‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 12 sur 108 · C. i. XII. (444, 579, 6ao · texte numérisé non relu

C. i. XII. (444, 579, 6ao

EsTREES {Louis-César le Tellier conite d* ) quitta lé nom de Louvois pour prendre en 1 7^9 les noms et armes à'Estrées du chef de sa mère , sœur *du dernier mai échai de ce nom mort sans postérité. Il se distingua au service, devint maréchal de France et battit complètement le duc. de G)mberland à Ilastemberg le 26 juillet 17 5 7. Né en iôqS, il mourut en 177 1 , sans laisser d'enfants. liC duc d'Orléans avait placé près de lui Grimm en qualité de secrétaire. Ce fut donc le comte d'Estrées et non le maréchal de Gastries (conmie le prétend Rousseau) que Grimm suivit à l'armée en qualité de secrétaire. Voy. Castries. C. 1. EX.

Ette (mademoiselle d'), 1747 > femme de la société de madame d'Epinay. Rousseau la représente comme méchante, et ce témoignage est confirmé' par le rôle que joue mademoiselle d'Ette ^ dans les mémoire^ de son amie. C. 1. VIL ^

. III. FABTIE. BlOÙViX»nm* 85

F'ACOAGAy Espagnol, chez. lequel Xeaa-Jacque« passait les soirées d'hiver , k Vernse^ en 1744* C* 1* YH.

Falconnet {Camille) , fils et petit-fils de médecin , et médecin lui-même ; naquit en 1671 et mourut en 1762^ Cité dans la lettre inscrite sous le n** 65.

Fauche , libraire de Neiichâtel , 1 764 , eut l'intention de faire une édition des œuvres de Rousseau. Il devait venir établir k cet effet une imprimerie k Motiers^ mais ce projet n'eut pas d'exécution, (5i3.)

Faugnes (madame de), 1764*, amie de madame de Luze, chez qui Rousseau l'avait vue au Biez. (45 1 , 657.)

Favre (MO f premier syndic de la république de Genève en 1 763. (399.) ^^

Favue (M.)^ 174^9 autre, mentioimé dans la lettre inscrite.sous le n? %^,

Favria (le comte de)^ petit-fils du comte de Gouvon.

Cl. iii. •

Fel (mademoiselle), 1764^ actrice pour laquelle Grimm fit semblant de mourir 4'&niour , ne se jlounissant, dans son désespoir, que de cerises confites. G. 1. Vffl.

Félige , professeur k Berne , 1765, dont on se servit m qui se mit lui-même «n avant pour tendre un pîègè k Rousseau et savoir s'il était ^uteur d'un libelle. (578 , 654.) •

Ferrand , 1761 , janséniste , ami de d'Alembert avec lequel il logeait k Paris. Il passait.les étés k Montmorency. Il y fit la connaissance de Rousseau G. 1. X.

FiiroGBiETTi (le comte de) , ministre de Naples k Ve-

66 BiSibtItfc DX J.-^. ROUSSEAU^

nise en 1 744. R^i^seau l'y- connat et se lotie àeê rapj^drt» qu'il eut ftvéc c;et ambaSBadetir. G; 1. VIL.

Fischer, i 765 ^ nomme dans plusieurs lettres de Rousseau qui fait son éloge. (600 ^ 632.)

FiTZHERBEEt , 1767. Kousseau se loue de ses,, soins. (7330

FiTz-MoRis , Irlandais , hôte de Jean- Jacques à M ontpelliët',i758,C.l. Vl. .

FizEST , 1738. Médecin célèbre dé Montpellier, consulté par Rouleau. C. L Vl.

FoLLAU (M.) , secrétaire de M. de Montaigu , quil planta là. Il fut rempkcé pâf Rousseau > 1743* Qmf.

ûv.vn.

FôNttNBLLÊ, tiéen 1657", «*<>rteû 1767 , eut delV mitié pour Jean-Jacques à qui il dodha dé bons QonMlêé

a Quand Fontenelle tit mes essais, il me dit : Je vois

où vous irez : mais souvenez-vous de ces paroles* Je suis

un des hommes qui ont le plus joui de leur réputation.

