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accompagnèrent la conversion de cette tribu et sa destruction si pleine de péripéties et de larmes.
Nous en tracerons ici une esquisse un peu détaillée, afin de donner au lecteur une idée complète de l’œuvre des missions, qui occupe une des pages les plus importantes et les plus admirables des annales canadiennes, L'histoire du Canada, en effet, est, pour ainsi dire, l'histoire de la religion et de la civilisation sur les rivages du Saint-Laurent.
Bien longtemps la nation huronne résista à tous les traits de la grâce. Déjà huit années s'étaient écoulées depuis la fondation de cette mission, et à peine quelques rayons de lumière avaient-ils lui dans les tenèbres de l’idolâtrie, à peine de loin en loir quelques néophytes avaient-ils demandé le baptême. Les ouvriers de cette vigne du Seigneur, toujours entre la vie et la mort, avaient beau remuer ces sillons arides et les tremper de leurs sueurs, ils ne produisaient que des ronces. En traçant la vie du missionnaire, nous avons dit les meurtrissures du corps ; mais qui dira les saignements du cœur, les déchirements de l’âme? Tant de sacrifices allaient donc être inutiles? Le Seigneur n’écoutait donc pas leurs gémissements et leurs soupirs ? Mais voici venir l’innocente et pure victime, l’holocauste sans tache, dont le sang va fertiliser les précieux germes confiés à la terre. C'est le séraphique Père Jogues. Ceint pour le combat,il descend des montagnes
de l'Occident où il a annoncé la parole du salut aux Ojibewais, * il quitte les bords du lac Huron, séjour de cette nation huronne, objet detant de sollicitude, et pour laquelle, depuis cinq ans, il élève ses mains suppliantes vers le ciel.
Le voilà tombé entre les mains des féroces Iroquois, avec plusieurs captifs français et sauvages (1642). Comment peindre ici l’héroïsme de cetfllustre témoin de la foi ? Il faudrait citer en entier les pages admirables où lui-même a tracé d’une main mutilée le récit de sa captivité et de ses souffrances ; —pages tombées du ciel et qui arrachent des cris d’admiration même aux ennemis de la foi. Pendant le combat où il est fait prisonnier, il ne -onge ni à fuir, ni à se défendre. S'oubliant entièrement lui-même, il ne s'occupe que de ses compagnons d’infortune ; il entend l’aveu de leurs fautes, les absout et les prépare à la mort. Quelques sauvages catéchumènes reçoivent le baptême. L'un d’eux était un vieillard octogéuaire ; lorsqu'on voulut l’entraîner avec les autres captifs,il dit à ses bourreaux: ‘ À mon âge, comment puis-je aller dans un pays lointain et étranger ? Non, je mourrai ici.” Et il reçut la couronne du ciel à l’endroit même où il venait de recevoir celle du bantême.
Les Iroquois assouvirent leur férocité sur le P. Jogues enlui arrachant avec leurs dents presque tous
* Dans une mission qui le fit pénétrer jusqu’au Sault-Sainte Marie.
les ongles, et en lui mâchant les deux index. Ils l'accablèrent tellement de coups qu’il demeura longtemps privé de sentiment et presque sans vie.
Pendant le voyage qui dura treize jours.chacundeses pas fut marqué par quelques tortures. Aux horreurs de la faim s'ajoutaient les chaleurs excessives pendant le jour, le froid pendant la nuit,les fatigues,les menaces et des cruautés dont le récit seul fait frémir. Les vers naissaient dans ses plaies encore ouvertes et envenimées, et il pouvait dire avec Job: J'ai dit à la pourriture, vous êtes mon père, et aux vers, vous êtes ma mère et ma sœur.
Le cœur navré du saint martyr était en proie à de bien plus vives douleurs encore, lorsqu'il considérait cette marche funèbre de chrétiens trafnés avec lui au supplice et à la mort.
Enfin ils arrivèrent au premier village iroquois, où ils furent reçus par une grêie de coups de bâtons, de massues, et de baguettes de fer. Respirant à peine, le Père fut traîné sur un échafaud où, après avoir subi de nouveaux tourments, il eut le pouce gauche coupé par un sauvage. ‘“ Je pris alors, dit-il, ce pouce avec l’autre main, et je vous le présentai, Ô Dieu vivant et véritable, en mémoire des sacrifices que, depuis sept ans, je vous offrais dans votre Eglise ; maïs un de mes compagnons m’avertit de ne pas agir ainsi, dans la crainte que mes ennemis ne me le missent dans la bouche et ne me forçassent à le manger tout sanglant.”
Des jours et des nuits sans fix: 3’écoulèrent ainsi dans d’inénarrables souffrances, presque sans aucune nourriture et sans sommeil.
