CHAPITRE X
Les frères humiliés. — Réforme de l'ordre. — Atteolat commis sur la personne de Charles. — Suppression de Tordre par Pie V.
Parmi les ordres religieux placés sous la protection du cardinal Borromée , l'un des plus riches et des plus considérables, celui des frères humiliés, réclamait également une prompte et sévère réforme. L'origine de cette antique congrégation, approuvée au commencement du xin*^ siècle par Innocent III, doté^ depuis, par les successeurs de ce saint pontife, de nombreux privilèges, remontait à l'an 1117, époque où un certain nombre de gentilshommes milanais, après avoir été défaits et emmenés prisonniers en Allemagne par l'empereur Henri V, recouvrèrent la liberté, et de retour en Italie prirent la résolution de renoncer au monde et de se vouer à l'exercice de la pénitence et de la prière. Une austérité sans égale signala dans les premiers temps ces pieux solitaires ; mais la discipline se relâcha , la cupidité et la débauche s'introduisirent dans leur asile, et les revenus immenses, dus à la libéralité des fondateurs, ne servirent plus qu'à entretenir dans ces lieux sanctifiés naguères par la mortification et la prière un luxe scandaleux et des plaisirs criminels.
Cette conduite condamnable détermina le cardinal-archevêque à tenter d'opposer un remMe au mal qui fai-
sait chaque jour de pernicieux progrès. Mais cet œuvre présentait de grandes difficultés à cause de l'intérêt qu'avaient à la continuation des abus les supérieurs ou prévôts, (( vivants avec la commodité du grand revenu dont ils avoient l'administration, aussi licencieusement comme feroient des hommes du monde de^leur propre, allant à la chasse et à tous autres exercices mondains (1 ), » et décidés à tout entreprendre contre quiconque tenterait de faire cesser un état de choses aussi scandaleux , en leur enlevant l'administration des bénéfices considérables dont leur communauté était en possession.
Quoi qu'il en soit, cette appréhension n'arrêta point le zèle de Charles, qui résolut au contraire de se vouer sans relâche à l'accomplissement d'une œuvre que lui prescrivait sa double qualité d'archevêque de Milan et de protecteur de l'ordre. Ayant donc convoqué le chapitre général dans la ville de Crémone, Charles s'y rendit, porteur de deux brefs de Pie V, le premier enjoignant au cardinalarchevêque, comme délégué apostolique du saint-siége, de régler, ordonner et faire exécuter tout ce qui serait jugé nécessaire à la réforme de la congrégation des frères humiliés, et le second l'autorisant à prélever annuellement la dixième partie des revenus de toutes les prépositures ou prévôtés (2), et à les employer à l'établissement et à l'entretien d'un noviciat.
Après une exhortation du cardinal, on lut aux assistants les brefs de Sa Sainteté ; puis Charles déclara , conformément à l'intention expresse du vicaire de Jésus-
(<) J.-P. Giussai^, Histoire de la vie, vertus, mort, etc., de saint Charles Borromée.
(2) Idem.
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Christ, les prévôté «(îttiel§ èl Cëtix à vefiîr, privés dé ^adlIliiiiftt^atiofi des bietts dès moiiastèfèS de l'ordre, chaque prévôt^ le supérieur générai liiême, devant ètfé désormais élu par le chapitré géiiérâl pbut- troié ànâées seulemetit.
D'abord te «èkl et la rdotlératidn dû sage réformateur semblèrent avoir triomphé du mauvais vouloir dés prévôts. Un certain nombre de religièult accueillirent avec joie cette réforme salutaire \ mais là Majorité né s'y soutait qu*Ê[veo contrainte ^ disftimulttnt toutefois là ragé dont élie était animée contre Ghftrlés , et se promettant d'opposer à là première occasion la fureur à la faôdéralion, la violence à la sagesâê) afin de réssaiéîr les prétendus droits qu*uné spoliation impie avait seule tiiis entré leurs naains.
Cette soutnission apparèiitë deVHil donc être dé courte durée. L'exaspération dé trois d'ëtttre les SilpéHetirs, Laurent, prévôt de Caratage, Jérôme, prévôt dé l'église de Saint-Christophe^ et Clôfûéiit, pfévôt de Sàifit-Bârthélemy de Vérone, ne connût biéôtôt plus dé bôrfaes. La mort du cardinaKàrchevêquë ftit résolue entre eut ëôfaimè lé pîoyen le plus efficace pour échajpper à la rêfortiiè que le prélat venait de leur Imposer; Jtàis il manquait à ces misérables une main assez hardie pour oser ffapper Charles. Ils la trouvèrent dans Jérôfflé Dônèt, surnommé Fàrittâ, de l'ordre des frères humiliéfe, homme aVide et pervers, qui vint s'offrir pour Verôer le sahg dû saint aréhevêque. Farina exigea quarante ëcûs d'or pour salaire. On les lui promit; mais, las d'attendre la réaUsation d'une promesse que les prévôts renouvelaient en vain de jour en jour, et préludant au meurtre par le sacrilégej le mi-»» sérable s'empara des vases sacrés et des ornements de
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l'église de Brera, les vendit et s'enfuit sous des habits séculiers. Mais, ayant bientôt dissipé en débauches le produit de sa criminelle spoliation, il se procura deux arquebuses à rouet , et rentra secrètement à Milan , dans llnlention dé saisir . une occasion propice pour exécuter l'horrible attehtàt qu*il avait juré d^accomplir.
