entrevue par les moins clairvoyants. Chaque jour, elle se manifestait par des merveilles, dont le mystère même révélait son action. Trompant toutes les prévisions humaines, elle mettait à néant toutes les ressources, et iorsque tout paraissait désespéré, elle faisait mouvoir de secrets ressorts, qui opéraient tout à coup la délivrance.
“ Dans ce pays, dit encore la Mère de l’'Incarnation, et dans l'air de cette nouvelle Eglise, on voit régner un esprit qui ne dit rien qu’obscurité. Tous les événements qui nous arrivent sont des secrets cachés dans la divine Providence, laquelle se plait d'y aveugler tout le monde, de quelque condition et qualité
1. Lettre adressée du Ilavre-de-Grîce au P. Provincial de France.
han. ÉRRRE ns sec agme een dr Fute éniest ae De A ton De cl EE à Ot-Mee Es LE D demo 4 vs CR net ni 5
PT nu UMR dE .LUS7 LT CC
ren marne rare Eve ae
re
2 aa Mmne 2 = = nn RP A I p
SC
RTE rennes nie
ze peer me" gen
qu'il soit. J’ai vu et consulté là-dessus plusieurs personnes, qui toutes m'ont dit : Je ne vois goutte en toutes mes affaires, et néanmoins nonobstant mon aveuglement, elles se font sans que je puisse dire comment. Cela s'entend du pays en général et de l’état des familles en particulier. ”
Revenant plus tard sur le même sujet elle ajoute :
“ Mais la façon des ladelie Dieu gouverne ce pays est toute contraire. On ne voit goutte, on marche à tâtons ; et quoiqu'on consulte des personnes très éclairées et d'un très bon conseil, pour l'ordinaire les choses n'arrivent point corime on les avait prévues et consultées. Cependant on roule, et lorsqu'on pense être au fond d’un précipice, on se trouve debout. Lorsqu'on entend dire que quelque malheur est arrivé de la part des Iroquois, chacun s’en veut aller en France ; et au même temps on se marie, on bâtit, le pays se multiplie,
eSSUS n'ont
mes
mon ae je id du nilles
sujet
Dieu e. On s ; et s très pour point pnsulqu'on e,on ntend é de veut ps on iplie,
les terres fe défrichent et tout le raonde pense à s'établir. ” !
Et comment en effet Dieu aurait-il pu délaisser cette chère petite Eglise du Canada, dont les mains pures et suppliantes étaient toujours tendues vers lui ? La ferveur de ses enfants, déjà si admirable, s'était encore accrue par l’imminence du danger ; la colonie comptait autant de saints que d'habitants. Exposés chaque jour à tomber sous les balles des Iroquois, ils se tenaient sans cesse prêts à mourir en héros chrétiens ; ils s'étaient même engagés publiquement par un vœu à se confesser et à communier au moins une fois le mois. Aussi pendant que la guerre sévissait au dehors, au dedans fleurissait une paix inaltérable. L'union, la concorde, cimentée par la piété, liait tous les citoyens. Chaque habitation avait été placée sous la protection d’un saint, et tous les jours, matin et soir, le chef de la famille entouré de sa femme, de ses enfants et de ses serviteurs age-