‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 4 sur 108 · III. PJkRTIE. B|0(»lAVHIE. t · texte numérisé non relu

III. PJkRTIE. B|0(»lAVHIE. t

pas en état de le riëmplaeer lorsqu'il se brouilla avec rambas^adeur , ou s'adressa à Rousseau. VU. r

Bi5TiwcK (le comte de), 1766, s'offrit pour recevoir les livres que du Peyrou devait faire passer k Rousseau lorsque ce dernier était en Angleterre (664).

BioLEY (M. de) y beaurfrère. du -dhà^ebiii». du Val^^de- Travers. Il en est parlé dans une lettre k madame de Ixt Tour, (4oo.)

BoiGE (M. de) y 1729. Nom du propriétaire de la mai« son dans laquelle demeurait madame de Warens à Annecy. Voy. mémoire remis le 19 avril 174^ ^ M. Boudet , dans les œuvres de Rousseau.

Blainville (madame de), née d'Houdelot. 1758. Jean-Jacques craignait ses sarcasmes. Gonf. Itv. IX et X.

Blaiius (M. de), 1 76^ ^ conseiller au parlement, père de l'intendant de Strasbourg^ avait une maison de campagne à Saint-Gratien. U prédit que V Emile ferait plus dfi hnùt quil ne serait à désirer pour V auteur, Conf, Uv. XI.

BitANCHAKD (l'abbé), maître de musique de la chapelle de Versailles , 1736. Gonf* liv. ^- (7^1^411^

BoiSGELou , 1 759, de la société de Jean-Jàcques. Coùf. liv. X.

Boissi {Louis de) , lySî, né à Vie , en Auvergne , en 1694. Auteur comique : remplaça Destouches k l'Académie française en 1754- U mourut en 1758. U se trouvait avec Jean-Jacques au café Procqpe. G. 1» VIII. (86.)

BoNAC { Jean- Louis d'Usson , marquis de), d'une ancienne maison. Apirès avoir servi , il fut successivement ambassadeur en Hollande, à Brunswick, en Saxe^ en

St4 HISTOIRE DE J.-J. ROUSSEAU ,

Suède y en Pologne '( où il reconnut Stanislas Leczinski ) ^ en Espagne, à Constantinople, en Suisse. Enfin , c'est pendant son séjour à Soleure qu'il démasqua le prétendu archimandrite qui suivait Jean-Jacques. M. de Bonac mourut à Paris en 1 788 , à 66 ans. Il s'était distingué dans ses ambassades , et avait rendu des services essentiels à Gonstantinople et à Madrid. G. 1. lY.

BoNDELi (Julie), 1764* On n'a point de détails sur elle. Jean-Jacques lui a écrit une lettre et parle d'elle dans une autre. (443? 5o3.)

BoififEFONDy 174*' — Hobereau boiteux, et plaideur, l'une des premières connaissances que fit Jean- Jacques à son arrivée à Paris. C. 1. "VIL

Bonnet (Charles), 1764. — Né à Genève en 1720, mort en 1 793 : philosophe et naturaliste. Jean-Jacques le croyait matérialiste , et en rapportant les opinions de Bonnet, dans l'article qu'il lui a consacré, le savant Guvier avoue qu'elles touchent au matérialisme et aufata^ lisme, quoique Bonnet soit religieux. Il écrivit une lettre sous le nom de Philopolis, relativement au discours sur Fioégalité des coyiitions, et qu'il adressa à Rousseau, qui lui répoi^pHC. 1. XIL —

BoNNEVAi» {Michel de) , ancien intendant des menusplaisirs du roi , mort en 1 766. G'est chez lui et par ses soins que fut exécuté, aux frais du Roi, l'opéra des Infuses galantes en 174S. G. 1. YII.

BoNNEVAL (René de), né au Mans, mort en 1760, a fait beaucoup de petits ouvrages oubliés. En 17 53 il fit imprimer la lettre d'un hermite contre /.-/. Rousseau* Freron ayant fait cause commune avec cet hermite, Jean- Jacques lui écrivit le ai juillet 1753 une lettre dans

laquelle il se moque de Bonneyal, avec qui il aidait eu quelques liaisons et jamais de démêlés. (640

Bordes {Charles), né à Lyon en . . . mourut en 1781* Il a publié plusieurs ouvrages dont quelques-uns furent attribués à Voltaire. U avait débuté en 1 752 par un discours sur les avantages des sciences et des arts en réponse à celui de Jean -Jacques. Ils avaient été liés pendant long-temps. C. 1. YII.

