SUR MIC H HL BU DI K R
» mal , il no peut éviter d’être aussi criminel de
« reflet »
A peine entré dans ce nouveau projet de vengeance contre Charles-Quint , le Cardinal y rencontre des obstacles et des présages qui peuvent déjà lui faire pressentir que ce sera l’écueil où se brisera sa fortune. Dans le voyage fastueux qu’il fait en France pour négocier l’union de Henri VIII avec la sœur de François I er , une grossière insulte commence les inquiétudes et les souffrances de son orgueil. A Compiègne, dans la chambre même qui lui est donnée , sur la pierre d’une fenêtre, une main inconnue avait gravé un chapeau de Cardinal pendu à une potence. A sou retour, le succès de sou ambassade est rendu inutile par la passion croissante du Roi pour Anne de Boulen, et la question du divorce est devenue de plus en plus compliquée et difficile. YVolsey, qui met sa vanité et sa haine à obtenir la déchéance de Catherine d’Aragon , craint déjà d’ouvrir le chemin à une fortune plus puissante que la sienne , et cette crainte est son premier remords : « si les mauvais conseils » ne retombent toujours sur les testes de ceux « qui les donnent , du moins ils les envelop- » pent dans les ruines et les calamités qu’ils pro- » du i sent. »
Le Roi, pour satisfaire le violent amour que lui avait inspiré Anne de Bowlen , poursuivait sans
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relâche le divorce (jui devait le rendre libre. Le mariage de Catherine d’Aragon avec Arthur, frère du Roi, qui était mort avant d’avoir atteint l’âge .viril , servait de prétexte à cette iniquité ; niais une dispense pontificale avait consacré l’union du Roi avec sa belle-sœur, et l’on ne devinait que trop la mauvaise foi des détails impudiques par lesquels Henri et son ministre s’efforcaient d’infirmer la bulle du Pape. Les Cardinaux et les docteurs de Rome avaient refusé leur assentiment; le Pape hésitait entre les exigences du Roi d’Angleterre et le courroux de Charles-Quint ; les
docteurs d’Angleterre n’étaient guère plus favorables ; Thomas Morus, homme de grande doctrine, avait dit hautement , malgré les promesses et les menaces , « que Sa Majesté ne pouvait avec justice répudier la Reine. » Fox, docteur de l’Université de Cambridge , avait émis la môme opinion. Le Roi résolut de faire décider la question dans son royaume, et obtint du Pape qu’elle serait jugée en Angleterre par le Cardinal Laurentio Campeggio et le Cardinal d’York. Campeggio était à la dévotion du Roi, et son avis était connu d’avance. La malheureuse Catherine d’Aragon, « fille » de Roy, femme de Roy, tante de Roy et d’un v grand Empereur, mère d’une Reyne, » dut comparaître devant des juges « qui pesoient son » droit à la balance d’iniquité. » La fermeté dont