‹ Histoire de la vie et de l'administration du cardinal Ximénès, annotéeChapitre 7 sur 28 · ALEXANDRE VI · texte numérisé non relu

ALEXANDRE VI

Salut bt bénédiction apostolique.

Notre cher fiU , la sainte Église , comme vous le savez , ressemble à la Jérusalem céleste : toute modeste et humble qu'elle est, selon l'Ecriture, elle a ses parures et ses ornements. Comme c*est un défaut de les recbercher avec trop de soin , c'en est un aussi de les rejeter avec trop de mépris. Il y a des règles et des bienséances que Dieu approuve , et qu'il faut garder par respect pour la faiblesse humaine. Les Ecclésiastiques et les Évéques doivent éviter toutes les singularités et vivre de manière à n'être pas accusés d'orgueil par suite de trop de magnificence , ni de superstition à cause de trop de simplicité. L'une et l'autre affaiblissent l'autorité des ministres de J.-C. et blessent la discipline de son Église. C'est pourquoi nous vous exhortons à mener une vie conforme au rang que vous occupez; et puisque le Saint-Siège vous a élevé d'un ordre inférieur à la dignité d'Archevêque , il est raisonnable que comme vous vivez selon Dieu , dans votre conscience , ce dont nous ressentons une grande joie , vous observiez dans vos habits, dans votre train, dans vos meubles, et dans votre conduite extérieure la décence de votre état. — Donné à Rome, ce 15 de septembre de Tannée 1496, et la 4^ de notre

Pontificat.

(Al. Gomez, liv. 1. — Eue. db Rorlâs, ch. 13.)

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gée en vaisselle d'argent , et tous les ornements de prélat plus enrichis. Mais pour avoir fait sa croix d'or pur, il ne devint pas Arche vesque de bois; il continua ses conférences de théologie avec les prestres et ses prédications au peuple.

Cela est remarquable qu'il n'admit personne au nombre de ses domestiques qui ne fût homme de vertu et de probité.

Mais estoit-il raisonnable que Ximénès jouit paisiblement d'une dignité si riche et si éminente, puisque la condition des choses du monde est telle que, comme les espines naissent avec les roses, aussi les traverses sont inséparables des grandes fortunes? Les premiers qui l'attaquèrent dans la cour furent les moines de son ordre qui estoient à la cour avec luy. Offensez de ce qne Ximénès leur faisoit garder dans sa maison l'austérité de leur reigle , leur défendant de se mesler d'aucune chose sinon de prier Dieu ' , et de plus qu'estant nouvellement fait chef du conseil du Roy , il ne leur procuroit point les prélatures d'Espagne; ils semèrent de mauvais bruits contre luy , et dans leurs prédications attaquèrent sa conduite, faisant de la chaire de vérité le théâtre de l'envie. De plus , il firent venir de Rome leur général en Espagne , et l'armèrent de calomnies contre Ximénès.

^ Il leur avait donné des règles écrites de sa propre main et les contraignait sévèrement à les observer , leur disant sans cesse que Pair du monde était contagieux et qu il fallait se garder de s'en enivrer.

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Celuy*là y arriva , et comme il esloit homme factieux et insolent , alla trouver la Reyne Isabelle , et y luy parlant avec peu de respect, accusa Ximénès d'ignorance, de superbe et d'hypocrisie, etlablasma elle-mesme de souffrir un tel homme dans son conseil et dans la première prélature de son royaume. Isabelle , qui ne doutoit point du mérite ny de la probité de Ximénès et cognoissoit la passion déréglée de ce général , luy demanda s'il estoit sage et s'il sçavoit bien avec qui il parloit. «Ouy, Madame, dit-il, je » suis assez sage pour cela, et parle avec la Reyne » Isabelle qui est un peu de poudre comme moy. » Après quoi il partit soudain de la présence de la Reyne , plus semblable à un furieux qu'à un homme raisonnable. Mais, comme les accusations de ces moines n'avoient d'autre fondement que l'envie , la haine et le mensonge , la patience de Ximénès les dissipa à sa gloire et à leur honte \

Ces hommes ambitieux, qui n'avoient quitté le monde que pour y rentrer plus avant , attaquèrent ainsi sa réputation; mais Bernardin, son frère, attenta à sa vie.