Ce fut dans l'enceinte même du palais archiépiscopal que Farina résolût de frapper le cardinal. Le soir du mercredi vingt-sixième jour d'octobre dé l'an 1569, comme Charles, selon sa coutume, faisait Tôraison dans l'oratoire de l'archevêché , où se trouvaient également un certain nombre d'ecclésiastiques et dé personnes pieuses, l'assassin armé s'introduisit furtivement dans le palais, et parvint jusqu*à la porte de la chapelle. « Pour donner plus de dévotion aux assistants, il se chantoit d'ordinaire quelque motet en musique. Les musiciens en exécutoient alors Un d'Orlande : et comme on chantoit ces paroles de Jésus-Christ : Tempus est ut re\>ertar ad eum qui me misit^ non turbetur cor vesttum nequeformidet (1 J, Farina, s*avànçânt à quatre ou cinq -pas du cardinal, qui était à genoux devant l'autel, tira sur lui son arquebuse chargée d'une balle et de plusieurs dragées. Ce fut un miracle très-manifeste et un très-évident signe de la Providence que Charles ne mourut point sur le coup. Ayant fini l'oraison, il demeura plus d'un quart d'heure immobile , à genoux, croyant fermement, comme il le confessa après, être percé tout outre. Là balle porta sur une épaule, une dragée lui arriva jusqu'à la chemise en perçant le rochet, la robe, le pourpoint et s'arrêta là. Un autre dragée entra dans la
(1) Il est temps que je retourne à celui qui m*a envoyé ; que votre cœur ne se trouble et ne craigne point (S. Jean , ch. xiv).
muraille et une troisième dans une poutre. Le cardinal, s'étant retiré dans sa chambre , se despouilla et vit que le bon Dieu l'avoit préservé pour le besoing et nécessité de la sainte Eglise. Un chirurgien lui mit un emplâtre sur l'enflure causée par la balle laquelle laissa toujours une marque comme on le vit après sa mort (1). »
A la nouvelle de cet abominable attentat, toute la ville de Milan s'émut et accourut au palais archiépiscopal. Le duc d'Alburquerque , gouverneur de la cité , vint en personne témoigner au cardinal la joie que lui causait sa conservation miraculeuse, ajoutant mille démonstrations d'amitié et l'offre de son assistance dans tout ce qui concernerait la sûreté de sa personne et la punition exemplaire des coupables d'une si exécrable action. Le jour suivant le cardinal reçut les félicitations du sénat , des magistrats, des dédirions de la cité, des communautés, des collèges des docteurs, des principaux seigneurs et cavaliers et d'une foule innombrable de peuple « dont les signes incroyables d'allégresse témoignoient combien la vie du pieux pasteur leur estoit précieuse (2). »
Ces témoignages unanimes de l'affection des Milanais pour leur archevêque, étaient une juste récompense du zèle que Charles n'avait cessé d'apporter dans l'administration de son Eglise et dans la direction spirituelle des âmes confiées à sa vigilance et à sa charité.
Mais, pour rendre plus solennelles encore les actions de grâces que Charles devait à Dieu pour la protection miraculeuse qu'il en avait reçue, il ordonna une proces-
(1) Gio. Balt. Possevino, Discorsi délia vita di Carlo Borromeo,
(2) J.-P. Ginssano, Histoire de la vie, vertus, etc, de saint Charles Borromée.
sion générale, où tout le clergé de Milan assista et où une multitude innombrable de peuple accourut de toutes les parties du diocèse, pour joindre ses prières à celles de son premier pasteur. Pendant que les temples et les rues de Milan retentissaient encore des saints cantiques, Charles se retira dans la chartreuse de Carignan , pour y méditer en silence sur l'étendue des nouveaux devoirs que lui imposait la faveur insigne que le Seigneur venait de lui accorder. C'est de cette solitude qu'il écrivit en ces termes à Sa Sainteté, pour l'informer du danger auquel il venait d'échapper si miraculeusement.
