‹ Histoire de la vie et de l'épiscopat de S. Charles BorroméeChapitre 42 sur 50 · HWfeiM · texte numérisé non relu

HWfeiM

gU9t6 sacrettienii et sa«dévoiiofaiiifeéneure: Interitigéi^Vlfl»^' loi t Textréme ônolidti , 'haussant là teste le» {Hus qvfîl |Hit /ft! gigue que ouy , et oomme tm lay donnoit il »Wôrç(^ A&te^ pondre au prèsire, et pub tout fioodahi il entra 0d I^i^tfiîfè'^ de la mort. SesgeDs se aoitviDreiitquHI àvoit ditptclsi^i^' foi» qu'il iroidoît moarïreri la cendre ei au cilii^ coiâmë 1ë^ aociend saints éye^cpies^ et xnétne qu^îl-l^avott 6tAio>àné énÈT son ritud. Pottf oe, deiix heurèa «Tant quil éxpîiiaSf j te' père;dom Qiarles BeBcapé,q<QiPa3sièta toujours jddc^s M derùi^ soupir, prit biv dès cilices dû saiut^ el tout -mW^' de ceodre| bénite» ii Vm revestit ; et dedaii&leqQel il rdi^ Teàprit à Diéit, pour tnû&strer jusqu'à la fin sa trè&M^àïidë^ âUiàtéFité de vie et patiénee continuelle* r> Ecee ^ê^ (yôi0i • que je viehs) furent les derhières paroles que pronoii^ te saint cardinal en expirantv les yeux attachés sur Ptoagè de Nostre Seigneur Jésas-^Ghirisit priant dans le jàréàrtéffè OUviers. « Toute la chambre se remplit incôntkiefit" Klè^ prestrèè et de retax : de sa femilley desquels les gëtfOUltften ierre ^ les uns lisoient les recommandalions de> Fàiâé sdon Tusage de TËgiise , les ài^rti^s la passion de Nosirè Seigtienr, et le père Adomo avec ie ^cpuçiftkî^ mâifii s'employoit à l'entretenir continuellement des choses di^ vines^' mais le^ larmes» qui côuteient des 'yeux 'd'uâ''àb!fe- Gtin'•estoiènt'en si grande aboindanœ; quë^ieurs>'piétii0& prâèk^êsestoientsou ventes fbis iriteitompués^; imisVqliaiicI' ilsilë virent'priVé des sèiiS', lasdiant alors le frein à lenrte don*: lebrs^ les onglets et voix lan^ntàbles estôieùt éi fréqneoH^ tesêtdeslarmesen tel debord qu'un cœar de pierre par ctnnpassioh^s^imfugA. brisé) eettetri^^^ ifamflle se voybnldesrobér p^r la jnOrt leur ck^r père si&irtïTenientj'Shnè' qu'ils hry (joufiseont tesmoigntinpâr alionn;acte;)}teti<î»lier

DE SAINT C^ÀHtiKà-BORRQMÉE. ddfir

yanàufqHliteluttpoi^iéiit UrtiB/d pkimsm

fifiiait^ dernier àdieii, aiicUÀ 6tts6igDett)iônt! ^hlttfii'é <ië œttebietiiiei]reQsebo«4^iie(1).S) • - '• ' • '

' Tandis que cedisoènes déchitanted ^|)asââiënt àtr pKld^' arebiépisd^al / la p6p»tetion' eimière' de Ifit cité diéf Miiàir était dans nné èfti:siélé ineiprimable. QQoiqti'il fÂt ntrft ,^ la foitléen pteursrw pressait da:ns tôolëi^ lèd égiii^s;'t>riatif pour le salut du cardinal. Les rues étaient éûcombréëë'déf prooessio^'d® pënil^ents, psalmodiant d^tmi^ voix lugubre les litanies et les prières des mourants. Une agitâtkm tiL<À iboins vive avait pénélrt^ dans lès ctoitres avec la fàiale nouvelle de l'agonie du saint pasteur. Agenouillée aupiedf d^ airt^V celte milice ^ chrétienne , essuyaiit ms Tarmes , demandait au ciel, avec une ferveur touchante, là Côil^ aervetibfa da .saint ardievéqite qui Havâ^îl diririigiée dans la vie spirituelle avec un zèle si actif, une sagesse BÎ tare, , une charité si admirable. Mais les cris et lès gémissements de la multitude redoublèrent lorsque les clochm de lat^a*^ tàédraleaxmbhcèFént que (c Tàmedu saint pfélattenait de s'«nvolerdan8le9eindeDieu(2). )) . .