Ximénès luy avoit, comme nous l'avons dit, rési-

^ Malgré les conseils de ses amis qui l'avaient averti de ce qui se passait, Ximénès, assuré dn témoignage de sa conscience, ne voulut ni prévenir la Reine , ni se ]usti6er près d'elle , ni permettre qu'on lui parlât en sa faveur. Il vit même son accusateur et le traita avec autant d'égards et de respect qu'auparavant. Cette modération ferma la houche à tous les envieux. (PiehrK Martvr.)

gné ses bénéfices quand il entra dans l'Ordre des Observantins. Ce jeune homme l'y suivit quelque temps après, print le mesme habit de Sainct-François, et suivant la fortune de son frère, estoit aussi venu à la cour avec espérance d'estre bientost Evesque ^ ; mais le succès ne respondant point à son dessein, il en attribua la cause à Ximénès et se résolut de venger sur luy ou le refus ou le retardement de sa fortune. Ximénès estoit malade dans Alcala de Henarès que les Latins appellent Complutum; Bernardin estoit dans sa maison , et trouvant un jour la chambre de son frère sans valets , se jeta sur le lict du malade , et luy couvrant la gorge du chevet du lict, le pressa et tâcha de l'estouffer; ce qu'il croyoit avoir fait quand il sortit de la chambre. Mais Ximénès n'estant du tout mort, fut secouru par ses domestiques qui survindrent '. Il leur raconta le crime de Bernardin

^ Ximénès avait confié Tintendance de sa maison à ce firère ingrat qii*il fut obligé à plusieurs reprises de renvoyer dans quelque couvent de son ordre. Ce fat dans une de ces retraites , dit Eugène de Roblès, que Bernardin écrivit contre rArchevèque un libelle rempli de calomnies , qu il avait dessein de présenter à la Reine. Ximénès prévint ce coupable projet en bisant saisir le libelle et emprisonner le calomniateur. Mais le pardon suivit de près le cbâtiment, et peu de jours après son emprisonnement Bernardin fut rendu à la liberté.

^ Ximénès était à Alcala pou* faire instruire on procès iaq>ortanl entre des persomies de qoaBlé. Son frère fit taat par ses promesses et ses menaces qu^il parvint à séduire les juges et faire triompher la mauvaise cause. I«a partie condamnée dévoila Fintrigoe de Bernardin à rArchevèque « qui. après avoir ca»é les juges indignes, fit appeler son frère qu^il avait rcsoln de chitîer. Cest alors que le corrupteur

et commanda qu'on le print. On le chercha j il s'estoit caché dans un cave ; on l'en tira et on le mena à Ximénès qui n'en print autre vengeance que de l'envoyer lié et garotté au monastère de Torrijos ' pour y apprendre à estre plus sage.

Quelque temps après sa santé revint ; il s'employa à la réforme des Religieux conventuels de Sainct- François, que nous appelons en France Cordeliers. Il les réduisit à la règle des Observantins qui , n'ayant aucunes rentes , vivent , enfants de la Providence de Dieu, des aumosnes qu'on leur donne. Les peines et les travaux qu'il y employa, les querelles et la séditieuse résistance de ces Cordeliers-là sont presque indicibles; mais sa constance surmontant ces traverses en vint à bout en l'année mil quatre cens nouante six ^.

confondu osa devenir fratricide, i Loué soit Dieu! Encore vaut-il 1 mieux avoir couru un si grand danger que d'avoir sonflîert une in- * justice ! s Tels furent les premiers mots que prononça Ximénès rap • pelé à la vie par les soins de ses serviteurs et les secours de Fart.

1 Près de Tolède.

^ Tout en réformant les couvents, il rendit plusieurs ordonnances qui ont été adoptées et observées depuis dans toute la Chrétienté. Il ordonna que tous les dimanches et jours de fête , chaque curé , après la grandemesse, expliquât familièrement TEvangile au peuple, et que le soir il assemblât particulièrement les enfants et leur apprît avec grand soin tous les points de la doctrine chrétienne pai* des instructions et des catéchismes dont il donna les modèles. Il rétablit Tusage ancien de tenir de Teau bénite à l'entrée des églises; enfin, il ordonna qu'il y eût dans tontes les paroisses de son Archevêché un registre où seraient inscrits les noms de tous les enfants qu'on baptiserait, ceux de leurs pères, de leurs parrains et des témoins qui auraient assisté au baptême, avec l'an • née , le mois , le jour de cette cérémonie. (Al. Gomez et Eue. Roblàs. )

De là , il tourna ses pensées au soulagement du peuple. Il voyoit avec douleur la Gastille et le Royaume de Léon oppressez d'un rude subside qu'ils appeloient Alcabala, qui les obligeoit de payer au Koy la dixiesme partie de tout ce qu'ils vendoient ou eschangeoient ; cette imposition avoit esté mise pour subvenir aux frais de la guerre de Grenade contre les Maures, mais cette guerre estant finie à l'advanlage de Ferdinand et d'Isabelle, le subside duroit encores à la grande foule du peuple K Ximénès remonstra à Ferdinand et à Isabelle que Dieu les avoit establis pasteurs des peuples d'Espagne et non tyrans ; qu'ils avoient obtenu par sa grâce la victoire sur les Maures de Grenade ; que ce seroit mal recognoistre ce don du ciel que de continuer dans la paix et le triomphe le subside qui n'avoit esté mis sur le peuple qu'à cause de la guerre. Les Roys creurent ses advis et deschargèrent le peuple. Cela luy acquit une grande réputation en Espagne. Toutes les fois qu'il alloit au palais des Roys, les Espagnols s'en resjouissoient , et on disoit publiquement de luy qu'il n'alloit jamais au conseil que pour y soulager le peuple. Aussi, le but d'un sage homme d'Estat doit estre, avec l'honneur de son Roy, la félicité publique.

