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NOTICK
« Charles sixicsme, qui portoit la couronne de « France, avoit, contre les loix de l’Estat, déshérité » le Dauphin, son fils, et par le conseil d’Isabeau » de Bavières, sa femme, et les brigues de Philip- * pes, duc de Bourgogne, avoit appelle Henri cinv quiesme , Roy d’Angleterre, à la possession de » ce roïaume qu’il lui donna avec Catherine do « France, sa tille.... « Mais Henri V meurt et perd « avec la vie l’espérance de posséder la plus belle i* partie de l’Europe. » Son fils Henri sixième, encore au berceau, lui succède et reçoit deux couronnes et deux sceptres. « La fortune favorise l’cn- » lance de ce nouveau Roy pour l’affliger en la » fleur de son aage.... Ce que la passion luy avoit » faict donner, la justice et la valeur luy ostèrent. » En moins de quinze ans, il perdit tout ce qu’il
» avoit possédé en France, tant les injustes acqui-
« sitions durent peu! » Les Anglais sont chassés de France , et Charles VII rétabli sur le tronc de ses pères; il ne reste plus qu’à réconcilier les deux souverains et les deux nations; et c’est alors que Marguerite d’Anjou, par son union avec Henri VI, devient le gage d’une paix si longtemps attendue.
« Pour parvenir plus facilement à la paix , » Henry fit dessein de s’allier par mariage à la » France, comme il en estoit descendu du côté de « la Rcync Catherine sa mère. Il fit demander par » ses ambassadeurs, Marguerite, fille de Réné,