III. l^ARTlEk 6I0ÛRA»RI£. nB
tn^a tant accusé d'avoir mis en scène, était au contraire loué dans la pièce , et le peu de raillerie que je m'étais permis sur quelques*uns de ses paradoxes , était alots d'auMait^us excusable qu'il n'avait lait encore ni Y É mile, ni la Nouvelle Héloïse.
« Voltaire qui ne l'aimait pas^ et d'Alembert surtout^ à qui sa réputation naissante causait déjà de l'ombrage, se divertirent à lui appliquer le personnage de la pièce qui, sous le nom de Ctispin, ne désignait évidemment qu'un valet-secrétaire. Quoique dans la préface je me lusse appu]ré de l'autorité de Rousseau lui-même qui n'était pas moins que moi l'ennemi déclaré des impos-* teurB de la philosophie^ la malignité de Voltaire pré» valut et Ton feignit de croire que, sous le manteau de GrispiA, c'était bien réellement le philosophe de Genève que j'avais représenté marchant à - quatre patles. )>
«Diderot fit contre moi et contre dtot femmes dtrpire<* mter rang à qui j'avais le6 plus .grandes obligations , deux mauvaises satires en ptôse ornées d'une épigraphe d'une impudence cyiiique. Gette injure me fit achever la Cô^ medie des Philosophes, Le duc de CKobeul l'avait lue à madame de Pompadour. Il donna l'ordre au vieux Grébillott, alors censeur du théâtre, de n'y rien suppri- '&er.».. L'archevêque de Toulouse, Briennc; qtti était aux ordres de d'Â.lembert, fit revenir le duc, et la pièce^ qui avait eu beaucoup de succès , fut défendue ».
Jean-Jacque^ ne fut sensible qu'au r61e que l'aut^nir faisait jouer à Diderot. Mais on prit pour prétexte celui qu'y jouait son valet, marchant à quatre pattes pour outrer les principes de son maître^ et l'on provoqua Stanislas qui avait de Testime pour Rousseau. Il y a apparence que si levioi de Lorraine n'eût pas écrit pour ré-