A ce signal funèbre ; partout les cérémonies sacrées fu^' rënt int^rompiies par les sanglotsdesprêtresét des assis-' iaxxtêi Les pFàiieatenrs qui exhortaient le pfeùple à la prière* et à liapéûitenccv atterrés eux-^mêmeel par ces sans lugubres;» demeurèrent sans voix* Dans tes mes, dahsics ^rfaces publiques , les pauvres , les malades faisaient retentir ies airs de leurs déchirants regrets, s'écriani avec désespoir quUls avaient perdu leur père^ leur reAige, leur soutôen/

, Ces démonstrations de la désolation publique' devinrent

(1) J. -P., Giussano, Fistoiféî de la vie,pertus, rnort, etc, , de saint Chartes Sorroméê, {tf De diflnevières, HhUnre de Mint ChûThÈÉtifrèfiHéêl '

396 Hi&TOi]^ ^^

plus vives encore lorsqu'on connut les legs pieux et charitables.du saint cardinal, qui avait désigné pour son héritier universel le grand hôpital de Milan, ne réservant que les bi^ns substitués par ses ancêtres aux comtes Borromée, ses oncles et ses cousins* Le chapitre^ de l'e^Iise cathédrale, les églises de Milan, la famille et les serviteurs du saint cardinal eurent aussi une lai^e part dans sa pieuse libéralité.

A relise Majeure il légua une somme.de plusieurs milliers d'écus.

Aux phanoines, sa bibliothèque qui était d'un grand prix.

A l'évoque de Verceil^Françx)is Bpnome, ses manuscrits autographes.

Aux prêtres de sa maison, ses tableaux , ses livres et ses reliques.

A ses domestiques, des pensions viagères proportionnées aux services qu'ils lui avaient rendus.

Ainsi par ce testament digne d'un saint évéque et d'un équitable citoyen , saint Charles sut conserver à la maison Borromée les biens dont elle était en possession avant qu'il en fût investi , récompenser le zèle et l'affection de ses amis et de ses serviteurs, et perpétuer les dons abondants de sa charité aux pauvres et aux malades du diocèse dont>Dieu lui avait confié la direction spirituelle.

Informé de l'état désespéré du prélat , le gouverneur de Milan , le sénat et les principaux magistrats» s'étaient empressés de se rendre au palais archiépiscopal. A la vue du saint cardinal , aox prises avec la mort, étendu sur son lit , les yeux élevés vers le ciel , revêtu d'un cilice et couvert de cendres , le duc de Terra-Nova témoigna la plus profonde douleur, et mêla ses larmes aux larmes des assistants.

DE SAINT GHàitLES BORROMÉE. 397

Pettdant ce temps, la foole , impatiente de contempler encore- une fois l'es restes vénérés de son biên-aimé archevêque, remplissaittoutes les avenues voisinésderarchevéché, et Ton fut contraint de placer des gardes aux portes principales afin d*empêcher que ce concours de personnes de toute condition et de tous rangs n'occasionnât quelque désordre affligeant.

Lorsque le palais fût redevenu désert , lorsque le silence de la nuit eût succédé au tumulte de cette soirée de douloureuse mémoire , les médecins et les serviteurs de Charles se hâtèrent de revêtir le cbrpè du saint prélat d'habits pontificaux blancs, pour l'exposer, selon la coutume, dans la cha'pelle de l'archevêché le lundi et les jours suivants. « Le bienheureux corps n'avoit autre chose que la peau sur tes os, paroissant sur les épaules des marques très-évidentes de plusieurs batlures , à cause des fréquentes disciplines qu'il prenoit, et la chair se voyoit maigre et toute rude par la rigueur du cilice , et voyoit-on encores au milieu de Teschine la marque de l'arquebusade imprimée, et ce bien clairement (1). »

Pendant toute la journée du dimanche, la famille et les domestiques du cardinal veillèrent autour du corps, récitant l'office des morts et priant pour le repos de son âme, bien qu'ils fussent convaincus que déjà le saint archevêque jouissait dans le ciel de la gloire des bienheureux ; « et en c^te croyance ils firent tout- ce qu'ils purent pour avoir quelque chose de ce qui luy avoit ou touché ou a|> pàrtenu , afin de le conserver pour sa mémoire , connne relique d'un sainct; ainsi l'un prit sa couronne, l'autre

(4) J.-P. Giussano, Histoire de la vie, vertus, mon, etc., de saint Charles Borromée.

