M HISTOIRE
ne suffise à leur salut ; car combien que Noire-Seigneur ait institué en sa dernière cène ce divin sacrement es espèce de pain et de vin, et Tait baillé à ses apôtres, néanmoins cette institution ne tend pas à cela que tous les fidèles soyent obligés à prendre l'une et l'autre espèce. Car celui qui adit : Si vous ne mangez de la chair de Thomme et buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous, adit aussi : Si queltpi'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et celuy qui a dit : Qui mange ma chair et boit mon sang il a la vie éternelle ; a dit aussi : Le pain que je donnerai est ma chair pour la vie du monde; et finalement celuy qui a dit égal^ ment : Qui mange ma chair et boit mon sang, il demeure en moy et moy en luy ; a dit néanmoins : Qui mange ce pain vivra éternellement (1). »
Le concile s'occupa dans la vingt et unième session de la réformation des abus qui s'étaient glissés dans la collation des ordres sacrés, et décréta de pieux règlements relatifs à la déposition des curés ignorants, à la visite des monastères par les évêques, etc. , etc.
Dans la vingt -deuxième session, qui eut lieu le dixseptième jour de septembre 1 562, on lut le décret a de la vrajre et catholique doctrine quen la messe s'offre le vrajr et propitiatoire sacrifice (2). » Et pour qu'en ce divin sacrifice qui se fait à la messe, Jésus-Christ y est contenu et immolé, le saint concile enseigne que si nous venons à Dieu avec un vray cœur et la foy droite, avec crainte et révérence, contrits et pénitents, nous obtenons miséricorde, et trouvons grâce en temps opportun. Car le Seigneur apaisé par l'oblation d'icelle, octroyant grâce et don de pénitence,
(4) Le saint, sacré, universel et général Concile de Trente. Anvers, 4566. («) Idem.
pardonne les crimes et les péchés, mesme grands et énormes ("l)- »
A la fin de la présente session, les pères du concile lurent et sanctionnèrent un décret de réformation renouvelant les anciennes constitutions réglant la vie des clercs. On détermina également les qualités que dévoient posséder ceux qui seraient appelés à l'épiscopat.
Le concile signifia et dénonça ensuite |K)ur la tenue de la vingtr-trpisième session le cinquième jour après l'octave de la fête de tous les saints le 12 novembre 1 562, annonçant que l'assemblée définirait dans cette session les saints sacrements de V ordre et du mariage.
Cependant de nouveaux obstacles survinrent , le bruit s'étant répandu à Trente que le souverain pontife se disposait à dissoudre le concile à cause des dépenses énormes occasionnées par la ternie de celte assemblée, et du mécontentement qu'il ressentait des prétentions des prélats qui voulaient qu'on décidât l'obligation de la résidence comme de droit divin. D'un autre côté, l'empereur et le roi Charles iX proposaient, sous de sérieux prétextes, de différer la. continuation du concile à un autre temps et même de l'ajourner indéfiniment. Mais le cardinal Borromée insli-uit de cet incident par les légats , qui lui rendaient chaque jour, selon la volonté de Pie IV, un compte exact des dispositions et des résolutions du concile, et prévoyant combien il était urgent de rétablir la paix et l'union dans l'assemblée et d'en hâter la conclusion définitive , s'empressa de porter à la connaissance du souverain pontife les nouvelles difficultés qui semblaient s'opposer à l'achèvement de l'œuvre sainte qu'il avait entrepris et dont le
(I) Le saint, sacré, universel et général Concile de Trente. AnTcrs, 1 566.
46 HtôTOlRB
succès était si nécessaire aux intérêts de l'Eglise et à la gloire du saint-siége.
Quoique les prétentions des pères du concile et les dispositions de l'empereur et du roi de France pussent faire craindre à Charles que le pape redoutât de prendre incontinent un partie le cardinal, qui espéra toujours contre tout espoir, ne dissimula rien de ce qui se passait à Trente , et demanda au saint-père les ordres qu'il était dans l'intention de faire expédier à ses légats. Pie IV, comprenant qu'il était urgent d'arrêter le mal avant qu'il eàt fait plus de progrès , et disposé d'ailleurs par caractère à la bienveillance et à la modération, s'empressa de charger le cardinal neveu , de mander en son nom aux cardinaux de faire connaître aux pères du concile qu'il entendait et qu'il voulait que leurs décisions fussent libres et que chacun parlât dans le concile œcuménique selon sa manière de voir et selon sa conscience. Sa Sainteté ajouta qu'elle ne s'opposait également en quoi que ce soit à la décision que les évêques croyaient devoir prendre touchant la résidence, mais qu'elle les engageait toutefois à ralentir un peu l'ardeur qui paraissait les animer, et à se pénétrer que sa volonté ne le céderait en rien à la leur dans tout ce qui tendrait à assurer Je bien de l'Eglise et la gloire du Dieu tout-puissant.