La mienne in'a Vàlii dés pensions, des -places, des

honneui's et de là considéfation. Avec tout cela, jamais

âucuii de ihes ouvrages ne m*a procuré autant dfe plaisir,

qu'il m'a occasionné de chagrin. Dès que vous aurez pris

là plume, vous ]^rdrez- le repos et. iê bonheur» Il AT^it

bien raison. Je ne les ai retrôuirés que de{>uis que je l'ai

quittée. 1» C'est Beraardii| de Saiht-Pierre qui rapporte

ce trait. Conf. liv. VII. • • -

FoRGADE (de), 1745- De la société de Rousseau qui ne

le nomme qu'une fois« C» !• YII.

FoRGALQuiER (la comtessB de\ née Canizy. ËUe avAit épousé en premièQeB ttôces le comte d'Ânlin, fil» dé la

m. 9ABTIS.. BIOGBAPHIJE. * 8*7

comtttsede Toaloiiae, d'un mariage antérienr à celui avec lé comte de Tooloase^ un des enfant natofels 1^- .limés par Lovûs XIV. Elle était de la société de madame Dupin. JeanyJacqaes en parle an Vil' liv. de ses Conf.

« Madanie de Forcalquier^ dit madame du Deffand » dans ses lettres, n'entend rien à rien. Elle m'a lu chei » sa bonne amie , madame Dupin , nn petit ouvrage de » sa faç(»i en forme de lettres, quf est une apologie de n la vieillesse, paroii elle prouvait qu'on pouvait être » amoureux de quelqu'un -de cent ans. Cda me dégoûta.»

« Madame de Forcalquier (lettre du 3 février 1.767) s'apprivoise terriblement. Elle a été excessivement fêtée à la noce Lambale. Le prince de Gonti l'a exU'émement courtisée. Madame de Luxembourg l'a louée, iattée, caressée, admirée.» Dans d'auues lettres elle* l'appelle la BelUsama*

Le II mars 1770 il j eut, entre madame du Deffand et madame de Forcalquier, une scène suivie d'une rup* ture complète. « Ainsi, dit la première, finit une liaison bien mal assortie et à laquelle je n'ai ncd r^ret. Je ne m'en plaindrai ni n'en parlemi à personne. »

FoEVET ( Jeun-^HenriSamiesl ) , né à Berlin en 1 7 11^ mort en 1797. Auteur fécond d'une multitude d'écrits parmi lesquels sont, 1 9, Yantù-JEtnihy et, a®, ï Emile chrétien, morts comme les autres. Après avoir combattu i^le, il entreprit de le convertir, et publia sous son nom cet Emile travesti , ce qui fit croire qu'il voulait s'appropria: le véritable. L'bumeur que devait donmer à Jean-Jacques une telle conduite, fut en raison du prix qu'il attachait à un ouvrage qu'il regardait comme son principal titre à la gloire. Il mit à cet ouvrage, contre Formey , des notes qu'on trouve dans les dernièires édi-

88 HISTOIRE DE J.-J. ROUSSEAtT,

lions. Peut-être àurait-il mieux fait de garder le silence, parce que c'était remporter une victoire* trop facile.

Formey dans ses Souvenirs d'un citoyen ^ T . H^ p. k 1 5 , . croit que Rousseau n'ira "pdiS fort au-delà du siècle ou il a vécu y prophétie .qui ne paraît pas prête à s'accomplir , si l'on en juge par les cinq éditions des œuvres du citoyen de Genève^ publiées depuis peu, et vingt ans au-delà du tei'me assigné par lé prophète. Ce prophète se donnait à lui-même un démenti , en écrivant le 7 juillet,' 1 7Ô3 ^ une lettre dans laquelle il 1 ui disait « « Tous n'éblouissez pas par » de »mples éclairs, comme tant d'auti^s, qui aspirent » aujourd'hui àlaglpirede bienécriret mais vous édairez; » VQus touchez ^ vous entraîneriez , si les propositions que » vous soutenez ne renfermaient presque tdutes l'anti- » dote, de la manière dont vous les soutenez. Vous don- » neriez envie de vous croire, si la chose était possible. »

Rousseau fit à cette lettre une réponse inscrite dans notre travail sur la coprespondaace, sous le no 5110, à la date du 6 septembre 1 760 } nous ignorions à qui elle était adressée, et ce n'est qu'en lisant les Souvenirs d'un citoyen que nous voyons que c'était à Formey^ qui a mis dans ce livre sa lettre et la réponse , prétendant que Rousseau voulait éluder la question^ U avait cependant lutté contre des adlTersaires plus redoutable.

