‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 11 sur 108 · III. YAHTIJE. BiOOBi^lPBIE. gj · texte numérisé non relu

III. YAHTIJE. BiOOBi^lPBIE. gj

sa partie dm» l'exécvaioii df» qmtw>v et quiptetti xles i^émes maîtres if (i).

Il donna tous tm pipicra et manimrit» à lil* Y iUeocve, sonami^^im, malgré ses iaauiiee» daxi9 sa dm^tire et courte makdift; ttStm de les Cstire enlever, érojanit que la famille du comte respecterait &€$ volonté. Mais il n'a pa les obtenir depuis i8i4 > époque de la mort de M-d-Eicheray. ^

Une somme de six cents francs avait été destinée pour

ireloî qui, au jugement de rA^cadémie française , ferait

le meillenr ëlege de J.-J. Kousse^u, ]\|f. d'JEseliemj

doubla cette somme et se mit swr les rangs pour concom*

rir.L'A.#Euiémie ne prit aucune décision, et les éloges resr

tèreut ensevelis dans ses cartons. « M. Marmontel avait

» distingué le nûen» raconte M. d'Ssdiemj. Voici le

9 jugement qu^il en porta, écrit de sa propre main,

» sans sayoir qui en- était l'auteur : Cei,ouvra^ est plein

9 d'enthousiasme ^ mais il réunit les beautés et les dé-

» fauts que l'enthousiasme produit. Si F on ne demande

» dans reloge de Rousseau que de la verye et de la cKa--

» leur y une éloquence' naturelle y mâle et hardie ^ des

» vues prof ondes et des idées vastes^ talUeur aura réussi,

» Maisnm^ en voulant mettre d'accord Jean' Jacques

» as^ec lui-même ^ V auteur de ce beau discours a tenté

9 Vimpossible, XJn bomme de lettres à qui j'avais lu cet

9 éloge ^ en parla' à Marmontel devant moi, en lui té-

9 moignant ime grande surprise que TAcadémie ne l'eût

» point couronné. Marmontel fut très-embarrassé , car

9 il aviât £ût mention- de cet éloge en termes magpii-

(i) lie comte d^Escherny avait sur la voix des opinions feingulîëres que nous rappellerons dans la '4* partie à l'occasion des /oeurres musicales de Rousseau.

84 HISTOIIUS DE J.-I. ROVâSEAU^

i> fiques , et il jouissait d'une grande influence sur FA-

» cadémie ».

Marmontel se trompait en prétendant que le comte

d'Eschemy voulait mettre Rousseau d* accord avec lui-

mémem II a plutôt essayé d'expliquer pourquoi Jean- Jacques ne pouvait être d'accord avec lui-même^ en tentant' de prouver que les contradictions étaient insé> parables du génie. Nous avons (p. a85 du i*' vol.) examiné et réfuté cette singulière opinion.

L'Académie ayant été dissoute sans adjuger le prix, l'Institut créé^ et le sujet mie au concours, oublié^ le ministre de l'Intérieur fit remettre au comte d'Eschemy, par M. Barbier, des livreS;| pour une valeur de fix' cents francs.

Page 1