Cette assurance des intentions pacifiques du vicaire de Jésus-Christ rétablit en peu de temps la concorde et la paix parmi les pères du concile, et tout semblait présager que la session ne tarderait point plus longtemps à s'ouvrir, et que les prélats continueraient leur sainte mission, lorsque de nouvelles difficultés s'élevèrent et donnèrent à craindre aux légats qu'une suspension plus longue que la première, qu'une rupture même s'ensuivissent. Comme les cardinaux instruisaient Charles de ce nouveau contre-temps. Pie IV
tomba dangereusement malade ; mais le cardinal Borromée, loin de se rebuter et de perdre courage, sut habilement faire servir ces circonstances critiques à J'achèvement de l'œuvre sainte à laquelle il avait contribué jusque-là avec autant de prudence que d'habileté. Bien loin de dissimuler l'état fâcheux du souverain pontife , il le fit connaître sans réticence aux légats apostoliques, leur enjoignant de réunir tous leurs efforts pour empocher une scission si funeste aux intérêts de la chrétienté, et d'employer tous les moyens qu'ils pourraient avoir en leur pouvoir pour hâter la reprise et la conclusion du concile œcuménique.
Le zèle des légats, qui exécutèrent ponctuellement les instructions de Charles, fut couronné d'un plein succès , et le vingt-troisième jour de juillet de l'an 1563, l'union et la paix étant rétablies parmi 1^ évêques, le saint concile de Trente tint sa vingt-troisième session où fut définie a la doctrine ^vrajre et catholique du sacrement de V ordre, le saint concile déclarant et donnant à cognoistre et entendre qu'en cet ordre hiérarchique les évesques comme vrays et légitimes successeurs des apostres tiennent rang et lieu plus apparent, éminent, et de plus grande authorité que les autres degrésecclésiastiques, qu'iceux aussi estant mis par le Saint- Esprit pour ré^r et gouverner l'Eglise, sont à cette occasion les supérieurs des prêtres, confèrent seuls le sacrement de confirmation, ordonnent par les saints ordres les ministres de l'Eglise, bref ont puissance de faire plusieurs autres choses, que ceux qui sont en ordre et degré inférieur, n'ont pas puissance de faire ni entreprendre... Davantage le sacré et saint concile donne cet enseignement qu'en la promotion des évesques, prestres etautres ordres n'est point de telle sorte requis que le peuple , ni tous autres potentats et magistrats séculiers soient appelés pour y consentir et
Tauthoriser, que sans de tels consentements et authorité leur promotion soit déclarée nulle et de nul effet, arrestant et déterminant que ceux qui appelés et établis par le seul magistrat et puissance séculière s'ingèrent à vacquer à l'exercice desdits ministères quant et quant ceux qui de leur propre et privée authorité ou plutôt témérité les entreprennent, ne doivept point estre estimés ministres de l'Eglise, ains larrons et brigands, qui ne sont point entrés par l'huis.... (i). »
Ainsi le concile détermina la hiérarchie de t Eglise. Puis on lut le décret de la résidence ^ et l'assemblée adhérant aux règlements, « ci-devant saintement et utilement arrêtés sous feu de très-heui-euse mémoire Paul III pape (2), » le saint et sacré concile déclara que « tous patriarches , primats , métropolitains , archevesques et évesques commis à la charge desdites églises, par titre et qualité que ce soit, ores mesme qu'ils soient cardinaux de la sainte Eglise romaine, seroient tenus et obligés à résider en personne et non par autre qu'eux-mesmes en leurs église et diocèse, et a faire le dû de leur charge et office, sans se pouvoir éloigner et absenter sinon pour causes et raisons justes et légitimes reçues comme bonnes et vrayes et approuvées par écrit de notre saint-père le pape, ou par le métropolitain ou en son absence par son suffira-
gant, le plus ancien évesque résident Le saint
et sacré concile les admoneste et exhorte qu'es tems de l'avant de Notre-Seigneur et du carême, et jours aussi de Noël, Pasques, Pentecoste et de feste Dieu , ils ne s'absentent en quelque sorte que ce soit de leur église cathédrale,
(4 ) Le saint, sacré, universel et général Concile de Trente. Anvers, 4 566. (2) Idera.
