‹ Histoire de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 45 sur 106 · RS A · texte numérisé non relu

RS A

* J] succédait au P. Le Jeune.

radis, puisque je commençais à risquer ma vie pour celui qui me l’avait donnée. Je chantais en moi-même les miséricordes de Dieu, qui me dirigeait avec tant d'amour.”

M. de Bernières vintles conduire jusque sur le navire, accompagné du P. Lalemant ; il ne cessa de leur prodiguer, jusqu’au dernier instant. les attentions les plus touchantes. Ce grand serviteur de Dieu eût bien souhaité de les suivre jusqu’au delà des mers, et de s'attacher pour toujours à leur œuvre de dévouement ; mais il comprenait qu’il leur rendrait plus de services en restant en France, pour veiller à la fortune de Madame de La Peltrie et travailler au soutien de la fondation. En effet, sans l'intérêt continuel qu’il y prit jusqu’à sa mort et les peines incessantes qu’il se donna, les religieuses eussent été contraintes de repasser en France. Mais ce qu’il ne put faire par lui-même, il le fit plus tard par un de ses neveux, qui vint quelques années après au Canada, et qu’on peut compter parmi les plus saints prêtres qui aient fécondé cette Églice naissante.

“ Enfin, ajoute la Mère de l’Incarnation, il fallut se séparer avec bien de la douleur, et quitter notre ange gardien pour toujours. * On étend les voiles, le vent

nous emporte, et je quitte la France pour n’y plus retourner jamais, et dans une ferme résolution de

* M. de Bernières mourut, plein de jours et de mérites, le 8 mai 1659,

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