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lorsqu'il dit, expliquant la conduite et la manière de vivre des pécheurs : « Ils se réjouissent au son du tanibour et des autres instruments, et après cette vaine et courte joie ils se précipitent en un moment dans les enfers (1). »
Enfin cette danse sensuelle est expliquée dans la pro^ phétie d'Isaïe « par les démarches mesurées des filles de Sion, qui attiraient la malédiction de Dieu sur elles. » Car ces femmes juives étaient fort adonnées à la danse, comme rapporte saint Basile sur ces paroles du prophète : « On voit encore maintenant , dit-il , que les femmes juives font de la danse leur principal divertissement. »
Saint Augustin dit aussi : « Que les femmes juives feraient beaucoup mieux de s'occuper au sacrifice le jour du sabbat que de le passer conuue elles le font dans Texercice de la danse. » On lit la même chose dans la cinquième loi du code Théodosien : « Si quelques chrétiens, dit cette loi, veulent imiter la folie ou rimpiété des Juifs, et suivre Taveuglement des infidèles et des païens en profanant, comme ces peuples charnels, les jours destinés au culte de Dieu, par des récréations mondaines, qu'ils apprennent que le temps qui estcon--^ sacré aux prières et à Toraison n'est point un temps de plaisir et de volupté (2). »
Ces diverses sortes de danses ont été en effet pratiquées par les païens. Et, comme le rapporte Cfielius Rodi-
(l)Ttfnent tympanametcytharain, et gaodent ad sonitun organi. Ducunt in bonis dies suos, et in punclo ad inferna d( scendunt. Job, xxi. Plaudcbftnt et ambulabant ci pedibus 8a*8 composilo gradu incedebant. I$aîe, fit.
(S) Si qui eliam nunc vel Judaeorum impielatis amenliâ, vel stolidaa pa*> ganitalis errore alque insaniâ detinentur, aliud esse supplicationum tempus noverint, aliud voluptalum. L. V. C. Th.
gtaus, ils ne s'en sout pas seulement servis pour satisfaire leur sensualité, mais encore pour honorer leurs faux dieux dans leur religion vaine et impie ; ce qu'ils ont fait par l'instinct du démon qui , dans le dessein de tromper les hommes et les perdre , et par l'ambition qu'il a de se rendre semblable à Dieu, et de se faire adorer, a voulu qu'on employât dans l'exercice de la superstition et de l'idolâtrie tout ce que ceux-ci inspirés du Saint-Esprit ont fait extérieurement pour le culte du vrai Dieu
§ vm.
« Qt^U n'est point permis aux particuliers de se réunir en assemblées pour se livrer aux danses profanes. ■
Saint Thomas, saint Antonin, Sylvester et Zabarius ne tolèrent les danses que dans un petit nombre de cas, comme pour célébrer quelque victoire glorieuse , ou pour servir de divertissement aux noces. Ils jugent que, quoique la danse soit de sa nature indifférente, elle est néanmoins mauvaise dans toutes les autres occasions où ces causes ne se rencontrent point. Cette doctrine est empreinte d'une sage prudence et d'une extrême justice ; car si on ne met point de bornes à ces divertissements mondains , l'inclination que les hommes ont pour le plaisir, corrompra bientôt leurs mœurs et les exposera au péril de commettre quelque péché mortel