]>arce qu'en tels jours principalement les ouailles doivent estre repues, rassasiées, si ce n'est que leur charge les contraigne loi-s estre en quelque autre lieu de leur diocèse et là s'emploier à quelque œuvre de leur office et estât d'éve&-
([ue Aussi que les défaillans seront punis
des peines arrestées et ordonnées par les anciens et saints canons. . . . (1 ). »
Au nombre des saints canons établis dans 4a présente session pour la collation des ordres sacrés se trouvé le dix-septième touchant l'ordonnance des collèges dans chaque diocèse, « érigés près des églises cathédrales, métropolitaines ou en autre lieu convenable tel qu'il plaira eslire et choisir à l'évesque. Oren ce collège ne soit reçu aucuns enfants qui ne soient âgés de douze ans, procréés de bon et loyal mariage, qu'ils ne sachent aussi assez bien et suffisamment lire et escrire, et qui ne descouvrent et fassent apparoir qu'ils ont volonté de s'emploier toujours au service de l'Eglise. Veut aussi et entend qu'on prenne et choisisse entre autres les enfants des pauvres, sans toutefois rejetter et débouter les enfants des riches, moyennant qu'ils s'entretiennent audit collège à leurs despens et que par leur physionomie ils monstrent et déclarent une affection et désir de servir à Dieu et à l'Eglise
)) Et afin que lesdits enfants se rendent plus dociles et que plus aisément soient façonnés en ceste discipline ecclésiastique, porteront toujours la marque de tonsure et l'habit clérical. Apprendront la grammaire, léchant, le compost de l'Eglise, ensemble l'escriture sainte, les livres ecclésiastiques, les homélies des saints, les formes et manières
(1) Le saint, sacré, universel et général Concile de Trente. Anvers J 566.
d'administrer les sacrements, principalement celles qui seront propres pour bien et dûment ouïr les confessions , bref toutes autres coutumes et cérémonies de l'Eglise. L'évesque aussi donnera ordre que lesdits écholiers tous les jours assistent à la sainte messe, et à tout le moins une fois le mois aillât à confesse et reçoivent, si ainsi est advisé par leur confesseur, le précieux corps et sang de Notre- Seigneur-Jésus-Christ. .... (1). »
La vingt-quatrième session eut lieu le 11 novembre. L'assemblée déclara le mariage « véritablement et proprement un des sept sacrements de la loi évangélique instituée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme ajuste cause les conciles et l'universelle tradition de l'Eglise avaient toujours enseigné. »
Cependant les saints travaux du concile de Trente allaient toucher à leur fin. La sagesse et la persévérance de Charles, l'activité et la haute intelligence des légats apostoliques, étaient parvenus à surmonter les nombreux obstacles qui à plusieurs reprises avaient failli mettre en péril l'achèvement de l'œuvre sainte qui devait affermir et assurer à jamais la paix de l'Eghse. Le troisième jour de décembre avait été fixé par les pères du concile pour tenir la vingtcinquième et dernière session, qui dura deux jours entiers. Trois décrets y furent publiés : le premier touchant le purgatoire y\e second Vinvocationdes saints ^ le culte de leurs images et reliques et le troisième le légitime usage des indulgences j V observation des fêtes y V abstinence des viandes et le jeûne.
L'assemblée publia également plusieurs ordonnanoes re-
(4) Le saint» sacré, aoiversel et générai ConcUe de Trente. Anvers, 4566.
latives à la conduite des monastères j à la clôture des religieuses, à la vie intime et épiscopale des cardinaux et des évêques^ les exhortant à la modestie, à la frugalité et à la pratique de toutes les vertus chrétiennes.
Les travaux du saint concile étant sur le point d'être clos, rassemblée déclara « que la calamité de ces temps estoit si grande et la malicedes hérétiques si invétérée, qu'elle avoit principalement pourvu et donné ordre de condamner et anathématiser leurs erreurs, et de bailler et enseigner la vraye et catholique doctrine, ainsi qu'elle avoit condamné, anathémàtisé et défini.
