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» prospérités, ouvrent leur chemin a des grandes * misères. Les exemples illustres de celle vérité « se verront en l'histoire suivante. «
Et ce n’est pas seulement l’héroïne du drame qui est donnée en exemple de cette vérité : tous les autres personnages qui l’entourent, qui souffrent avec elle ou qui sont les auteurs de ses souffrances, viennent à leur tour apporter un témoignage de plus à la leçon du moraliste ; tous viennent apprendre : « que la fortune triomphe plus orgueilleuse- » ment dans les calamités des couronnes que dans » les misères des particuliers. » Faut-il reprocher à l’historien de se complaire dans ces tableaux et d’étaler ainsi les faiblesses et les douleurs des grands du monde? Mon sans doute; il n’aimait pas les cours et ne savait pas les flatter, mais il ne gardait pas contre elles une humeur jalouse et moroSe. Il n’accuse pas les Grands; il semble plutôt les plaindre avec la gravité mélancolique d’un philosophe dont faine n’est pas agitée par leurs passions. Les mœurs de son temps l’affligent, mais ne l’irritent pas; tout entier à ses études historiques, il s’efforce de vivre dans un autre siècle, « lequel, dit-il, estant inférieur au ’’ nostre en la beauté du langage, le surpassoit » de beaucoup en candeur et en loyauté. »
Le récit commence. La France et l’Angleterre n’ont pas encore terminé leur lutte de cent ans.