Il paraîtqûe Formey voulut se justifier auprès dé Rousseau de l'édition qu'il avait faite de l'Emile, à l'insû de l'auteur, et dans ce but il lui fit donner des explications par le baron de Ghambrier. Gé dernier écrivit le i3 décembre 1764, à Formey. Illui disait dans sa lettre : « J'ai enfin vu Rousseau à la fin de l'automne. Je lui ai '-» beaucoup parlé de vous : il me parut d'abord fort pi- » que de Y Emile chrétien ^ et me dit là-dessus que vous » vous enrichissiez ea vendant ses ouvrages. Il me dit

■ lit. ^PjLRTlt:. BlOG&A^aXE. • 8q

» aussi que vous le maltraitiez dans le y6tre , et qu'il » était surpris que vous fissiez imprimer un livre que 9 vous dépeigniez sou^ des couleurs si dangereuses, etr. Nous croyons qu'un zèle indiscret et mal éclairé lut le mobile de la bonduite de Formey dans cette a£Faire, sur laquelle nous ireviendrons dans l'histoire d* Emile, V. l'art. Trublet. t. liv. X. ( aïo. )

YovcBT ( Jeart'Paul Grandjean de ), né à Paris en 1707 , mort en 1788, secrétaire perpétuel de l'académie des sciences. Il fut un des commissaires chargés d'examiner le projet de Rousseau, relatif à son nouveau système de niusiqae. Jean-Jacques en rendant justice à ce savant s'est trompé lorsqu'il a cru qu'il était étranger à la musique. Fouchy jouait de plusieurs instruments, assez bien, dit M. Wern^poursejaire applaudir dans les sociétés les plus brillantes. Dans l'article plein d'intérêt que lui a consacré cet habilebiographe ( 1 ), on lie une partiariarité curieuse. « Les organes de la voix- avaient » (à la suite d'un accident arrivé à M. de Fouchy) cessé » d'obéir à sa volonté. Lorsqu'il voulait énoncer un mpt, » sk bouche en prononçait un autre ; en ëorte que dans « le moment où il avait des idées nettes , ses paroles » étaient sans suite. Lui-même rendit compte de cet acci- » dent dans les mémoires de l'Académie. Il détailla tons » les symptômes, toutes les particularités de ce phéno- » mène, ayec une simplicité , un calme , une indifférence » même, digne des héros du stoïcisme antique; et l'on » voit .par ces détails qu'au milieu même de ces symp-t » tomes si effrayants qui le menaçaient, pour le reste » de sa vie, d'ime existence pénible et humiliante, il

(0 Voyez Biographie universelle , article Fouchy, tome XV.

go ' HISTOIRE 01 J«^l* ROITSSBAU ,

» était plus occupé d'observer acs maux que de t/en » affliger^ » • ^.

Graudjean de Eouchy a latfisé un grand noml^re -de mémoires savants^ imprimés. pour la plupart' dans le recueil de l'Académie des sciences. Gonf. liv. Vil*

FbuLQuiER, 1764, Genevois, qui fit passer à Rousseau le mémoire de M. de J sur les mariages des

protesunls , en l'invitant à s'oecuper de cet objet. Rousseau r.efusa d'écrire^ mais non de donner des conseils; ci l'on en avait besoin. C'est le sujet de la lettre inscrite sous le n^ 4d9*

FoiTRMONT (M. de). Trois savant* de ce nom ont brillé dans le 18® siècle. Les deux premiers étaient deux frères nés k Herbeley , près' Saint-Denis. Ds moururent Tun en 1745 et l'autre en 1746. -Le troisième, neveu dès précédents, né en 17 li, est mort en 1780. Jean-Jacques en nomtne un comme faisant partie de la société de madame Dapin, qui réunissait cbez elle tous les gens qui jetaient de l'éclat; mais il ne désigne point lequel des trois. C'était en 174* , époque ou le troisième n*aVait point encore de célébrité. C. -, 1. Vin.