» Et comme ainsi soit, que les évesques déjà longtemps évoqués de diverses provinces de la chrestienneté, ne pui»sent estre absents de leurs églises, sans grand dommage du troupeau qui leur a été baillé en garde et sans un danger universel , et qu'il n'y a aucun espoir que les hérétiques, tant de fois invités avec le sauf-conduit tel qu'ils ont désiré, et si longtemps attendus, soient plus pour venir icy ; et à ceste cause, il faut nécessairement mettre fin à ce saint concile, admonestant tous les princes de s'employer à ce qu'ils ne permettent que les choses qui ont été décrétées et arrestées soient dépravées ou violées des hérétiques, mais qu'eux et tous en général les reçoivent dévotement et les observent fidèlement. Si à les recevoir il s'élève quelque difficulté, ou s'il advient qu'il y ait quelque chose, ce que le concile ne pense, qui requière déclaration ou définition, outre les autres remèdes qui sont ordonnés par ses décrets, le saint concile à ceste fiance que notre bienheureux saint -père donnera ordre que , ou en évoquant des provinces desquelles la difficulté s'est levée , ceux qu'il verra expédients pour traiter l'affaire , ou mesme en célébrant un concile général, s'il juge qu'il soit nécessaire, ou en toute manière
52 HISïOIKE
qui lui semblera plus commode, on pourvoye à la nécessité des provinces pour la gloire de Dieu et la tranquillité derEglise(l). »
Après la lecture des décrets portés par le concile sous les pontificats de Paul lil et de Jules III, et sous celui du souverain pontife Pie IV, pape et évêque de Rome, l'un des légats, le cardinal Moron (2), se leva et dit à haute voix :
« Il a plu à tous les pères de mettre fin à ce saint concile, et qu'on demandât la confirmation à notre saintrpère le pape Pie IV; à cette cause, nous légats et présidents, mettons fin audit saint concile , et nous demanderons la confirmation à nostre saint-père le plus promptement qu'il sera possible.
» Vous pères illustrissimes et révérendissimes, après avoir rendu grâces à Dieu, allez-vous-en en paix (3). »
Le cardinal de Lorraine succéda au légat du saint-siége, et prononça les acclamations.
— Au bienheureux pape Pie, évêque de la sainte Eglise universelle, plusieurs années et mémoire éternelle.
Et les pères du concile répondirent :
Seigneur Dieu, gardez et conservez longtemps en l'Eglise nostre saint-père.
— Paix du Seigneur et gloire étemelle et félicité en la lumière des saints , soit aux âmes des bienheureux papes Paul ni et Jules III, par l'autorité desquels a été commencé ce saint concile universel.
Et les pères du concile répondirent : Amen!
(1 ) Le saint, sacré, universel et général Concile de Trente. Anvers, \ 566.
(2) Nommé légat en remplacement du cardinal de Mantoue, décédé pendant les sessions du concile.
(3) Le saint, sacré, universel et général Concile de Trente. Anvers, 1566.
DK SAI?iT CHAULES BORHOMÛË. 53
— La mémoire de Charles cinquième, empereur, et des roys sérénisstmes, qui ont promu, maintenu et défendu ce concile universel, soit en bénédiction.
Et les pères du concile répondirent :
Amen !
— Au sérénissime empereur Ferdinand, toujours auguste , catholique et pacifique , et tous roys , républiques et nos princes, plusieurs années.
Et les pères du concile répondirent :
Seigneur Dieu, conservez et gardez l'empereur religieux et chrestien. Empereur céleste, gardez les rois de la terre, conservateurs de la vraye et droite foy .
— Aux légats du saint-siége apostolique et présidents en ce saint concile , grandes grâces , avec plusieurs années.
Et les pères du concile répondirent :
Grâces, grâces. Dieu le leur rende !
— Aux révérendissimes cardinaux et illustres ambassadeurs !
Et les pères du concile répondirent :
Grandes grâces, et plusieurs années !
— Aux saints évesques , vie et heureux retour à leurs églises.
Et les pères du concile répondirent :
Aux prédicateurs de la Vérité, mémoire perpétuelle ; au sénat tenant la vraye et droite foy, plusieurs années.
— Le saint concile de Trente, général et universel, confessons sa foy, gardons toujours ses décrets.
Et les pères du concile répondirent :
Confessons-les toujours ; gardons-les toujours.
— Nous croyons tous ainsi, nous sentons tous ainsi. Nous souscrivons tous, v consentant.
Ceste-cy est la foy de saint Pierre et des apostres, Cestecy est la foy des pères. Ceste-cy est la foy des bien pensans et catholiques.
Et les pères du concile répondirent :
Nous le croyons ainsi : nous sentons ainsi : nous souscrivons.