^99 msToiftP .,

spç âgn^s Dei q^'H pc^it au qgi ^ qui la catotte q»!i| aypit eu teste , aw s^ceau it autires objets (1 ) , :e| 4!w€iiQ$ iiiieux avis^^ coiçurureut ajp:. chpsea pliig préfiiwse8> comime à la çhemiae et la discipUw, tpute^t^nitQ* <te si^i sang, et au piliçe, qu'ils sq ^i^i^rçat;^ p|^$ieKrfl; qui aux livr^ , wag^ , yestç^çenj^ , ^t ^ KwS . W qp».'ite pouvoieut saisir jusques à la paille m^^ sçjt laquelle 1^ sainct estoit couché (2)» »

Le lundi 5 npyeinbrjB, l'affluence du peuple lîit sigraiidei, qu'on fut contraiçl de percer les ixiurailtes (te la çbapeU^ ardûopiscc^le en plusieurs ^ndroite, ^&u dçj- méuagerd^ plus vastes issxies ^ la ag^ultitiide (3). i^ corps du capdinft} ayait été e^Q^ sur une Ç!sJraç[e pley^ et epto»irée4'ui» forte balustrade en fer, et çpipffie.ungr^ mmù^ de Mila-r nais avaient en vain p^ntéd^ s!apprQcbef* a&sf^ près pouiî baiser les mains ou .1^ yô^flaents, du saint, beaucGNftp d'm'^ tre eux essayçr^nt 4e fftîpe, tppd^er g ype^ précieux cç^tee^ leurs rçsaijces ou ohap§L?te„ jiçviér^.t pç^ujj^ q^, ;obj^ta cpmnje des rjeUqfjes saintes, capable^ 4? l^. p^serj^^r de$, artifices et des embûches quç le,déw?n .pouvait pherQbçr à leur tendre. Ui doujaur j)ubUque.,, cay^^ fui^este, ne^aurait^^'p qçL^JsOipar/aj^l^çftent ra<x>n(ée. Daps tQ^t le diocèse! de^MIJape Jo deuil f^t p^yersçl i^tM qui jusque-là n'avait, répandu nulte, lame* :<ÏUfllqtiQ.4éwfttr«5 qu'il eûl éprouvé â^ s% fqr^ ^^ ^ aflfectjansy

. (l^^j/Lfi^Kxît^e oàl0 éâfdmrf-BéifôMée obtS^i* éeWé^IV dé qtiRter'lè Dj^ et ]^ ariDQS àpj^fyoAlfifi^ jdQ:|^pdre* oom.ée «cm liteexte car^, diiial de Sainte-Praxède , il avait adopté pour $ce^u l'image de saiat Am? btoisé et des saints martyrs Gérvais et Protais, avec ces mots,: taies ambio^éfensQtés.^^ '-' '^ -" -" , -'" ' - •■'" < - '-"•^- "" " .'.^ — ->i

(2) Gio. Batt. Possevino, Discorsi délia vità et attioni di Carlo Bot-romeo. ^

Digitizëd by

DE SAINT GBAItUSSi BORROMÉE. ^99

^l^n^ ^aVfikipemi^rA datus ces Joupnéed funèb^ses ,- dont le so«Y9nW.O!B>9Wâça.qUe leateàieo^ l^esppit et du» oeBHr

d^sMla^ai^..;. ..- • •'- ■ ■■ ■■\-^' ■^•- •'

^ l^imémfmed&i^ fiit^érailtefi se fkie mercredi 6 im^vmi^ bre, aveciii^pomjpe^dxie au rang rôtit iadigmtéde oârdiâaf #.lajiM«t0^.BgUda.G8tboti^^ jaiposteiîcpie cl nmiaine^ Ce fiit Iç cardinal îSieblas Sfondrat, lévêqoe de Crémone, ^i o|lH>ia> i^^î^é ide» évêqi2e$ d'Aliexatidrie , de> Vigevaiio et 4e Qa^tr^ Loraque lesebanoinesde la cathédrale^ les ec^ clé^asitique» et Ji^différeiiitâ.cha{Mtres da la43ité entrèrent 4ans la çhap^lldv << >chacfin son. flambeau (m darge en jOiainj acheUé^.VQbmtairement^par.enx-^esçiies à lenrs propres 4ép^»3 > im chanta deux motets en musique , trèe^ tristes et lamentables, desquels Tun diàbit : -»

. . >) La joie de nostre cœur s'est éranaiye, nostre diœur et obaM e^t tourméjendeuilçla couronne de nostre çb^ curt fcawtbéïç, iSiaJhôurÀ nous, <aar. nous. ayons péché; pour $e: W)atre.pce^r est triste,en sa douleur^ pour ce nos yeux sont obscurcis (1).

