I. A VI- RU i: RI K
JUDEE
Les Juifs connaissaient et appréciaient beaucoup le verre, ainsi que nous en trouvons la preuve dans le Livre de Job (xxvni, 17) : « On ne lui égalera ni l'or ni le verre, et on ne le donnera point en échange contre des vases d'or. >> Ils semblent même avoir possédé des verres translucides servant aux usages de la vie, puisque, outre la mention que nous avons faite d'un passage du Talmud, nous lisons dans le Livre des Proverbes (xxiii. 31) : " Ne regardez point le vin lorsqu'il pétille, lorsque sa couleur brille dans le verre. » Ce|)i'ii(laiit les quelques verres trouvés en Judée dans les fouilles opérées par les soins de M. de Saulcy ne présentent aucune ditTérence appréciable avec les verreries égyptiennes ou phéniciennes, et n'indiquent nullement une fabrication locale.
Il en est de même des verres trouvés en Grèce, et nous devons reconnaître que de toutes les industries qui ont été pratiquées dans ce pays, où la céramique a brillé d'un si vif éclat, la verrerie est certaiiicniciit une de celles qui se sont le nidiiis développées; ce que Tun peut atliihuer sans doute à ce (juc le vci'n\ avec les moyens de faliricaiion doiil <iii disposait alors, se pii'laK plus diflicilement (pic loiilc autre matiéi'c îi la (h'coiatioii. Tous les verres rencontrés dans les nécropoles de Corinlhe, ilans les fouilles pi-atiquées à Mycènes par le docteiu' Schliemann, aussi l)ien (pie ceux (pii jtidvieiiiieiit de r.\tti(pie oii de la Macédoine. semliliMit y
avoir été importés par les Phéniciens, ainsi que ceux qui ont été trouvés dans les îles de Farchipel grec ou dans celles de l'Asie Mineure. Les fouilles opérées de 1859 à 1868 par
Fip. li. — Amphorisfiue en pâte de \erre trouvée en (jrèce. ( Britieh Mu'îeura )
M. Salzmann à Camiros n'ont donné que des verres à pâtes opaques multicolores, et quand on rencontre des verres translucides, ils sont d'une époque plus rapprochée de nous et portent tous les caractères des verreries qui datent du temps de la domination romaine.