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2° Histoire générale de la Religion des Turcs, avec la naissance, la vio et la mort do lour prophète Mahomet , ot los actions dos quatre premiers caliphes qui l’ont suivy ; celles du prinec Mahuvias, ot les ravages des Sarrasins en Europe , aux trois premiers siècles de leur loy ;
Ensemble le Tableau de toute la Chrestienté à la veniie de Mahomet ;
Plus le livre et la théologie de Mahomet, truduit de l’Arabe.
( Pari* , 1025, grand et 1032, 2 vol. in- 12. )
3° Histoire générale du Serrail et de la Cour du Grand Seigneur, empereur des Turcs , où se void l’image de la grandeur otthomanc, etc.
(Pari», 1021 et 1020, in-4«.)
( Réimprimé dans le deuxième volume de l'histoire de Démctriiis Calchondylc, traduite du grec par Vigénère, continuée par Arlhus Thomas, et ensuite par Mézcrai. Paris , 1002, 2 vol. in-fulio. )
En s’attachant à faire connaître à la France
l’histoire , la religion, les mœurs et le gouvernement des maîtres de Constantinople, Michel lîaudier écrivait sous l’influence de l’admiration mêlée de terreur qu’avaient inspirée en Europe les conquêtes des successeurs de Mahomet. C’était pour la chrétienté tout entière un sujet d’étonnement, d’effroi et de honte que de voir la Thrace, la Grèce, l’Asie-Mineure, la Colchide, l’Arménie, la Mésopotamie, la Syrie, contrées si célèbres dans les souvenirs classiques, occupées par des barbares dont la renommée exagérait encore l’indomptable valeur et la cruauté farouche. Ces peuples, de race
scylhico-tarlare, longtemps campés au pied de l’Altaï, dans les steppes de la haute Asie, avaient quitté au dixième siècle les frontières de la Perse et de la Chine pour venir prendre leur part de l’empire grec tombé en lambeaux. Divisés en plusieurs principautés, ils avaient formé au douzième siècle l’empire des Seldjoucides. Le souvenir de Bajazet et de ses cent mille Turcs tués par l’armée de Tamerlan, à la bataille d’Ancyre (1402), avait été effacé par l’éclat des rapides succès qui illustrèrent les autres sultans. Retardés dans leur marche envahissante par les exploits de Scanderberg,
l’Alexandre de l’Epire, et de Jean Huniade, le sauveur de la Hongrie, ils avaient préludé par la bataille de Varna (1444) aux victoires qui firent tQjnber enfin les murs de Constantinople sous les coups de Mahomet II. Depuis ce moment, il n’était pas une seule contrée de l’Europe qui n’eût parfois tremblé de Voir apparaître ces dangereux conquérants.
Mais c’étaient surtout les événements récents dont l’Europe et l’Asie avaient été le théâtre qui avaient inspiré à Baudier, comme aux autres historiens, ces sentiments dont sont empreints les écrits qui ont raconté les exploits de celte nation belliqueuse.
Le monde entier retentissait de la gloire acquise par Soliman II le Magnifique, devant la-