‘“ Une nuit, on nous réunit dans une cabane, où les jeunes gens nous attendaient. Iis nous crdonnèrent alors de chanter, comme c'eut l’usage des prisonniers, et nous nous mîmes à chanter les cantiques du Seigneur sur une terre étrangère (pouvions-nous chanter autre chose?). Au chant succéda le supplice...Ils jetèrent sur moi des cendres chaudes et des charbons ardents.
‘“ Avec des cordes, faites d’écorce d'arbres, ils me suspendirent par les bras à deux poteaux plantés au milieu de la cabane. Je m'attendais à être brûlé ; car c'est la posture qu'ils donnent ordinairement à leurs victimes. Le Seigneur, pour me faire reconnaître que si jusque-là j'avais pu souffrir avec un peu de courage et de patience, je le devais non à ma propre vertu, mais à Celui qui donne la force aux faibles, m’abandonna pour ainsi dire à moi-même pendant ce nouveau tourment. Je poussai des gémissements (car je me glorifierai volontiers dans mes infirmités, afin que la vertu de Jésus- Christ habite en moi), et l’excès de mes douleurs mefit
conjurer mes bourreaux de relâcher un peu mes liens;
mais Dieu permettait, avec raison, que plus je faisais d’instances, plus ils me serrassent étroitement. Après environ un quart d'heure de souffrance, ils me détachèrent; sans cela je serais mort.”
À tous ces tourments, venait se joindre à chaque instant l’appréhension de l’horrible supplice du feu. Enfin le Père fut relégué dans un village avec un autre prisonnier français, René Goupil, jeune chirurgien, d’une admirable piété, qui était venu en Canada pour
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se consacrer à l’œuvre des missions. Après tant de coups et de blessures, tant de jeûnes multipliés et de veilles continuelles, et surtout après tant de poignantes angoisses et de peines intérieures, n’étant plus occupés pour ainsi dire qu’à sentir leurs douleurs, les deux captifs exténués pouvaient à peine marcher ou setenir debout. Leurs membres, qui n'étaient plus qu’une plaie, ne leur laissaient de repos ni le jour ni la nuit. Enfin, réduits à la dernière extrémité, ils crurent pendant quelque temps que chaque jour allait être le dernier. Leur unique consolation, parmi tant de maux, était de se traîner péniblement sur une colline qui dominait le village, et dans cette solitude, loin du tumulte et des importunités, de répandre leurs âmes devant Dieu en de tendres épanchements, et de déposer à ses pieds leurs croix, leurs tristesses et les amertumes de leurs cœurs. Un jour qu’ils rentraient au village en récitant le chapelet de la sainte Vierge, un sauvage, apercevant René, l’étendit mort à ses pieds d’un coup de hache.
A la vue du tomahawk ensanglanté, le Père Jogues se jette à genoux, Ôte son bonnet, recommande son âme à Dieu, et attend le même sort; mais le sauvage lui ordonne de se relever.
Le cadavre de René fut traïné dans le village, abandonné aux chiens, puis jeté dans un torrent. Ala première occasion favorable, le Père Jogues se mit à la recherche des restes de son infortuné ami, afin de lui donner la sépulture. ‘* Je partis de bonne heure,
dit-il, avec une bêche pour creuser une fosse; mais on m'avait enlevé mon frère. Je vais à l’endroitoù ilétait. Je gravis la colline, au pied de laquelle coule le torrent; j'en descends, je parcours la forêt qui est de l’autre côté: tout est inutile. .Que de gémissements je poussai alors! Que de larmes, pendant que je vous adressais, Ô mon Dieu, le chant des psaumes d'usage dans notre sainte Eglise, pour l'office des morts !
‘* Cependant après la fonte des neiges, j’appris de quelques jeunes gens qu’ils avaient vu les ossements épars du cadavre de ce Français. Je me transporte alors sur les lieux. Je recueille quelques os à demi rongés, restes des chiens, des loups et des corbeaux, et en particulier une tête brisée en plusieurs endroits. Je baise avec respect ces saintes reliques et je les cache en terre.”
Resté seul au milieu des Iroquois, l’héroïque martyr eut à subir, pendant près d’une année encore, un esclavage mille fois pire que la mort. En proie à d'éternelles angoisses, objet du mépris de ses bourreaux, lui dont le monde n'était pas digne, mourant de faim et de froid, il ne fut plus bientôt qu'un squelette ambulant. La vie lui était un tourment, et la mortun véritable gain. Son unique refuge était la prière et la méditation des saintes Ecritures. Tous les matins, dès qu’il pouvait s'échapper, il se retirait, à l'exemple du Sauveur, sur la montagne, au milieu de la forêt. Là,agenouillé au pied d’une croix qu’il avait tracée sur un arbre en lui enlevant son écorce, il passait la plus grande
partie des journées dans l’oraison et l’union avec Dieu, qu'il était seul à adorer et À aimer dans ces vastes déserts. Ilfit même, malgré les rigueurs du froid, une retraite de quarante jours dans les bois.