FouRNiERE (M. de) , 1765, personnage qui devait partir de Bordeaux , pour aJler voir Jean-Jacques , sans savoir si cela convenait ou non à celui-ci qui était alors à Motiers-Travers ( 609 ).

,Franctoil ( Dupin de ) , 1 743 , fil» de M. Dupin , fermier-général , et de son premier mariage, n'était consé. quemment que beau-fils de la célèbre madame Dupin. 11 cultiva la chimie , la musique et les arts 5 se lia avec Rousseau , secrétaire de sa belle-mèrej voulut faire sa fortune en le chargeant de la caisse des ferroiers-génë-

1tf« »ART». BI0GBAPB1K. g\

râuxj fKÈÊh les inquiétudes du nouveau caissier furent telles qu'il en perdit le sommeil et tomba malade ; ce qui jui fit' donner sa démission. M. de Francueil le crut et le déclara fou y ne concevant pas qu'un homme qui n'avait rien , Voulût ne rien avoir. Ct refus éloigna le fiaaiicier de Jean-Jacques. C. , 1. VII, VIïI, IX et t. P*^ de cette tistoire, p. 43.

Francueil (madame Dupin de), 1742. ]!itadame Dupin avait donné à son beau-fils une femme bien laide et bien douce y dont la jalousie fut excitée par les amours de son mari et de madame d'Epinay. G. , L VII et IX.

.FaBûiaiG II , roi de Prusse , à qui l'on a donné et qui mérita le nom de Grand y né en 1712, mort en i786* Rousseau le regarda comme son bienfaiteur, quoiqu'il eût refusé ses présents , et crût s'acquitter en lui faisant entendre le langage de lai vérité. Celui qu'il tient sur ce prince , à prop4i flemilord Maréchal, -prouve que, mal* gré le reproche qu'il lui faisait d'ainier trop la guerre, il le considérait coxnme un grand roi. C. , 1. XII. ( 34<> 349 et 665. ) V. 1. 1 , p. 71 et suiv.

VnxBiOV (É lie -Catherine) y néàQuimper en 1719^. mort en 177^. Critique célèbre, qui fit passer plus d'une mauvaise nuit à Voltaire. Il attaqua pareillement Rousseaa , mais avec moins d'acharnement, et même il feut l'air de prendre son parti dans sa querelle avec David Home. Il fallait à Freron des ennemis puissants par la' faveur ou le crédit.

liorsque Jean-Jacquel fit paraître les Lettres de la montagne , Freron se procura , pour le mettre en contradiction , la copie d'un certificat , par lequel il attestait ayoir été témoin d'un miracle, V. l'art. Bernex , t. I,p. 10. (6*4-)

<93 RliiTàfmfi D£ J.>J. «OITflSSJLU,

•FaiEac (le comte de)., j<74^, Fim dés fifrbtécteàrs de Gr»mm ^ qui logeait chez lui. G» , 1. VID.

Froment (madame de), 1764, nommée dans deux lettrés, d'après lesquelles il parait qu'elle était voisine de Jean- Jacques k Motiers et de sa société. ( 4B6 et 677.)

FaouLAi (le bailli de ), ambassadeur de Malte, et frère d^ prédécesseur de M. de Montaigu dans l'ambassade de Venise. ( 1 750. ) G. 1. Vni.

Faoulai (lexomte de), ambassadeur ' de France à Venise en 1742. C. ,1. VII.

G AGzs {Dumont comte, dé) , né à Mons em i68a; commanda l'armée espagnole en 174.3* U s'avança dans la Lombardieàla tête de dix-huit mille.Napolitains; battit, le 8 février 1743, les Autrichiens, quoique beaucoup plus nombreux. Mais, obligé ^ la retraite par des forces «upérieure^ , il conserva sa petite arni^i^ntacte, et, par une suite de manœuvres savantes , ne se laissa jamais entamer. C'est cette retraite dont parle Jlousseau. Gonf. îiv.VII.

