‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 10 sur 108 · III. VAftTIE. BIOGftAPRne. ^g · texte numérisé non relu

III. VAftTIE. BIOGftAPRne. ^g

qaaoïki «Ueexiftte réelleme&t ; ea&n , que c'est la premiète fois qu'un biblio^a{iiie juge en dernier r es$ort , par ce qui est ^ 4e ce qui n'est point encore.

J'ai voulu voir st je m'étais trompé': je me suis moi* méime examiiné attentivement, et Je résultat de ihon examen a été de -persister dans mon opinion ^ c'est-à'<lire, je pense, qtte M.-Brunet a publié sous le titre de Ménikoires, un ouvrage qu'on lira toujours avec plaisir , mais que madame d'Épinay ne doit p<Hnt être crue sur parole. Je pense eociote que , loin d'être un votrectîfdès Confessions comm^ l'annonce l'éditeur dans le titre, les mémoires en eoi^rmentV exactitude* Je éevais vé^ifi^* l'accusation trèsgrave, si ^le était fondée , et d'après laquelle on prétendait que Rousseau refaisait ses lettres. Je l'ai fait , puisque Téditetordes Mémoires «e contentait d^une simple assertion. J'ai trouvé que les variations étaient très^indifférentes, et le plus souvent à l'avantage de Aottsseau , bien lam d'être à sa <^arge : )*ai iziis en regard les lettres' désignées , afin que le lecteur juge&t par luKmême (x). llfailait voir si Jean-Jacques était un imposteur. J'ai vu et prouvé que l'accusation n'avait aucun fondement. Je répète que je persiste danîs mon opiàiôn , c'cst-à'^^re , dans les éloges ^e j'ai- donnés à M. Bmnet, et dans la persuasion ou. \e suis que les- Mémoires ne peuvent êtr^ classés ak nombre des Mémoires historiques , soit parce qu'ils ne remplissent aucune des conditions exigées pour constater la certitude , soit parce qu'il y a des faits dont la feussetë est'démontFée.

Madame d'Épinay mbumt en 1 788. Beaucoup de billets

(i) anecdotes inédites pour faire suite aux Mémoires de madame d*Epinay , précédées de VBxamen de ces mémoires , in-8o- Paria y Baudoain, 18 iS.

8o HISTOIB£,D£ J.-J. HMJSSBAir,

OU de lettres lui &Qut adressés; peu traitent de sujets-iu" téressaats; la plupart u'ëtant que des compliments^ ou des protçstations d'ami ti^. ( 75 , 77 , 78 , 83 , ^4^ 94^ Q^f

91>^p99>^<^r^^^j ^ Àf 5,6, 8, II, 12, i3, 14, i5, 16, 17, 18, tg, ao,2i,aa, 23^ a4>25, 28^29,80, 31,32,33,34^36,37,38, 39,4o^4i? 4^,43,44^ 45 > 46, 47 , 5o, 56 , 6o, ) C. liv. VII , VIII , iX et X.

. D'EscHERNY ( Fnznçois-LouiSf Comte ) , né à JSciuchâtel, en Suisse, le 24 novembre 1783, d'une famiHe noble , est mort en 181 4* U a été comte de l'empire, et^^ pendant cinquante ans , chambellan de la cour, de Wir* temberg. Il passa , dans une extrême dévotion, iine par^ tie de sa )eunesse , et l'autre dans les dissipations du monde. A vingt-quatre ans, il. eut tout-à-coup pour l'étude une passion aussi vive que celle que lui avaient inspirée les plaisirs. Pour se livrer sans, distraction à cette passion nofivelle, il alla se confiner dans les montagnes du Jura, reprit des leçons de M. Petit-Pierre , son ancien instituteur; se remit aujattn , travailla quinze heures par jour, lut avec fruit tous les classiques , passa quatre années de cette, manière et rentra- dans le monde aussi brusquement qu'il en était sorti. Sa vie offrit , depuis cette époqi;i^, les mêmes contrastes ; c'est-a-dire qu'elle fut partagée entre la solitude et la société ; entre des retraites de quatre à cinq ans et des voyages ou de» courses de même durée. A. chaque nouvielle retrai^te , il changeait d'occupation; mais il persévéraitsdans la inême pendant la durée de son isolement. On ï'emarqae qu'il s'appliqua pendant cinq ans avec une sorte de passion aux mathématiques.