' En France, à l'époque où ces notes sont écrites (1851) , on perçoit encore, en sus du principal de toutes les contributions établies par le budget, le décime de guerre imposé par la loi du 6 prairial an Vil : et cependant la France est en paix avec toute l'Europe depuis plus dp trente-cinq ans.

Les bonnes lettres avoient esté bannies d'Espagne par le désordre des guerres passées ; Xûnénès portoit en son esprit un ardent désir de les y remettre. Il fit bastir un collège dans Alcala, et mit luy*mesme la première pierre du fondement le septiesme jour de mars mil quatre cens nouante huit. Les rentes qu'il y donna, les régents qu'il y establit en ont du depuis fait une des meilleures Académies d'Espagne. Certes, Je bonheur d'un royaume consiste principalement dans l'observance des loix , ce qui se fait plutost par la bonne éducation de la jeunesse que par la crainte de la peine : car de ceste bonne éducation naissent les actions de la vertu , qui ont pour origine la bonne habitude, et celle-cy ne s'acquiert que par l'exercice. De là vient que là où manque la bonne institution de la jeunesse , la sévérité des magistrats n'est pas assez forte pour tenir les hommes dans l'obéyssance des loix , parce que quand une fois les passions se sont rendues si fortes qu'elles maistrisent la raison par une longue accoutumance au vice, il est bien difficile de les surmonter. C'est pourquoy on a sagement jugé que la raison et l'habitude, qui est l'éducation, adjoustées à la nature , font les hommes vertueux et obeyssants aux loix. Ainsi la bonne institution de la jeunesse est très-nécessaire au bien public.

Avec les lettres , l'illustre prélat désiroit la probité, leur véritable compagne, et toutes les deux dans la vrayc religion. Ce zèle l'a fait souvent travailler à la

conversion des âmes infidelles. Sur la fin de cette mesme année , il attendoit à Grenade , royaume nouvellement conquis sur les Maures, les Roys Ferdinand et Isabelle pour adviser à la conservation de ce nouveau conquest '. Cependant il prescha ces Mahométans avec tant de ferveur qu'en un seul jour il en convertit trois mille à la foy chrestienne; et parce qu'il estoit impossible de les baptiser tous ce jour-là par les formes ordinaires du baptesme , il print un aspergez , et faisant porter Feau baptismale auprès de soy , les baptisa tous en les arrousant de cette eau, cette aspersion tenant lieu d'une simple immersion. Ce jour, qui fut le seiziesme décembre, a esté longtemps festé en Espagne. L'Archevesque de Grenade haranguant au Cardinal sur les triomphes de ce royaume-là, luy dit entre autres choses : a Monsieur, 1» je puis dire sans rous flatter que vos victoires surit passent celles du Roy ; il a gaigné les pierres et 1» vous avés gaigné les imes à Dieu. » La pins grande partie de ce qui restoit à convertir des Maures suyvit Teiemple d^un Prince de leur secte ', nay de la famille

< Ka racenat des aMiK àm 1m BMkdBl ks defe de fAlkunlirm, F^rdiiMuid et Isabelle les remirent as oomte de Tendîlle qui en fot MMuniè gonremeiir.

^ le^^ de U nce «fAbesIttiiiar. Ce jeuie prnce, ^ par sa nais- MMce e( sa mle«r arait acfaîs m ^nad créât paraû le peuple, s*opp<Mait de hvnt sa» pMirair aa pr«»gnè« des roBTersÎMis. XôBénès, après atnir fenlè en raîa de le perMiader et de loi fiùre abpnr ses cnenrs, W e<»A6a ^ ISerre de I>oii , an de «e$ aamfnWrs. Crf ecdêsiaslîqae, ne