— En se tenant et s'arrêtant à ces décrets,que nous soyons rendus dignes des misi^ricordes et de la grâce du premier et du grand suprême prestre Jésus-Christ, qui est Dieu, intercédant quant et quant Nostre-Dame qui est sainte, pure et Vierge et Mère de Dieu, et tous les saints.
Et les pères du concile répondirent :
Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il ! Amen ! Amen !
— Anathème soit à tous les hérétiques !
Et les pères du concile répondirent :
Anathème, soit (1 ) !
Et comme un grand nombre d'évêques s'étaient levés et se disposaient à sortir de l'église, le cardinal Moron prit la parole et dit:
« Illustrissimes et révérendissimes pères, il vous est commandé, sous peine d'excommunication, que nul prélat ne parte de cette cité de Trente, devant qu'il ait soubscritde sa main propre tout ce qui a esté ordonné et arresté en ce saint et universel concile. »
Et les décrets furent signés par les légats apostoliques, les cardinaux Hosiuà, Simonetta, Moron et Bernard Navagero (2), par le cardinal de Lorraine, par le cardinal Madruce, évéque de Trente, par trois patriarches, vingt-
(1 ) Lo. saint, sacré, universel el général Concile de Trente. Anvers, 4 566.
(2) Bernard Navagero, Vénitien, cardinal de la sainte Eglise romaine, avait été nommé légat à la place du cardinal Sjeripant, décédé pendant les sessions du concile.
cinq archevêques, cent soixante-huit évéques, sept abbés, trente-neuf représentants de prélats absents, et sept g^éraux d'ordres religieux.
Les légats, les cardinaux, les patriarches, les archevé-* ques et les évêques signèrent par droits et les autres par grâce; les évêques comme juges et les autres comme té^ moins.
L'Eglise de France fut représentée par les prélats, abbés et docteurs dont les noms suivent :
Charles, cardinal de Lorraine , archevêque de Reims , abbé de Cluny.
Guillaume d'Avançon, archevêque d'Embrun.
Nicolas de Pdlevé, archevêque de Sens, pnis cardinal et archevêque de Reims.
Gabriel Leveneur, évêque d'Evreux.
Guillaume Barton de Montbas, évêque de Lectoure.
Gabriel de Bouveri, évêque d'Angers.
Pierre Duval, évêque de Séez.
Nicolas Psaume, évêque de Verdun.
Eustache du Bellay, évêque de Paris
Jean de Morvillers, évêque d'Orléans.
Louis de Brézé, évêque de Meaux.
Jacques-Marie Sala, évêque de Viviers.
Tristan de Bizet, évêque de Saintes.
Jérôme Bourgeois, évêque de Châlons-sur-Mame.
François de Beaucaire, évoque de Metz.
Charles d'Angennes de Rambouillet , évêque du Mans.
Pierre Danès, évêque de Lavaur.
Philippe du Bec, évêque de Vannes, puis de Nantes, puis archevêque de Reims.
Charles de Roussy, évêque de Soissons, ^
56 H1ST01RK
Charles d'Epinay, évêque élu de Dol.
Gilles Spifame, évéqiie de Nevei-s.
Bernard d'Elbène, évéque de Nîmes.
Louis de Genouillac, évêque de Tulle.
Louis du Beuil, évéque de Vence.
Etienne Boucher, évêque de Quimper.
Antoine le Cirier, évoque d'Avranches.
Simon Aléot, évêque de Fréjus.
Pierre d'Albret, évêque de Comminges.
Jean Clausse, évêque de Séez.
François de la Valette, évêque de Vabres.
Antoine de Caméra, évêque de Bellay \ cette ville appartenait alors au duc de Savoie ).
Louis de Baissey, abbé de Clteaux.
Jérôme de Souchier, abbé de Clairvaux.
Claude Sainctes, abbé de Lunéville.
Les docteurs de la faculté de théologie de Paris étaient :
Nicolas Maillard, doyen.
Jean Pelletier, principal de Navarre.
Antoine Démocharès.
Nicolas de Brie.
Jacques Hugon.
Simon Vigor.
Richard du Pré.
Noël Paillet-
Robert Fournier.
Antoine Coquier.
Lazare Broychot.
L'Eglise d'Italie compta au concile de Trente cent quatre-vingu^pt évêques, celle d'Espagne trente et un; trois
évéques portugais et deux prélats allemands seulement se rendirent à l'assemblée œcuménique , où siégèrent encore un évêque d'Angleterre, un d'Irlande, trois de Croatie et de Moravie, un de chacune des provinces illyriennes, trois de Hongrie et deux de Pologne.