‘ Que de fois, écrivait le sublirne anachorète, nous nous sommes assis sur les bords des fluuves de Babylone et nous avons versé des larmes au souvenir de Sion, non seulement de la Sion triomphante dans les cieux, mais de celle qui glorifie Dieu sur la terre ! Que de fois, bien que sur une terre étrangère, nous avons chanté le cantique du Seigneur, et nous avons fait retentir les forêts et les montagnes des louanges de leur auteur, qu'elles n’avaient pas entendues depuis leur création ! Que de fois j'ai gravé le nom de Jésus sur les arbres élevés des forêts, afin que les démons, qui tremblent en l'entendant prononcer, prissent la fuiteen le voyant! Que de fois en découpant l'écorce, j'ai tracé sur les arbres la très sainte croix de mon Dieu, pour faire fuir ses en. nemis, et que par elle, à mon Seigueur et mon Roi, vous régnassiez au milieu des ennemis de la croix, les hérétiques et les païens, habitants de ces contrées, et eur les démons qui y dominent au loin.”
Les habitants de la Nouvelle-Hollande, qui travaillaient depuis iongtemps à sa délivrance, lui offrirent un jour les moyens de s'évader ; mais quelle ne fut pas leur stupéfaction, lorsqu’au lieu de saisir cette chance de salut avec empressement, il leur demanda quelques jours de réflexion. Car ayant eu le bonheur de baptiser un bonnombre de captifs et d'enfants, il avait résolu
de vivre et de mourir sur cette croix où le Seigneur l'avait attaché. Et çe ne fut qu'après s'être bien convaincu que sa présence ne serait d'aucune utilité à ses ennemis, qui venaient de former la résolution de le mettre à mort, qu'il se décida à prendre la fuite.
Enfin,après bien des traverses et des dangers,ilaborda sur les côtes de la Bretagne, où il reçut l'hospitalité chez un paysan breton. Toute la famille fondit en pleurs au récit de ses infortunes, et le Père lui-même ne put retenir ses larmes lorsque les deux jeunes filles de la chuumière vinrent, en sanglotant, lui offrir un ou deux sous, leur unique trésor.
Son séjour en France fut à peine de quelques mois. Enivré de la folie de la croix, ce sublime insensé ne soupirait plus qu'après ses chères missions du Canada, n'avait d’autres désirs que d'y consommer son sacrifice. De retour dans la colonie, il fit, par l’ordre de scs supérieurs, trois voyages chez les Iroquois. Au dernier, il eut le pressentiment de sa mort. ‘‘ Zbo et non redibo ; j'irai et je ne reviendrai pas, écrivait-il ; mais je serais heureux si Notre-Seigneur voulait achever le sacrifice où il l’a commencé, et que ce peu de sang que j'ai répandu sur cette terre fût comme les arrhes de celui que je donnerais de toutes les veines de mon corps et de mon cœur.”
À peine arrivé chez les Iroquois, il fut dépouillé de ses vêtements, accablé de coups, et peu de temps après assommé à coups de hache à l’entrée d'une cabane (18 octobre 1646).
o5 INTRODUCTION
En parcourant la vie de ce grand crucifié de Jésus- Christ, ne croirait-on pas lire une page dérobée aux Actes des Martyrs ? En lui revit tout entière la fraicheur des anciens jours, de cette aurore du christianisme, dont ies premiers ray ns resplendissent encore d’un éclat si radieux.
L'astre du nouveau martyr, à peine apparu au firmament de l'Eglise, ramena le printemps dans les sillons de la mission huronne.* Une merveilleuse germination
se révéla tout à coup et couvrit bientôt le sol, jusque-
à si stérile, d’une riche floraison. Moins de deux ans après la murt du Père Jogues, la nation entière avait embrassé la foi. Mais le ciel semblait craindre les orages pour la nouvelle moisson, car sans attendre la maturité, il voulut la cueillir encore en fleur, et la mettre à l'abri dans les céieste: greniers,
La nation iroquoise, qui était en guerre depuis plusieurs années avec les tribus huronnes, avait enfin acquis sur elles, après bien des alternatives de défaites et de succès, une supériorité incontestable. Elle entreprit alors une dernière lutte d'extermination. Pendant l'hiver de 1649, une nombreuse armée d'Troquois se présenta aux portes du village Saint-Ignace Déjà,
* La Mère de l’Incarnation, racontant la conversion des Hurons, disait ‘“ L'on attribue cette fécondité aux mérites et 4 | aux prières du R. P. Jogues, dont le sang répandu a été comme ‘ la semence de tant de généreux néophytes.” (Lettres histor'ques, 10 sept. 1648.)
et
l'année précédente, ils avaient détruit deux bourgades et massacré le P. Daniel. Le fort, attaqué à l'aube du jour avec une hardiesse et une habileté incroyables, fut emporté presque sans résistance. Les Hurons ne soupçonnaient pas même la présence de l'ennemi et étaient plongés dans un profond sommeil. Le village fut livré aux flammes et tous les habitants, hommes, femmes, enfants, furent passés par le fer et le feu. Trois Hurons seulement parvinrent à s'échapper demi-nus, et coururent à une lieue sur la neige et la glace, donner l'alarme au village Saint-Louis.