Gagnebin, 1 764* Botaniste dont la mémoire était pro« digiéuse et qui possédait parfaitement. la nomenclature des plantes. Rousseau l'appelait le parolier: il l'accompagnait en Suisse, dan» ses herborisations. Le copite d'Escherny en parle dans le récit que nous rapportons ,

Gaime(M.), 1728. Précepteur des enfants du comte de

Meïlaride, ètl'un des deux modèles du Vicaire savoyard.

Gonf. liv. m.

Galiani {Ferdinand), né en 1728, miort en 1787» A.bbé célèbre par l'étendue, la profondeur., la variété

III« PARTIE* BIOGRAPHIE. g3

de S€s comi^ssances , et par la yivaciiéde*soQ.eijirit. Grimm, dans sa correspondance , et Gioguenë, dansi la notice {^Biographie unisferselle)^ donnent des détails iiitér ressants sur ce savant q|p, d'après le rapport du premiery ' était original et cynique. Il vint eni^S^ à Paris^ comme secrétaire de l'ambassade napolitaine^ et s'y fit remar* quer par ses saillies et la singularité de ses manières, U y rédigea ses dialogues sur lecominerce des grains, dont Voltaire disait qu'il semblait que Platon et Molière s'étaient réunis pour composer cet ouvrage. « On* n'a ja-^ » mais y a)outait-il, raisonné ni- mieux, ni plus plai- » samment. » Galiàni, dans sa causticité, n'épargnait personne, et ton ami Grimm fut quelquefois l'objet de ^s railleries. Le baron allemand y prétait par sa vanité. L'abbé Galiamlui écrivait avec ce protocole: a Au fiacre » de tous les princes allemands^ maître des cérémonies » de la philosophie; et lui disait, portevoix de tant de V> pFtnces ^ui vous arrivent, quand finirez- vous de les » remiser. » (Y. Grimm). Il parait qu'il %e faisait rendre compte des actions de Rousseau qu'il n'aimait point et qu'il ne pouvait aimer, étant intimement lié avec ses ennemis. Il distinguait deux sortes de raisonnements ou phaôt de résoTuiements, RaisonnemeïUs de cruches y ce sont les plus ordinaires, et raisonnements de cloches comme ceux de Bossuet et de Rousseitu, Nous ne danserons point celui dè'Galiani, qui avait plus de jugement que n'en suppose ce mauvais calembourg.

Quelques citations donneront une, idée de ses opinions : (( Si l'on rencontre sur son chemin, dit-il, \ûi » prince sot, il faut lui prêcher la tolérance, afin .qu'il » donne dans le piège et que le parti écrasé ai^ le temps » de se relever paf la tolérance qtt-on lui accorde, et » d'écraser son adversaire à son tour. Voilà pourquoi

94 UiSTOU£ D£ 1W« KOirSSJlÀtr^

» quelquefois, uû 9ouyeraio sëcoUer 49it ^E^uter La 1^ » lërancé : c'est lorsque Taffaire intéressa les pirétrei » sans intéresser les souverains. i>

« Il est bien vrai que Vhxk% est quelque chose de » différent du corps, mais c'est comme la crème diffère » du lait, la mousse du chocolat, l'eau de vie du vin* w L'essence du corps devient esprit»»

« Avez*Tous jamais eu le délire de croire à Rousseau

• et à son Emile, et de penier que l'éducation, les

* maximes , les discours , puissent rimi à l'organisation » des têtes? Si vous y croyez, prenez-moi un loup et » faites-m'en un chien, si vous pouvez, »

