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(i) Tom. ly p. 395 j juillet 17^151.
ÏV. PARTIE. SES OUVRAGES. 3fig
^ philosophiques ; mais sa logique n'est pas toujours 1» exacte^ et les conséquences et les réflexions qu'il tiye » de ses opinions sont souvent outrées.... Si vous voulez » suivre M^ Rousseau , vous aurez la satisfaction de ré- » fléchir avec un philosophe profond et lumineux ; mais w vous serez toujours obligé de prendre garde qu'il ne » vous mène trop loin. Ce défaut même a cependant ses » avantages pour les lecteurs^ en leur procurant rocc^- » sion d'exercer leur esprit à la justesse , en rectifiant les » idées d'un esprit vrai ^ mais bouillant , et en les rete- 1» nant dans leurs vraies limites.... Vous trouvère? aussi » à la suite du discours des notes > dont une expose les » malheurs de la société actuelle comparée à la vie » sauvage ^ que je regarde comme un chef-d'oeuvre » d'éloquence. »
JeansTacques se plaint , et dans ses Confessions et dans ses lettres^ de Diderot ^ prétendant qu'il donnait à ses écrits ce ton dur et cet airnoirqiCils n* eurent plus quand il cessa de le diriger, a Le morceau du philosophe qui 1» s'argumente en se bouchant les oreilles pour s'endurcir n aux plaintes des malheureux ^ est de sa façon ; et il « m'en avait fourni d'autres plus forts encore y que je ne » pus me résoudre à employer (i).
Quand Rousseau commença d'écrire , il se proposa Diderot pour modèle. « J'étudiais , dit-il (a) , particulièn rement sa diction. Il a même mis dans mes premiers » ouvrages plusieurs morceaux qui ne trancheùt point » av^ le reste , et qu'on ne saurait distinguer, du moins » quant au style. Il est certain que sa tournure et la » mienne , surtout dans me.s premiers discours y dont la
(i) Confessions , liy. VIII , lettre à M. de Saiot*Germain, 1770. (3^ Lettre à M. de Saint- Germain^ datée de MoDquin, 1770. ir. 24
3j6 HISTOIRE DE }.-J. EOVSSEAU,
it ^cttén wty'Comiiie la fijenae , im pett saiitaote cft ntw- » telitiease, »owt, pai^mi celles de «i» eontemftmiiiis ; » les ûenxqai se ressembhsntlie plttR*>Qa«nt««ic pensées^ ^ tcelles qu'4l â eu là tente de me ftèwt y et i^t^ j'a i&n n la -bétiie à'iAcfpieFy «ont bien tefles 4 distikigiier 4es » mtemie». «
l!ies*<»ti^ag6s 4e #eaAi4aeqttes «ifoè IMerot terdigea «BifitJès deuiL discodifrfi^la fméfice de SV^Mviste ^ et «fiiel^ q«iès*ëc^}ts>»iit>la4iivièii[ue> ils se bre«fiJllèt«D0t ^h ^*]'B^ y ^ 13iâerët to ëlipftiiger 4 in iDaei/i^ «u/* /é» sfiBéêaolesy à VHéMsey à VÉntHcy etc. , ouvrages stf^érieurs aux préieëéeûvs , «et «qui patnnreiK ^pe^vémuremeM à cette i^poque. Si i?éCie capture u'aVaiit pa!S «u lieu , mi «Mirakpa cmititiiiiiêr d'attti^uer k Diàtfeot^ noiPèaHS quelque appa« rence de raison , le mérite de Rousseau.
L'influeBce des écrits de Je^-Jacques tut la destinée de ce célèbre écrivain étam^n raison de lenr «necès , le Bisettrfs iut V inégalité des ûondiiiùns n'-en «tfl aucune. Ce rfétaii que rcartemion et le ilévèloppement des idées et de l'ophiion .exprimées dans fe "premier dî^eottfls avec 'tant dMhiqtience , et ce discours avait'prodii<k totft «on effet : il n'e^igeah pas , cdttinïe le sieicoifd , pottr être apprécié^ une attention ccUtinucSle^et pAr^k^ême^a** 'tigante pour beaucoup de lecfteuts.
Mais , quoique peu tu dans le temps oà il ftttpuUié , ^ce discours a été phis apprécié depuis^ ^til ^t ^otis «uw îquid'bui au rang des meilieiires prodnctimis âeranteur. Xe suj^'en hi>mètne , -et la manière dont il e^t miiié , lui donnent une ^gale importance. On l'a cnosid^é e^mme Pexposé de ce qnW appelait -son 'syscéttie et ^ ce que nous nommons son opinion ^ parce que nous le croyons «incère jusque dans sesparadoxiesb Mais il cist «^sentiel de^e faire une idée fuste de> cette 'opittien^ «t bous