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trouve pas plus grâce devant l’historien que la manière dont il l’avait acquis. Les traditions longtemps acceptées sur son ingratitude envers ses anciens protecteurs et sur sa complaisance pour la jeunesse du Roi sont longuement reproduites : et pourtant à l’autorité des libelles écrits par le Gentleman U’sJier du Cardinal ou par Polydore Virgile, sous-collecteur du Pape en Angleterre, qui ne pardonnait pas à Wolsey six mois d’emprisonnement, l’impartialité de Michel Raudier aurait certainement préféré des témoignages moins passionnés, s’il eût été à même de les recueillir.
Disons ici que le vieil Evêque de Winchester ne fut pas chassé de la Cour par l’homme dont il avait en quelque sorte fait la fortune, et qu’il conserva sa charge de Lord du Sceau-Privé et négocia des traités jusqu’en 1 5 IG ; s’il quitta la Cour, ce fut pour des motifs étrangers à Wolsey; on sait même que le favori aida souvent avec fermeté les remontrances du Prélat contre les prodigalités insouciantes du jeune Roi Quant au comte de Surrey , Lord Trésorier , il ne fut point non plus expulsé du conseil par l’arrogance de Wolsey , et il est certain qu’il garda sa dignité jusqu’en 1522, et qu’il ne s’en dépouilla que pour la remettre à
1 Li.vgard, 1. 3. — Fiddes, Coll., p. 7.