‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 9 sur 108 · C. 1. VII · texte numérisé non relu

C. 1. VII

Durand , libraire^ dont Condillac eut far grâce 3oo francs pour l'essai sur l'origine des connaissances humaines ^ imprinié en 1746. C. 1. VIL

Duras, (le duc de) , ambassadeur en Espagne, 1753 ; cité comme ayant banni de sa cuisine tous les ustensiles de cuivre (65).

DuREY , 1 765 , cité pour son imprudence. (609.)

DuRONCEL, 1732, fameux haute-contre à Lyon, avec lequel Rousseau rhanta dans un concert. (7.}

DussAULx, né à Chartres en i7'28, mort en 1799. Nous avons rapporté , tome ï" , p» i83 et suiv. , les particularités relatives à sa liaison avec Rousseau. L'inexai:titude de scm récit ^ la singularité de ses interpréta-

lions, ne peuvent se concilier avec la bonne foi/ qu'aux dépens du jugement. (924 , 929, 980, 981 , 932.)

DuTENs, né en 1730», mort en 1812 , réfugié eu An- (çleterre ; il y connut Jean- Jacques dont il acheta la bibliothèque. II. a beaucoup écrit. (ySt) , 742 , 74? > 7^^ > 793 , 925.)

DuTERREAux, i'j65, maire des Verrières dans le Valde-Travers; Rousseau s'en plaint dans le XIP liv. des Confessions. Il avait un frère. Il' est question, de tous les deux dans la lettre inscrite sous le n^ 542.

DuTiLLET, 1 764, nom donné par Jean Jacques à l'archevêque d'Auch. Mais il se trompait. Il paraît que ce prélat s'appelait Montillet. Il venait de paraître un ouvrage intitulé : /.-/. Rousseau, citoyen de Genève ^à Jean-François de Montillet j archevêque et seigneur d' Auch, !Neuchâtel, in-i2. Cet écrit était de M. Delacroix de Toulouse, qui avait une grande confiance dans ses forces pour mettre sous le nom de Jean-Jacques une réponse à un. archevêque/ après la lettre à celui de Paris. Cette réponse faisait supposer que M. de Montillet avait fait un mandement contre Rousseau. On adressa à celui^^i uu exemplaire de l'écrit de M. Delacroix. Jean-Jacques ne connaissait ni le mandement, ni la réfutation-: c'est le sujet de la lettre inscrite sous le n*^ 4.*^9*

DuvERNEY {Paris) y lySi, directeur de l'École Royale Militaire de Paris, cité par Rousseau comme ayant proscrit de cet établissement l'usage des ustensiles ea cuivre. (65.) «

DuvERNOïs (mademoiselle), 1751, gouvernante dU bon homme Mussard. Rousseau lui montrait ses premiers essais sur le Devin du village. C. 1. VIIL

ttl. PARTIE. BIOGRAPHIE. n<^

DiTViLLAAi) y^libraire^ ami du père de Rousseau, et qui fit réparer à celui-ci un tort qu'il avait eu, '744 > C. liv. VIL II imprima séparément l'article que JeanJacques avait fait insérer da^is l'encyclopédie sur l'économie, po*

litique (167).

DuviviEB , *736, collaborateur de Jean-Jacques au cadastre de Savoie , et cause innocente de la confiscation de sa malle dans laquelle on trouva un pamphlet prêté par Du vivier. C. 1. V,

DuvoisiN,. ministre du pays de Vaud, et chapelain de l'hôtel de Hollande, 1761. C'est lui qui se chargea de faire passer a Rey , le manuscrit du Contrat social,

Egmont ( la comtesse d' ), fille du maréchal de Richelieu; l'une des plus belles femmes de son temps , d'après madame du I)effand f<M:t avare d'éloges. Elle fut l'une de celles à qui Rousseau lut ses Confessions, et la seule qui h cette lecture parut émue , et tressaillit visiblement,, C. liv. XII, à la fin.

ËGREMONT ( lord ) , 1 766. Nommé comme voisin de M. Davenport^ dans la lettre inscrite sous le no 673.

Épinay ( La Idve d' ), fils de M. de La Live de Bellegarde, fermier-général chez qui Jean*Jacques fut introduit, par M. Dupin de Francueil , en 1 746.

Epinay ( madame d' ) , née Tardieu d'Esclavelles , femme du précédent. Elle était aimable, bonne, douce, spirituelle, d'un commerce agréable et sûr; mais l'indifférence et le libertinage de son mari, son exemple^ la société de Mlle. d'Ette , femme sans principes et méchante, celle de Grimm, gâtèrent madame d'Epinay. Sa réputa.

78 UXSTOIllE DE J.-oJ. BOU^SEAUy

tion n'était qu'équivoque avant la publication Ae ses mémoires I depuis cette publication, tous les doutes se sont évanouis. Ces mémoires , traités d^ébciuche d'un long roman y par Grimm qui les eut pendant long-temps en sa possession y ont reçu le titre sous lequel ilssont connus , de M..Brunet, qui , de cette longues ébauche y a fait avec beaucoup de talent un ouvrage plein d'intérêt. Mais la vérité passe avant tout. J'ai discuté le degré de certitude que devait avoir des mémoires réduits ou extraits d'un long manuscrit dont on change les noms : je l'ai fait d'après les règles établies par la saine critique.

La réduction y la métamorphose , le changement de titré, sont autant de circonstances qui affaiblissent cette certitude.. Je ne dis rien du degré de confiance auquel avait droit l'historienne, parlant dans sa propre cause, accusant de feuaseté un homme qui n^avait jamab été connu que par «a brusque franchise , Duclos qu'elle représentait comme intrigant et tracassier. Dans l'édition des oeuvré» de Eousseau, faite -par madauie Perroneau, j'avais mis à la fin du premier volume une note consafcrée à l'examen de ces mémoires.

En parlant de cette édition, l'auteur du Manuel du libraire dit que mes notes sont trop longues et inexactes, à en juger par celle sur les mémoires de madame d'Éf»nay. Je ne réclame point contre cet anathéme. Je me contente àe rappeler qu'il est prononcé par l'éditeur propriétaire de ces mémoires; de faire observer que lorsqu'il porta ce jugement , il n'y avait qu'nn volume sur vingt de publié; qu'il est nouveau de juger de toutes les notes par une seule, et surtout de notes qu'on ne connaît point; qu'il aurait du, ce me semble, prouver mon inexactitude, au lieu d'énoncer purement et simplement le reproche , car rien n'est si facile à démontrer qu'une inexactitude ,

Page 1