« Très-saint-père, le sieur Ormaneto aura l'honneur de raconter à Votre Sainteté l'accident étrange qui m'est arrivé depuis trois jours, et quoique je sois persuadé que vous ne l'apprendrez qu'avec peine, je vous prie pourtant de remercier le Seigneur de la bonté qu'il a eue de me préserver d'une manière si miraculeuse du malheur qui me devait arriver. C'est une grâce que je ne méritais pas; il me l'a accordée, non pas à cause de moi, qui en suis très-indigne, mais à cause du lieu saint ou du caractère sacré dont il m'a honoré, on afin de me donner plus de temps pour faire pénitence, et je suis convaincu que j'en ai très-grand besoin , ou enfin pour quelque autre sujet que nous ne devons point rechercher trop curieusement. C'est pourquoi Votre Sainteté doit moins s'affliger que se réjouir de ce qui m'est arrivé : pour moi, j'en remercie Dieu de tcnit mon cœur, et j'espère que cet accident produira quelque bon effet pour sa plus grande gloire. Je baise vos très-saints pieds, et je souhaite à Votre Sainteté toutes sortes de bonheurs et de prospérités. »
La ré}X)nse du souverain pontife fut tendre , touchante , et pleine de sentiments de piété et de religion, <( ainsi qu'un
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saint pouvait i*époiidre à îin saint, un ami à un âini, un père à son fils (i). j)
Le pâj)6 disait à Charles « qae depuis le commencement du moiide, même du temps d'Abel, les méchants aVoient toujours persécuté les justes , mais que Dieu permèttoit le plus souvent que le mal que méditoient ces derniers retombât sur eux; quHl étoit extrêmement affligé de la malice et de Taveuglement de ces malheureux qui ne pouvoieiit vivre éti la crainte de î)ieu , mettoient là divi- . sion partout et s^engageoient dans des malheurs d'où ils ne pourroient jamais se retirer ; qu'il avoit rendu grâces à Dieu de ce qu*il Tavoit préservé de ce détestable assassinat et renversé toutes les ruses et artifices du malin esprit ; mais qu'outre la confiance qu'il devoit toujours avoir dans le Seigneur, il prist un peu plus de soin de sa personne ; que Dieu ne mahquel'oit pas en temps et lieu de venger selon sa coutume ce crtiel pai-ricide ; qu'il priât lui-même , et qu'il fisl encore prier par d'autres pour ces misérables désespérés, afin qu'il plût à Dieu de leur ouvrir les yeux et de lent faire connoître leur pitoyable aveuglement »
La nouvelle de l'assassinat du cardinal Borromée se répandit dans Rome où^ comme à Milan, elle jeta l'étonnement él la consternation , « chacun en son particulier se sentaiit offensé en son coeur (2). » De Rome, le bruit dé cet exécrable attentat gagna les cùutè étrangères, où une foule dé seigneurs de la pliis haute naissance , et les souverains mêmes, se hâtèrent d'écrire à Charles pour lui témoigner l'horreur qu'ils résseataient de ce noir forfait , et la part
(4) Le père Touron » la Vie et V Esprit de saint (Parles Borromée, (i) J.-P. Giussano, Histoire de la vie, vertus, etc., de saint Charles Borromée,
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qii'ils prenaient à la satiâftction générale. Le roî d'Èst)agnej Philippe II 5 ne se borna point à adresser au cardinal des lettres de félicitations, itnais il enjoignit en même temps aa dnc d'Albiiquerquë de inetti-é toiitesl les diligences possibles pour découvrir les assassins et en faire utië prompie et exemplaire justice» De son côté Pie V, appréhendant que l'impunité n'amenât plus tard de plus gratidefe calamités, écrivit de nouveau au cardinai-archevèqué , lui ordonnant de ne point taire plus longtemps le nmri des coupables s^ils lui étaient connus. Charles, dans l'affliction que lui causait la volonté du souverain pontife , lui répondit avec Candeur qu'il se gardait biêii de soupçonner qui que ce fût, mais que pour obéir aux ordres que Sa Sainteté daignait lui adresser ^ il croyait dévoir lui fait'e connaître qu*il avait lieu de penser que les dernières réformes que les devoirs de son épiscopat l'avaient cOntraienï d'apporter â la conduite scandaleuse et corrompue de certains Religieux avàieùt pu lui attirer là haine de plusieurs, sans toutefois qu'il connût particulièrement un seul d'entre eux capable d'un aussi exécrable forftiit , a qu'il savoit seule^ ment que lêë juges toùrmentoiènt beaucoup d'innocents (1). »
La réponse de Charles, bien qu'elle annonçât là magnanimité de âon âme, tie satisfit qu'imparfaitement Pie V, qui, impatient de terriainér une afràire de cette Importance, ehvoya à Milan l'évêqûe de Lodi , Antoine Scarampa , en qualité de nonce apostolique potir informer incontlneiit contre les coupables. Aussitôt son arrivée , un des premiers soins du vértiîeùx prélat fut de faire publier la bulle
(1)J.-P. Giussano, £twtotfe delà vie, vertus, etc., de saint Charles Borromée, '
de Sa Sainteté, fulminant les censures ecclésiastiques les plus rigoureuses contre quiconque, ayant connaissance de quelque incident touchant l'attentat commis contre le cardinal-archevêque , ne s'empresserait point de le révéler au nonce apostolique.