Au milieu de la consternation générale, le cri de guerre des Iroquois retentit dans la forêt et glaça toutes les âmes d’épouvante. Les ennemis ne voulaient pas donner à leurs victimes le temps de se reconnaître. Ils cernèrent la place de tous les côtés et montèrent à l'assaut. Deux fois les guerriers hurons, qui se défendaient en héros, les repoussèrent avec pertes; mais enfin, écrasés par le nombre, ils tombèrent sous les débris des palissades. Les féroces vainqueurs pénétrèrent alors par toutes les brèches et firent un horrible carnage. Bientôt une colonne de fumée, qui s'éleva des cabanes en flamme, annonça la fatale nouveille aux bourgades voisines.
Les Pères de Brébeuf et Lalemant se trouvaient alora au village Saint-Louis. Malgré les pressantes sollicitations des Hurons, qui les suppliaient de prendre la fuite, ils aimèrent mieux se vouer à une mort certaina que d'abandonner leur troupeau à l'heure du danger,
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Dans l'horreur de la mêlée parmi les flèches et les balles, les couteaux et les tomahawks qui tournaient sur leurs têtes, les hurlements des vainqueurs et les lamentations des morrants, ils baptisent les catéchumènes et donnent l’absolution aux néophytes, les confirmant tous dans la foi. Chargés de liens avec les autres prisonniers, ils sont conduits sur les ruines fumantes du village Saint-Ignace pour y être torturés. On les accueille à leur arrivée par une grêle de coups de bâtons. Le Père de Brébeuf se jette à genoux au pied du poteau où il va être attaché, et comme autrefois l’apôtre saint André à la vue de la croix après laquelle il soupirait depuis s° longtemps, il l’embrasse avec amour et respect. Puis apercevant autour de lui une foule de chrétiens condamnés comme lui au supplice, il lève les yeux au ciel, ct dans une fervente prière ad-essée à Dieu, il les exhorte à souffrir courageusement en leur montrant les palmes qui les attendent là-haut. ‘ Echon,” * lui répondent les bons sauvages, notre esprit sera dans le ciel, lorsque nos corps soufiriront sur la terre. Prie Dieu pour nous, qu’il nous fasse miséricorde, nous l’invoquerons jusqu’à la mort.”
Le caractère du P. de Brébeu‘ «st unique par sa grandeur dans l’histoire de l’:ér isme en Canada. Nous venons d'assister avec un fréuiissement mêlé
* Nom que les sauvages donnaient au P. de Brébeuf.
INTROYUCTION 41
d'horreur et d’inexprimable pitié au martyre du P. Jogues. Sa constance admirable dans les tourments, gon héroïsme uni à une candeur et à une simplicité angéliques nous arrachent des larmes. Parfois cependant un soupir, un gémissement trahissent en lui les défaillances de la nature; c’est l’agneau résigné, mais suppliant, sous la griffe du tigre. Le P. de Brébeuf, au contraire, c’est le l‘on dans toute sa force et sa majesté. Chez lui, l’âme est souveraine et maîtresse de son enveloppe mortelle ; l'humanité semble avoir perdu tous ses droits. Tandis qu’on suspend autour de gon cou un collier de haches rougies dans le feu, —qu’on l'enveloppe d’une ceinture d’écorce enduite de gomme et de résine enflammées,—qu’en dérision du baptême on lui verse de l’eau bouillante sur la tête, qu’on taille sur ses membres des lambeaux de chair qui sont grillés et dévorés devant lui,—qu'on lui perce les mains avec des fers rouges, qu'après lui avoir arraché la peau de la tête, on jette sur son crâne de la cendre chaude et des charbons embrasés,—que sa peau rôtie se fend en larges blessures rouges et sanglantes,—que le fer en feu siffle sur ses muscles agités de spasmes convulsifs et s'enfonce jusqu'aux os,—que de tout son corps carbonisé s'échappe une vapeur comme d’une chaudière en ébullition, —pas un cri, pas un soupir ne s’exhale de sa poitrine. Sa figure illuminée conserve l’expression d’une sérénité parfaite ; et les jets de flammes, qui voltigent autour de sa tête, semblent déjà le couronner du nimbe mystique des bienheureux. Son