Cette façon de penser sur l'Emile est une suite nécessaire des opinions de Galiani. Il ne pouvait y avoir aur cune espèce de rapport entre celui qui ne reconnaissait que le droit du plui» fort, prêchait le despotisme , et .ce* lui qui passait sa vie à le combattre. Aussi faisait-il d'autant moia^ de cas de Aoasseau . qu'il ne le connaisr saitque par Gtimm,' Diderot et d'Holb^cl^, et longtemps après leur rupture avec Je^n^acques. Il écrivait à Raynal lé 3o décembre 1 770 : « Que ne vous arrêtez- » vous rue Platrière? là, ijemandez au précepteur des 9 mèx«sde famille, si, en cessant défaire des livres, » il a également cessé de faire de^ enfants que d'autres » noarrissent» Voyez surtout la jolie mercière qui main; » tenant, n'en déplaise à sa gouvernante, lui tiept lieu » de tout sur la terre. » On voit par ce passage qu'il se faisait rendre compte des actions de Rousseau. Cette mercière était madame Venant dont nous avons parlé. Voy. T. I, p. 180.

Galley. il est 4|uestion de plusieurs femmes de ce nom. La première , jeune, et jolie savoisienne, . était

avec vx&àemnSfeïÏB Graffenried, de la partie de Touae décrite avec tant de charmes dans le IV« liy, des CiouT fessions. Jean-Jacques en devint amoureux, et parle d'elle dans la lettre inscrite sgus le n** a. C'était en 1732.

La seconde devait se marier en 1764; date ef. circonstance qui la distinguent suffisamment de la précédente. Jean-Jftcques lui envoya iia lacet, (iê^.)

X»^ lettre ioficritejouâ le nP 584; est dam quelques éUtioDs adressée à mademoiseUe GaUey ; mais c'eat uâiejorreur que nous avoiig recti&ée. Elle doit l'être h, mademoiselle d'ivemaii.

Garcin y 1 765 f nommé avec éloge dans la ^lettre inscrite sous le n** SGg.

GcARÇoN, '7^7; secrétaire du marquis de Mirabeau. (766,768.)

Giisc f de), 1740, président à Mortier, au parlement de Bordeaux. Quoiqu'il fût musicien, il apprit la composition de Rousseau. C. 1. VIL

Gati^i 1780^ séminariste 4' A'Oiiecy,. et l'un des deux modèle» dvL Vicaire savoyard- Voy. son pof trait et ses av^ntHurei» C. U IIÏ*

Gatjffecoûrt*, Tun des premiers amis de Rousseati et de ceux qu'il consérVa, quoiqu'il voulût séduife Thé** rèse. II avait commencé par être horloger; ensuite on lui dpnna là fourniture des $ds du Valais; ce qui valait vingt mille livres de rente. Rousseau fit sa conimis^ancc en 1735, chez le marquis d'A-hlremont. C. 1. V, VIII, IX. (4o8, 4^9» 532.)

GàJJêHH (ii»ademoiseUe)^ actrice des Français, qui joua ttu réle d'%m(Hireu»e dans Narcisse ou l'Amant de

luiyméme, le i8 décembre 17 5a y pièce qui n'eut que deux représentations. G. 1. VIII.

Gautier, de Nancy, l'jSo, critiqua le premier discours de Rousseau, dont la réplique est un chef-d'œuvre. C. 1. VIll. V©y . le discours sur les lettres , etc.

Gautier, 17^0, capitaine suisse, au service de France. Il eut avec le père de Jeatn- Jacques une affaire, qui, en le forçant k s'expatrier , et conséquemment à laisser son fils k Genève , eut la plus grande influence sur la destinée de celui-ci. Sans cet événement , Jean-Jacques aurait pris une autre direction et la profession de son père.

Gen:évois (M.^, 1737, nommé dans une lettre inscrite sous le n*^ II .

Genlis {Madelàinfi^Fdlicité Ducrest de S.- Aubin, comtesse de) , née k Gfaampçéri, paroisse d'Issy^-l'Évéque, arrçndissement d'Autun, le 16 janvier 1746*

Nièce de madame de Montessôn, elle eut accès dans la maison d'Orléans. En 178a, elle succéda au chevalier de Bonnardy sous-gouverneur des enfants. Nous avons rapporté le récit piquant, fait par cette femme célèbre, des r^ppprts qu'elle eut avec Rousseau. Voy. tome I, |K 19^2 et suiv. Madame de Genlis^ k l'instar de M. Formey, a refait un Emile avec celui de Jean-Jacques. Y'oy. dans la quatrième partie, au chapitre des ouvrages projetés p^r Rousseau, la manière dont elle remplit le plan de hi Morale sensitive.