Un homme de lettres » connu par ses talents, a fait sur M. d'Escherny avec lequel il était lié , une notice dont

tu. PJLRflE. BIOGRAPHIE. 8i

il nous permet d'«ictratre quelques passages^. Us donnent du -prix à la notice. Nous allons donc laisser parler M. deYiHenave.

<c M. d'Escliemj a fait plusieurs séjours à.Yieimeoii une partie de sa fannllé est établie. 11 a été honoré des bontés- de Marie-Thérèse et de Joseph II ; il vécut dans rintinaitë du célèbre prince de Kaunitz qui fut, sous trois règnes , le régubifteur de la monarchie autridiienne. B a fait plusieurs séjours k Berlin, D'Alembert lui avait doâné une lettre pour le grand Frédéric. Il se lia dans cette capitale avec le pvémier ministre du roi ^ le comte de Hertz^rg , passa quelque temps à Renizberg , chez le prinoe Henri , pendant que -la Reine- y ^it^ et reçut de cette princesse les témoignages les plus âatteurs de distinction- et d'estime. Il a parcouru une grande partie de l'Europe; prësenté^ans toutes les cours parle ministre de Prusse ; en qualité de conseiller d'état. Il a passé plusieurs mois à Varsovie et àPétersbourg^ oh. Catherine' II lui fit toujours un accueil distingué; En 1787 il était à Vienne. Cest le niiment le |dus remarquable de sa .vie , parce qu'il jouissait alors de l'amitié et de la. confiance des deux premiers ministres de deux O0urs rivales y le priiice de Kaunitz et le comte de Hertz* berg. Il pouvait prétendre à l'ambassade de Prusse à Paris. Cette missi|n ne le tenta point. 11 prévoyait .les orages politiqueifi|u devai^it rendre si mémorable la fin du 18* siècle*». *

« M. d^schemy publia son premier ouvrage k Paris , en 178^. Il a. pour titre les Lacunes de la philosophie. Ce n'<^tait^ comme il l'annonce, qu'un extrait d'un grand ouvrage qui l'occupait depuis trente ans et dont le sujet est le Mot humain ou de Végoisme et de Ut vertu ; su-

II, a

8a histoiiue; B£ i.-j^ «lqxjssiulju,

jet biea digne des mëdiutions de la philosophie qui n'a pu encore expliquer la grande énigme du çosur .hur main »,

« En t<29i y il publiala Correspondance d'im habitant de Paris , avec ses^mis de Suisse et d'AngleUrre sur les ^ènements de 1789, i^goj et jusqu'au mois d* avril 1791? Cet ouvrage contient. onnsleiireB sur les époques \e% pliù remarquables des deux piipmières aanées .de \k révolution. Il fut rapi.demeut «nlevé et Zimmerman le traduisit an. Allemand. .;.. »

« AL d'Eschemy quitta la Frajgnce le ^4 »Mii 179% avec Je ministre de Pnnie. U comptait aller & !B4ine % il s'arrlta en Suisse et jfevintji Paris au moi%de n<>« vembre 1 796. B j publia un ouvrage intitulé^ de tEQfh iité, ou principes pinémux sur les- institutions civiles , politiques et religieuses^ L'auteur prouvait que l'édité est funeste aux démocraties , que les ennemis et les aiiiis de cette égalit^ ont également mal raisonna; qu'elle est un principe de subversi<m.de l'ordre social , une arme fatale k tous lii pattis ^ et le principal agent d^ révolutions. Mais le titre de son livre en fit la réprobaT tion. Reconpaissant cet effets il intitula son ouvrage PhUosephie de la politique^ ou, principes généraux sur les institutions sociales. Mais l'impreision était faite et l'auteur ne put obtenir d'être lu. |^

c Le dernier ouvrage de M. «TEjPirny & pour titre , Mélanges dedittérature^ d'histoire ^ de morah et de philosophie^ 181 1,3 vol. in-i 2 ».

c II aimait beaacoup la musique et, à 8t» ans,«ilehâ^ tait encore d'une voix asses agréable les airs des plus célèbres opéra des écoles d'Italie et d'Allemagne, dans à,ë& concerts qu'il donnait chei lui. U faisait sur l'alto ,

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