. » JÇt le.secçind éaV^oetay-icy :

» A^réabJe.àDieu il a esté bienHftynîé, et vivant enU^ 1^ pôo^eMr^il a esté tranaporté, Hâ-esié eavy de pmr quç la mali^ ne changeât sonentendemeiit, ou que la: fio<tÎQQ, t^ippaslt:. son âine^ consommé en Jairef il a écoulé p}usiQ^fSi. t^&^, ear ison. âme. e^toit^plaiaante à. Dieu ; pour ce il s'est haslé de le retirer du milieu des iniquités (2). »

cecidit corona capitis nostri, vel nobis quia peccavimus, pfopterea^sionoHm est in dolo^eco^nost^u^vfié«>l»nteIle^rfali.iHmtl<K^

raptus est, ne malitia mutaret inteliectum ejus , aut fictio deciperet animatt

Le cort^ ftinèbre quitta peu après le palais, et accompagna le corps à la cathédrale dans Tordre suivant :

Les confréries des pénitents , les écoles chrétiennes et les collèges marchaient les premiers ; les religieux et les ecclésiastiques venaient ensuite et précédaient le corps. •

Les chanoines , les évêques et le cardinal Sfondrat suivaient, et après eux le comte Frédéric Borromée (<), le comte René et le comte Annibal d'Altaemps, accompagnés des grands vicaires du saint cardinal, « et toute sa maison aixîhiépiscopale après, deux à deux , vestus de deuil , avec de longs manteaux tombans jusques en terre , avec un large voile qui pendoit à tous ceux de sa famille , depuis la teste jusqu'à la poictrine, chose qui estoit fort triste et lamentable à voir (2). »

Le due de Terra-Nova, le sénat, les magistrats, les docteurs de l'université et la noblesse milanaise suivaient à leur tour, ainsi qu'une multitude innombrable d'habitants et d'étrangers accourus pour assister à cette lugubre cérémonie.

Quoique le sixième jour de novembre ne fût point un jour férié, toutes les cours et tous les tribunaux vaquèrent. On ferma les magasins. Aucqne boutique ne resta ouverte. Les places publiques et les rues ijue devait traverser et suivre le cortège étaient occupées par une foule compacte dévotement agenouillée, les yeux baignés (te larmes, et

iilius consummatus in brévi explevit tempora miilta, placita enim eral Deo anima iilius, pcopter hoc properavit educere illumde medio iniquilatum. » J.-P. Giuâsano, Histoire de iavte, vertus, mort, etc., de saint Charles Borromée,

(1) Depuis cardinal et archevêque de Milan.

(2) Glo. Batt. Possevino, Discorsi d^la vità et attioni di Carlo Botromeo.

criant par intervalles d'une voix gémissante : Miséricorde ! miséricorde! Le ciel lui-même sembla partager l'affliction des Milanais ; « car au mesme temps que se leva le corps hors de l'archevesché le soleil demeura voilé d'une nuée épaisse, et se mit à tomber une menue pluie comme une forte rosée, qui dura tout le long du chemin jusques au Dôme. Puis les cris et les hurlemens des démons agités par la présence de ce sainct corps, es personnes possédées et vexées des esprits malins, estoient tels et si grands par toutes les rues et au Dôme encore, qu'il sembloit qu'on fust à la fin du monde (1). »

Après que l'évêque de Crémone eut célébré la messe , le père Panigarole monta en chaire, et prononça l'oraison funèbre du saint cardiijal. Ce discours touchant et pathétique remplit les cœurs des assistants d'une douleur si profonde, que la voix de l'éloquent orateur fut plus d'une fois couverte par leurs sanglots et leurs gémissements.

La cérémonie funèbre achevée, on transporta le corps de saint Charles dans la chapelle Médicis, où. après avoir renfermé ces précieux restes dans un cercueil de plomb couvert d'épais ais de bois, on le déposa, selon sa volonté, exprimée dans son testament, au-dessous des degrés du chœur, « comme le lieu le plus humble et foulé aux pieds qui soit en l'église (2). »

Le cardinal Borromée avait composé lui-môme Tépitaphe suivante, qu'on plaça sur son tombeau :

« Carolus cardînalis tituli sanctae Praxedis, archiepiscopus Mediolani , frequentioribus cleri populique ; ac de-

(4) J.-P. Giussano, Histoire de la vie, vertus, mort,etc,, de saint Charles Borromée.

(t) Idem.