' Personne n'a peut-être, autant que madame de Genlis, mis en pratique le précepte fondamental de l'Emile , qui est .de se préparer des ressources pour savoir , dans l'occasion^ braver la fortune, soit en cultivant de^ ta-

m. PARTIS. BIOGRAPHIE* gn,

lenUy soit en apprenant un métier, de manière à ne jamais être pris au dépourvu. Personne n'a peutêtre encore y autant que madame de Genlis , suivi cet autre précepte de Jean -Jacques , qui veut qu'on soit toujours occupé^ que les doigts teavaillent quand la tête se repose. Madame dé Genlis. sait plus de vingt métiers ; la dextérité de ses doigts est inconcevable ; elle excelle dans les arts d'agréments : sa plume et sa harpe sont connues et justement admirées; il y aurait, dans madame de Genlis de quoi faire au moins trente Emiles. Ne doit-on pas en conclure que madame de Genlis est , de tous les disciples-pratiques de Rousseau, celle qui fait le plus d'honneur au maître? Voy. IV* partie, l'art, de la morale sensUwe*

George, 1767, nommé dans la lettre inscrite . sou» le n^ 787.

Gerbil (ff}racinthe'Sigismond)f né en 1718, mort en 1 802 y était fils d'un notaire de Samoen, bourg du Faucigny. Il s'éleva par son propre mérite, et, commençant par entrer dans l'ordre des Barnabites , il devint cardinal et fut de plusieurs ac^éémies savantes. Le roi Charles- Emmanuel III lui confia l'éducation de son petit-fils , le prince de Piémont. Lorsque Clément XIV le nomma cardinal in petto ce pontife désigna don Gerdil par ces mots : notas orbi, vix notas urbi. Son goût pour l'étude et, sa modestie faisaient que, ne paraissant point dans la société, il était plus connu du monde savant que de Rome, et même que dans la ville oà il séjournait. Vers la fin de sa carrière , il se -vit dans la nécessité de vendre sa bibliothèque pour fournir à ses besoins. A la mort de Pie y I il eut des suffrages pour lui succéder : il les aurait tous réunis sans la politique d'une cour puissante.

qB BISJOIRE de J.-7. ROUSSEAU,

Il concourut efficacement à la conclusion du concordat, de i8oi. Ce cardinal a beaucoup écrit, et, parmi ses ouvrages, il en est sur l'attraction, l'étendue géométrique, les tubes capillaires , dont le mérite a été reconnu par de bons juges, tels que Mairan, d'Alembert et Deluc. Il réfuta quelques principes d'Emile, et Rousseau convint que c était Vunique écrit publié contre lui quil eut troussé digne d'être médité. Il s'exprime avec plus de légèreté dans sa lettre du 7 décembre 1768, au comte deCharmèttes(voy. letl. inédites) ^ en disant qu^il trouvait rôcrvrage assez gentil pour un moine ^ maison voit qu'iPn'cn contestait pas le mérite. —

Gesvres ( le duc de) , 1 744 ? premier gentilhomme de la chambre, réclama de M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise, deux dianteuses qu'il n'aurait point obtenues sans Rousseau. G. 1. VU.

Gaoz ( l'abbé ) , 1 747 • Correspondant intermédiaire de madame de Warenscft dé Rousseau. (37,62.)

GiR ARDiER (madame) , 1 762 . Propriétaire de la maison dans laqueRe Jean-Jacques alla demeurer en arrivant à Motiers. Cl. XII.

Gi&4fu»]ÇEi^ (le -major), 4762, recevait les lettres que se faisait adresser Jean-Jacques à Motiers. (SaÔ.)

