IV. PARTIE. SES OUVRAGES
rîque. Je vous demande pardon , M. le prince; mais ces gens^là n*ont pas d'accent , et ce soih de bons paysans qu'il faut.
» Ma femme est bien sensible à votre souvenir. Mes disgrâces ne lui affectent pas moins le cœur qu'à moi , mais ma tête s'affaiblit davantage. Il ne me reste de vie que pour souffrir y et je n'en ai pas même assez pour sentir vos bontés coinme je le dois. 'Ne ni'écrivez donc plus , monsieur le prince, ijme serait impossible de vous répondre une seconde fois. Quand vous seriez de retour à Paris y venez me voir , et nous parlerons.
» Agréez, monsieur lé prince, je vous prie , les assurances de mon respect. »
Cette lettre n'a jusqu'à ce jour été comprise dans aucune des éditions de la Correspondance de Jean-Jacques. Celle de M. Lefevre était imprimée, lorsqi^e son éditeur en eut connaissance. Il l'inséra dans le supplément : c'est le motif pour lequel nous la reproduisons textuellement. Elle parut pour la première fois en 17891 dans les Poésies françaises d'un prinee étranger, Rousseau l'écrivit à une époque où il ne correspondait plus avec personne. Nous ignorons de quel opéra il veut parler. Ceux dont Grélry fit la musique en 1775, sont la Fausse magie et Céphale et Prooris; encore cette dernière pièce avait-elle été précédemment jouée à Versailles. Toutes deux sont de Marmontel.