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voti fœmÎD^ aexus precibus se commendatiim cupiieii&t hoc loco fiibi monum^tum vivens elegit (1)« ^

La nouvelle de la mort du cardinal Borromée 8# répandît bientôt dans toute l'Italie. Partout cette perte in^paraUe causa une consternation universelle . A Rome le sacré collège des cardinaux témoigna unanimement les regrets que lui causait ce douloureux trépas, et le pape Grégoire XIII, qui honorait déjà Charles conmie un saint, s'écria dans sa dou* leur : « Extincta est lucema in Israël (2) ! )) Intw{)rètes cte Taffliction publique, les écrivains et les poètes se hâtèrent à Tenvi de célébrer en prose et en vers les vertus et la piété du prélat. Le cardinal Guillaume Sirlet composa à cette occasion Téloge suivant :

» Garolus Borromaeus qui corpore tenebratur in caroere, anima retrô in cœlo, in quo nihil cairnis erat nisi visio sola. Is homo specie, angélus gratiâ, christianee pietatis exemplar, Episcopalis auctoritatis spéculum , cardinalitiae dignitatis spécimen ant^nurale adversus impies firmissimum!

»DeusDeiEcclesiaespeciosissimum,Aiitsal, lux; civitas supra montem Sion ; fuit lucema ardens Ëvangelica ; sal in vita et moribus ; lux in doctrina et preedicationibus ; civitas in praesidiis et de defensionibus ; lucema in accensionihus. Effulsit in Ecclesia fide, sapientià, vitâ et regimine, fide ut martyr (neque enim ipse martyrio^, sed ipsi deftût martyrium) , sapientiâ ut doctor , vitâ ut confesser, regimine utpastor. Innocentiâ fuit Abel, probitate Noë, Ateaham fide,

(1) « Charles, cardinal du litre de Sainte-Praxède, archevêque de Milan, iniplorant les ferventes prières du clergé, du peuple et du sexe pieux, a choisi de son vivant ce lieu pour sa sépulture. •

(2) J.-P. Giussano, Histoire de la vicp vertus, moH, etc.^ iU sainl Charles Borromée.

obedientià Isaac, labore Jacob, castitate Joseph, charitate Moyses, humilitaie David, zelo Elias, operarius inconfusibilis et nunquam otiosus, rectè tractans verbum veritatis, neqae aliquid gerens quod ad Deum non tenderet, cujus animum ita spiritus Dei soli davit, ut eum invictum undique et invulnerabilem praestiterit ; omnium denique fuit charismatumœrarium et habitaculum.

» Is servusfidelis, postquam sibi commissi operisimplevit pensum, antefaciemDominiappareregestiens, in celebritate sanctorum omnium, ad cœlum fuit vocatus. Intempestiva nobis, congrua sibi ipsi haec transmigrationis dies. Cum enim ipse tutatus et veneratus esset omnium fere Christi, militum dignitatem, eorumque lîiores piè foret aemulatus, ab eorumdem sanctorum legionibus decuit ante thronum Altissimi praesentari, ubi de ipsius negotio lucrumDeo petente Borromeeus illud proferre posset : Domine, quinque talenta tradidisti mihi, ecce alia quinque superlucratus sum (i). »

* (4) < Renfermé dans un corps chétif comme dans une étroite prison , Charles Borromée , sans cesse occupé du ciel , n'avait d'humain que l'apparence.

» Exemple de toutes les vertus chrétiennes, il était le modèle des évoques, l'honneur des cardinaux et le zélé défenseur des gens de bien contre les impies.

» Il a été l'ornement le plus illustre de l'Eglise de Dieu, le sel, la lumière, la cité établie sur la montagne de Sion , et la lampe ardente de l'Evangile ; le sel de l'Eglise par sa vie sainte et ses mœurs pures , la lumière par sa doctrine et ses prédications , la cité par ses pieux et éminents travaux , et la lampe par l'ardeur de sa charité.

» Il a brillé dans TEglise par sa foi , par sa sagesse^ par sa sainte vie et sa prudente conduite ; par sa foi comme un martyr , mais le martyre lui a manqué ; par sa sagesse comme un docteur, par sa conduite comme un pasteur, et comme un confesseur par sa vie irréprochable.

» Il a réuni en sa personne l'innocence d'Abel, la foi d'Abraham, l'obéis-

sance d'Isaac , la probité de Noé, l'activité de Jacob, la chasteté de Joseph , la charité de Moïse , rhumilité-de David et le zèle d'Elie.

Ce fidèle serviteur, après avoir accompli ici-bas Fœuvre qui lui avait été imposé, fut appelé au ciel pendant l'octave de la Toussaint. Il était juste qu'un si zélé évoque fût présenté au Tout-Puissant par la multitude innombrable des bienheureux , afin que lorsque le Seigneur lui demandera compte de la charge qu'il lui avait confiée , il puisse répondre : • Vous m'aviez donné cinq talents , en voici cinq autres que j'ai gagnés. >

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