‹ Histoire de la vie et de l'administration du cardinal Ximenès annotée et précédée d'une introduction et d'une notice sur Michel Baudier et ses diverses ouvragesChapitre 36 sur 88 · SUR MICHEL BAUD1ER · texte numérisé non relu

SUR MICHEL BAUD1ER

les obscurs débuts du Cardinal-Ministre devraient plutôt servir à prouver qu’il dut son élévation à une certaine supériorité d’esprit et de conduite. Qu’il ait été le (ils d’un humble boucher ou d’un riche bourgeois, ce n’est pas cela qui pouvait l’empécher d’étre ou de n’être pas un homme médiocre; et il est puéril de commencer par un fait pareil les récriminations contre sa fortune ou même contre son orgueil. Lorsque Wolsey, sorti de la cure de Liinington, qu’il devait à la libéralité d’un grand seigneur, est introduit à la cour et nommé chapelain du roi Henri VII, l’auteur se plaît à faire ressortir son humilité et son adresse près des Grands, dont il recherche l’appui : « il » les void , les honore, les suit. » Poussé à la faveur par l’activité pleine de tact qu’il déploie dans une mission de confiance près de l'Empereur Maximilien, il séduit le Roi par sa conversation vive et attachante ; « il estoit fort éloquent, s’es- » tant plus estudié à bien dire qu’à sçavoir pro- « fondement les sciences nécessaires à un prélat. » Après la mort de Henri VII, « prince prudent et » de grande expérience à la conduite d’une mo- * narchie, » l’adroit aumônier conserve sa charge et ne tarde pas à gagner les bonnes grâces du nouveau Roi ; peu après, il entre au conseil et commence à se mêler des affaires d’Etat.

La manière dont Wolsey use de son crédit ne

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