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l'inepiration de lui raconter l’histoire de notre héroine. Le Père en fut émerveillé; et sur la proposition qu'ils lui firent de se charger de l’éducation de son fils, il accepta avec empressement. Ce secours providentiel arrivait à temps; car le chagrin et les mauvais conseils avaient tellement altéré le caractère de l’enfant, qu’il refusait obstinément d'étudier, et qu’il menaçait même de se livrer au vice et à la dissipation. Sa conduite fut encore pendant quelque temps un sujet d'angoisses pour sa mère, qui ne lui avait jamais souhaité d'autre trésor que celui de l'innocence et de la piété.
Comme autrefois la mère de saint Augustin, elle s’offrit en holocauste pour son fils, ‘ O mon Dieu ! lui dit-elle, faites-moi souffrir toutes les croix qu’il vous plaira, pourvu que cet enfant ne vous offense point ; ar j'aimerais mieux mille fois le voir mourir que de le voir tomber dans un seul péché. Oui, je consens à étre martyrisée en toutes manières, pourvu que vous en preniez soin.”
Dieu accepta ce pacte sacré, et la suite de cette histoire fera voir quelle influence eut cette oblation volontaire sur l’avenir de son fils.
La sérénité avait à peine reparu pendant quelques instants dans sa solitude, qu’un nouvel orage vint éclater sur sa tête. Son père, courbé par l’âge et les infirmités, était toujours resté inconsolable de sa perte. Quoiqu'elle ne fût demeurée auprès de lui qu’une
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