GisoRS {Louis-Marie Fouquet , comte dé), fih du ma* réchal de Belle-Ile, né en 1732, blessé mortellement à hi bataille de Crevelt, mourut trois jours après, en 1758, âgé de 27 ans. U commençait à réalis<ér les belles espérances qu'il avait données» C'est de lui que Rousseau parle à la fin du 11*°* liv. d'Emile: il le cite encore dan» le cinquième comme ayant voyagé avec fruit. Madame de^ La Tour lui ayant demandé si c'était de ce jeune guer*

riér qu'il avait roula parler, Jean- Jac<iue; en convint dans sa réponse inscrite soas le n» 34^^

GiRARDiN {Kmé Louis de), né à Paris le îx5 février* 1735, mourut à Vernouillct, près de Meulan, le ^o septembre 1808. Colonel de dragons , aanl à la cour de Stanislas il prit part à la querelle de Palîsm et défendit Jean^acques. Ensuite il visita l'Italie, la Suisse, l'Aile-' magne et l'Angleterre. Il rapporta de ses voyages un goût pour Fart de disposer un jardin d'après le site, le pays, et de seconder U nature au lieu de la tourmenter. A son retour, aidé du célèbre Morel, il changea la terre d'Ermenonville qui n'était qu'un marais en un parc dé- Ficieux. Ce fut W qu*il offrit à Jean-JacqueS un asUe qui ne pouvait lui convenir long-temps. D'après le récit de Corancèz, il y fut plutôt entraîné que conduit. Voy. 1. 1% p. 270 et suiv. M. de Girardin a laissé plusieurs enfanu. Celui auqtwiJaousstcau, pendant te six semaines qu'il vécut à Ermenoaville , donna quelques soins , s'est distingué par la sagesse, la justice de son administration, 4ansrexercice des fonction» de préfet, et prouve aujourl d'imi qu'il aurait été digne d'être l'élève. de celui qui voulut meUm la loi €m-dessus de Vhomme.

GrOï)ARD,i732, colouel Sbiss^au service de France; vieil avare contre lequel Rousseshi fit une satire qui n'a pas été conservée. C'est la seule qu'il se soit pprmise et il n'avait que vingt ans. Le colonel avait un neveu dont Jean-Jacques devait être le mentor. T. I, p. 1 1 , Cpnf liv,IV.

GoDEFROT, i74i« Maîtresse du chirurgien Pariso( louée par Rousseau. C. 1. VU.

. GoLDozfi {Charies\ néÀVenise en 1 707, mort en 1 7q3surnommé le Molière italien, dans sa patrie, qui nt

pouvait en faire un plus bel éloge qu'en lui donnant le nom du premier et du plus inimitable des comiques, i! eut avec Rousseau quelques relations dont il rend compté dans ses mémoire^ y et que nous n'avons point rapportées, parce que les détails sont semblables à ceux que nous avons offerts. Jean-Jacques en parla dans le IX^ liv. des Cojifpssions , à propos de Diderot qu'on accusait d'avoir pillé Goldoni.

• GoircERU (née Rousseau), tante de Jean- Jacques qui lui fît' Uiue- pension. Elle vivait encore en 1772. (70/ 899.) Voy. T. I, p. 226.

GossET, 1766. Artiste anglais qui, ayant fait le portrait de Rousseau , voulait lui en faire présent : celui-ci refusa de le recevoir et pria M. Hume de le faire acheter,, le destinant à son ami du Peyrou. (663.)

GoTON, 1721. Jean- Jacques, à onze ans, l'ainiait en même temps que madame fi^ /^i^on : mais d'un autre - -amour. G* 1. 1.

GouAN ( Antoine) y 1768, docteur en médecine^ fonda le jardin de botanique de Montpellier , et fit suivre la méthode de Linnée. Jean-Jacques estimait ses travaux et sa personne. Il eut même le projet de l'aller voir. ( 843 , 853,910. )

' Gouiw, 1747* Sage-femme chez qui Thérèse Le Vasseur allait faire ses couches. C. liv. VII.

GouvoN (le comte de), 1731, chef de l'illustre maison de Solar, premier écuyer de la reine deSardaigne ( i ). €. liv. III.

(1) Les ducs de Savoie prenaient le ti(re de rois depuis huil ana à celte épo<}ae.

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