‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 32 sur 108 · IV. 9AVSVE, SIS OtrVRAGZS. 3«x · texte numérisé non relu

IV. 9AVSVE, SIS OtrVRAGZS. 3«x

croyons devoir , pour la bien connattre, avoir recours à lui*méiq^. Voici commeot il Veijplique dans un ouvrage peu Gonnd , parce x[ur*il faut de la patience pour le ]ire(i). « Son objet , dit4l en parlant de lui, no pou« » vait ^tre de ramener les peuples nomlMreuii ni les » grands états à leur première simplicité , mais seale^ » ment d'^arrêter, s'ii'^tait possible, le progrès de ceux » dont la petitesse et la situation les ont préservés d'une » marche aussi «rapide vers }a perfection de la société et » vers la détérioration de l'espèce. Ces distinctions mé^ » ritaient d'être faites, et ne l'ont point été. On s'est j> obstiné à Vaccuser de vouloir détruire lef sciences , » les arts, les théâtres , les académies, et replonger l'u- » niyier^ do^ sa prw?«ièrç barbarie; et il a t04Jp,ur8 in- » si£té au co^tr^irjç sur la conservation des inati^iouf 9 ^xistsœtes, soi^tei^nt <jue leur dest^uç^çi^ pe fyv^^X » qu'oter les palliajtifs jen lajis^ant les vice§ ^ ç^ ,si^}>s^^taer y le briJgsvttd^e à Ja corruption. JJi av^i^ ,trav^Ilé pour » sa patrie et pouj: les petits états coi^stiti^és comme ejle« » Si s^:dpctr^nep9uviât être aux autres de quelque uti* » Uté , fi'étfdthvi çh^ge^nt les objets de leur estime et » retardant peut'étre ainsi leur décadence qu'ils acjcé- » lèr^rontpar ^u^ fausse app^éciatipi;!... Oi^ vo^ dans » ^es écrits le i^y^ofipfipient. 4f &^ grand principe, que » jia paii;ure a &it l'bo^Mune hçu^eu^ .et bçn , n^aiâ que 9 U société le d,épraye et ^e rend misérable. Dans ^es » ^^mi^TS ouvrages, il s'at^s^cbe à détruire ce pre&tige » d'i^usion qi4 npuf donne une admiration stupide pour P 1$$ iUA^umciiJts 4^ .^^^ misères ^ et à corriger cette es* » tim^itipn trompeuse qui nous fait honorer de^ talents

^»ii II. I ij . If f.i , i.j. li Ml ii^qmi '^ .1 ■ t> .i...»i.fp I 11.11 . ■■ '.'i" .

(i) .Seft Dialogue* ^ ou Aovi«e«u juge de Jeap-Jaeqiiet ; Vtxtrûp qae noui» donnont appartient au troisième diaIo{;u«.

3^2 HISTOIRE SE J»-J» ROVSSEAX;,

» pernicieux et mépriser des vertus utiles. Partout il » nous fait voir l'espèce humaine meilleure, pli^ sa^e » et plus heureuse dans sa ^onstitut^n primitive : » aveugle, misérable et méchante, à mesure qu'elle » s'en éloigne. Son but est de redresser l'eirreur de nos » jugements, pour retarder le progrès de nos vices. » On est en droit de conclure que lorsqu'on accusa Rousseau d'avoir voulu tout détruire , ou l'on était de mauvaise foi, ou l'on ne l'avait pas compris, puisqu'il a toujours insisté sur la conservation des institutions, existantes,

IIP. Emile, ou de T Éducation.

Recommander aux hommes d'élé^er leurs enfants , . faire sentir la nécessité de l'éducation (i)', c'éuit un précepte usé dont on i econnaissait plutôt la sagesse, qu'on ne savait en faire l'application convenable.

Donner à ce précepte une forme attrayante et tous les charmes de la nouveauté , afin d'éveiller l'attention et de la soutenir par l'intérêt et la curiosité , c'était faire un grand pas, et personne n'aurait eu l'idée d'exiger davantage.

Mais pour atteindre au dernier degré, acquérir -par l'étude et la méditation l'expérience de tous les âges , j joindre celle de son siècle^ voir dans l'une et l'autre les présages certains d'un avenir aussi menaçant qu'il est inévitable, armer l'homme contre les fléaul querenferme cet avenir, et, dans ce but, rajeunir le vieux précepte

(i) LVducation embrasse toute la TÎe de l'homme en ce sens qu'à tout âge on reçoit des leçons. Que de prétendus hommes d'état ont perdu leur partie, du jour au lendemain, parce qu'ils croyaient leur éducation faite !

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