Cette publication causa surtout une vive terreur parmi les religieux de l'ordre des frères humiliés ; et le jour même , deux des prévôts, l'un complice de l'assassin et l'autre en ayant ouï parler seulement, se présentèrent devant l'évêque de Lodi et lui déclarèrent, mais d'une manière vague et incomplète qu'ils avaient quelque connaissance du crime commis contre la personne de Charles. Peu à peu leurs aveux devinrent plus formels, et après avoir confessé la part qu'ils avaient prise dans la conjuration , ils nommèrent Farina et ses complices, qui furent immédiatement pris et renfermés dans une étroite prison. Tandis que ces choses se passaient, l'affliction du cardinal était profonde. En vain teuta-t-il à plusieurs reprises les instances les plus vives auprès du pape pour obtenir la grâce des prisonniers , nulles prières , nulles raisons ne purent fléchir Pie V, et les misérables , après avoir été dégradés selon les règles des saints canons, furent livrés au bras séculier. Les juges en condamnèrent quatre au supplice de la corde. Les prévôts de Verceil et de Caravage étant nobles eurent la tête tranchée le 28* jour de juillet de l'an 1 570. Farina fut exécuté le dernier.JEngagé sous un nom supposé dans les troupes du duc de Savoie , il se croyait à l'abri des poursuites de la justice des hommes, mais celle-ci ne devait pas tarder à l'atteindre. Reconnu et dénoncé par un de ses complices, le duc Emmanuel- Philibert, sur la demande du souverain pontife, le fit arrêter ot conduire à Milan où la ♦liséi icorde divine ne lui faillit
point ; car « estant sur l'échelle il montra une très-grande contrition , suppliant le peuple de prier Dieu pour luy et de luy pardonner sa criminelle action , ayant voulu iniquement oster la vie à un qui estoit si nécessaire au salut des âmes (1). »
Le souvenir de cette sanglante exécution n'était point encore effacé de l'esprit du cardinal, lorsqu'on apprit à Milan la résolution qu'avait manifestée le souverain pontife d'abolir l'ordre des frères humiliés. A cette nouvelle inattendue une stupeur générale s'empara des religieux. Un certain nombre d'entre eux s'empressa de se rendre au palais archiépiscopal pour conjurer le danger qui les menaçait. Charles les reçut avec bonté, les rassura et leur promit son intercession auprès du souverain pontife. En effet le cardinal-archevêque adressa une pressante supplique à Pie V, et la remit au supérieur général, qui partit aussitôt pour Rome , pour se jeter aux genoux du pape et le conjurer d'accéder au vœu du cardinal Borromée, promettant au nom de l'ordre de se conformer aux volontés du saint-siége , et de vivre désormais dans la régularité la plus sévère. Les prières et les promesses du général ne produisirent aucun effet sur l'esprit de Pie V , encore ému du danger qu'avait couru l'archevêque de Milan. Touteifois le souverain pontife voulut connaître l'avis des cardinaux avant de prendre une détermination définitive. Il appela auprès de lui les membres du sacré collège , et , après avoir entendu chacun d'eux , il persévéra dans sa résolution et supprima l'ordre entier des frères humiliés, assignant une pension sur les riches commanderies dont la congrégation
(4) J.-P. Giussano, Histoire de la vie, vertus, etc., de saint Charles Borromée.
1[î6 mmw
^tait pourvue, ^ chacun de ces religieux, et m réservant le pouvoir de disposer plu^ tard selon aa volonté des biens îinmenses dont ils avaient f^\\ un usagQ si condamnable.^rw Pès cet instant, Sa Sainteté accorda quelques-unes deg commanderies les plus considérables au cardinal Borroméd, qui s'empressa d'en doter les sép^inaires et les collèges de Milaiii. Ainsi ces dons de la jnupificeni3e papale, qui aupasravanV n'avaient été çpîployé^ par Igs prévôts qu'à entrer tenir parmi les religieux une vie déréglée et scandaleuse , ne servirent plus, grâce a la sage et pieuge àdministratioB de Charles, qu'à des œuvres saintes et charitables. Tels fii-r reiit l'église et la maison de Brera, où le cardinalrarchôjs vêque fonda le collège des RR. PP. jésuites ; Saint-rJean où fut transféré le grand (séminaire; la Canonica où Charles organisa le petit séminaire des clercs ; Sainte-Marie et le Saint-Esprit, où il institua le collège des nobles et o^lul d«s Suisses.
DE SAINT qQiI^^S BORROMÉE. ^27
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