II. PARTIS. CORRESPONDANCE
fut dans ces cirtonstances qu'il envoya à M. de Montmollin la déclaration, sujet de cet article. Milord Maréchal ëcririt au procureur^ënëral, que Frédéric trouvait mauvais qu'on s'acifarnâc sur un homme protégé par ce Roi. Les* ennemis de Jean-Jacques répandaient le bruit qu'il était auteur d'un ouvrage intitulé : Des Princes^ dans lequel on assurait que les gouvernements aristocratiques, et particulièrement celui de Berne, étaient très^maltraités. Pour donner plus 4^ créance à ce bruit, on fit écrire le professeur de Berne, Felice , à l'imprimeur d'Yverdun , afin qu'il sollicitât de Bmisseau la faveur d'imprimer ce manuscrit. Le but de cette intrigue était évidemment d'ac-' créditer l'existence d'un livre imaginaire , d'inspirer au gouvernement des craintes chimériques et de donner à Jean-Jaèques. iquî professait le respect aux gouvemeznents, le double tort d'insulter à celui de Berne et de manquer à ses principes. La vénérable classe avertie de la lettre de milord- Maréchal , qui devait être lue le ir3, avança l'assemblée d\i!n jour et se réunit le \*x mars, l^le cdmtnença par fultniner contre Rousseau une sentenèe é^excommuni^ation. Mais , sur la lecture dHine lettre anonyme qu'on l^t dans cette séance, elle sup* prima cette sentence irrégulière. L'auteur anonyme qu'on cTolt être un des membre!» de la vénérable classe, faisait voir aux pasteurs les résultats et les inconvénients de leur conduite. 'A.lors, sur la réquisition de M. dé Montînolltn , pasteur à Métiers^ on résolut de &ire paraître au Consistoire, JeanJacques, et de le sommer de diéclarèr 8*41 croyait eu Jésus-Girist mort et ressuscité; Stla Révélation, et s^il r^rdait la Sainte^Écriture comnte drvine. Si les réponses n'étaient pas satisfaisantés, le pasteur devait Fexcommutiïcr. On répandit eh même temps ' dâns^ le pays , que - Jean-Jacques était
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rAnte-Ghrist , que les différents corps de l'Éiftt , et que le canton de Berne renonceraient à l'ancienne alliance, si l'on n'excommuniait pas cet A.nte-Ghrist : enfin pu assura qu'il avait dit et même imprimé dans l'un de ses ouvrages y que les femmes n^avaient point, d'âme. Ses voisines furent pendant quelques jours armées de fourches. JeaurJacques écrivit alors la lettre n® ^7^ y pour ajononcet son projet de sortir da pays. Lie ii3 mars,, malgré l'opposition de l'officier du prince ', M. Guienet, l'a^s^n^ëe cita Jean^Jacgues à comparaître le ^ en Consistoire. Il écsivit ( v. n!* 577 ) pour; s'en dispenser et pour démontrer l'irrégularité de la conduite de cette assemblée^ Cette lettre n'aurait point été lue sans l'offi'« cier du prince , qui l'emporta- sur H^ de MontmoUin. Obligé d'en faire lecture , celui-ci s'interrompit fréquemment par des observations qui prouvaient sa mauvaise foi. On ne savait plus si ce qu'il lisait était. de lui. ou de Rousseau. Sur ces entrefaites , quatre des.anciens de l'assemblée réclamèrent - contre l'ir,régularité de cette dernière, prétendant n'être point obligés de scruter et sévir sur dej; matières deJoU C'étaient MM. Favre, ^ezenoenet, Barrelet et Jeanrenaud^ M. Martinet, châtelain du YaUde-Travers y appuya leur requête, qui fut admise et approuvée par le gouvernement* U rendit le 1 avril un arrêt , diaprés lequel il assurait à Rousseau sa protection, et ie dispensait de comparaître*. Cet arrêt donna lieu à la lettre inscrite sous le n^ 58S. JeanJacques^ dans sa le^ttce à l'archevêque de Paris, avait fait, l'éloge du pasteur MontmoUin. \j^ partialité que mit le prêtr^ dans cette affaire, ou plutôt sa haine, car, sans luil'afT faire n'aurait pas existé, fit dire à Rousseau : « Je doi& » avoir compris qu'il ne faut louer aucun homme d'é- 9 glise de son vivant.:» Il fallait q^e lacoaduite de M*