royalle des Roys de Grenade, qui se fit chrestien, et les attira avec soy à la cognoissance de la vraye religion. Ces hommes nouvellement venus à la foy par les lumières de la vérité, commencèrent à détester leurs erreurs en telle sorte que de leur propre mouvement ils portèrent aux pieds de Ximénès cinq mille volumes ou Alcorans, ou gloses et explications faites surTAlcoran, tous artistement bien reliez et ornez de fermoirs et cornières d'argent, d'or et de pierreries, ce qui faisoit voir l'estime que ces peuples avoient fait des mensonges de leur prophète. Plusieurs grands d'Espagne prièrent Ximénès de leur donner quelqu'un de ces livres pour servir d'ornement à leurs bibliothèques ; il le leur refusa , et , faisant allumer un grand feu, les y fit jeter tous, excepté quelquesuns qui traitoient de la médecine et qui avoient esté trouvés parmy les Alcorans, jugeant expédient de ne

pouvant subjuguer le jeune Maure par la raison et la douceur, entreprit de le réduire par la violence. Il renferma , le fit coucher sur la dure et lui mit les fers aux pieds. Un matin , Zegri témoigne le désir d*étre présente à Ximénès ; il tombe aux genoux de FArchevêque et demande le baptême, ajoutant que sa conversion en entraînerait sans doute beaucoup d'autres : « Ce n*est pas , s*écria-t-il en souriant et en mon- « trant le chapelain qui Tavait si maltraité , qu'il soit besoin d'autres » convertisseurs que celui-là ! Pour réduire les Maures les plus obsti- I nés , Votre Seigneurie n'a qu'à les mettre sons la garde de ce lion • (leo); il n'y en a pas un seul qui ne soit chrétien en fort peu de » jours. * L'Archevêque l'embrassa et le baptisa.

On ne comprendrait guère de nos jours les moyens de conversion employés par Pierre de Léon; mais il faut se reporter au temps où ces faits se passaient.

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laisser aucun livre qui peut à ces nouveaux convertis rafraîchir la mémoire de leurs erreurs y où plusieurs d'entr'eux avoient passé les meilleures parties de leur asge : car Thomnie est tousjours fragile au bien, et ses progrez dans le chemin de la vertu soni semblables aux batteaux qui vont à mont le courant d'un fleuve rapide, capables de descendre plus en une heure qu'ils ne sont montez en un jour.

Mais cela ne fut pas suffisant de convertir ces Maures dans leur devoir; les uns souspiroient après leur liberté perdue , les autres retournoient à leurs superstitions, et, prenant les armes, se faisoient chemin à toutes les deux par le fer et par la force. Ximénès , qui estoit encores à Grenade , se trouva au milieu de ceste tempeste; il fit une dépesche à la cour pour en donner advis aux Roys. Pour la porter en diligence , un gentilhomme de qualité de la mesme ville luy offrit un esclave œthiopien qui estoit si léger et si viste du pied, qu'il faisoit cinquante lieues en un jour : Ximénès luy donna son paquet et l'envoya. Ce brutal, au lieu de faire diligence, à la seconde hoslellerie qu'il trouva en chemin, se chargea tellement de vin et de viande qu'il s'endormit jusques au lendemain , et , au lieu d'estre à Séville en deux jours, où estoit pour lors la cour, il n'y arriva point en cinq. Cependant les Roys avoient sceu la révolte des Maures Grenadins, car les envieux de la grandeur de Ximénès avoient envoyé de meilleurs

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courriers que rOEthiopten et a¥oient fait entendre au Roy que le mesme Ximénès j voulant par sa témérité et son zèle indiscret convertir en un moment au christianisme des hommes qui estoiént nais^ avoient vescu et la plus part vieilli dans la loy de Mahomet , avoit perdu le royaume de Grenade; que celuy^là estoit incapable du ministère de TEstat, qui ne sçait faire gouster aux peu[des nouvellement conquis autres douceurs du nouveau gouvernement que ses caprices et ses violences. Ferdinand les creut d'abord , et sçachant que la Reyne, sa femme, avoit introduit Ximénès dans la cour et avoit exalté sa conduite , l'alla trouver dans sa chambre , et tout en colère luy dit ces paroles : u Voilà d<Hicques, Madame, les triom- » phes de nos ancestres et les nostres, acquis par le i> sang de la noblesse d'Espagne , renversez en un mo- » ment par Fopiniastreté et la folie de vostre Ximénès I ^ Adverti par ses amis de ce qui se passoit à la cour contre luy, et de la négligence de l'QEthiopien, Ximénès recogneut la faute qu'il avoit faite de commettre une affaire de telle importance à l'yvrognerie d'un brutal, et résolut dès lors de n'envoyer jamais courrier en pareilles occurrences, qui ne fut honneste homme; ce qu'il fit depuis, honorant et comblant de présens tous ceux qu'il envoyoit pour des affaires de conséquence V Mais, pour remédier à ce désordre, il

^ On verra cependant plos loin que Ximénès %e%i trompé une seconde fois dans le choix d*nn messager.

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