BoRDETT {Théophile de), d'une ancienne famille de Bearn, naquit à Iseste en \yjL*ïy il mourut en 1776. C'était un médecin très-célèbre , très-saVànt , très-grand théoricien^ décrivant mieux les maladies qu'il ne les guérissait. // donna des médecines pour toute nourriture à l'unique héritier du maréchal de Luxembourg. ' Aussi mourut-il de faim. Yoy. C. 1. XL

BoRLiN (l'abbé), i?^^? ^ ^^ avec Rousseau quelques relations dont la musique était l'objet. (lo.)

BoswEL, gentilhomme écossais^ 1765. Jean-Jacques eut avec lui quelques rapports pendant son séjour en Angleterre. (554.)

BoxTCKAUD , agrégé en droit , 175^ iTn'en est question qu'eu passant et comme ayant averti Rousseau qu'une de ses lettres à Voltaire devenait publique. (82.)

Bo^FFLERs-RoirvEL (lacomtessc de), née Saujoet. La comtesse de Boufflers-Rouvel y non-m6ins célèbre par sa beauté que par son esprit et ses connaissances, fut, à son entrée dans le monde , aussitôt après son mariage , attachée à la duchesse d'Orléans, aïeule du duc actuel. S'étant brouillée avec cette princesse, elle passa de cette cour dans celle du prince de Conti , avec lequel elle con-

tracta bientèt uoe liaison ialime. Cette cour était galante , aimable y spirituelle : comédie , spectacle^ concert ^ • bals , jeux , tous les amusements auxquels, on mettait alors tant de prix , en occupaient tous les moments. Les arts ni la littérature n'y étaient point oubliés.. Madame de Boufflérs voulut y brijler par son talent. Elle fit une tragédie en prose, qu'on ne joua ni n'imprima , mais dont on parla beaucoup.

La mort du comte de Boufilers y son mari y arrivée au mois d'octobre 1764, en lui rendant la liberté^ lui permit d'aspif er au rang de princesse. Hume lui donn^ des avis d'abord,, et bientôt après des consolations quand il la vit trompée dans soa espoir; mais elle.en éprouva un violent chagrin, Elle envoya son fils à l'aniversité de Leyde.

D'après une lettre dt Hume du 16 mai 17.66, il paraît que ce jeune homme était alors à Florence, en même temps que le marquis de Barbantane.

Voici comment H. Walpole s'exprime sur son compte r

« Madame de Bouf^ers, ({m a été en Angleterre^ Qst une savante et maîtresse du prince de Conti , dont elle désire beauQsMt>^ devenir la femme. Elle est un composé de deux femmes , celle d'en haut et celle d'en bas. n est inutile de. dire que celle d'en bas est galante et forme encore des prétentions. Celle d'en haut est également fort sensible et possède une éloquence mesnrëe qui e»t jaste et qui pkîl. Mais tout est gâté par une prétention continuelle d'obtênfr des louanges. €hi dirait qu'elle est toujours posée pour faire tirer son portrait par son bio* graphe ».

Elle passa de nouveau en Angleterre en 1789, et demeura quelque temps à Londres avec sa belle-fille, la

m. PARTIE. BieGRAPBIE* '^n

comtesse Amélie de BouiSers, coimae par la perfection de son tàletft snr la harpe.

Madame da Deffand l'appelait l'idole du temple qui toujours s'aime et s'admire , et qui , dans cette contemplation, ne voit et ne sent rien que ce qui peut augmenter sa gloire. Elle prétend que le prince de Conti, sur la fin de sa vie, ne pouvait plus la souffrir : qu'il y eut ensuite entr'elle et le roi de Suède la plus tendre amitié. Ceprince^ en 1780, étant allé àSpa , madame deBoufflers vint l'y joindre.

Toutes les plaisanteries d'Horace Walpole et de madame du Deffand, qui ne dirent du bien de personne^ n'empêchent pas que madame de Boufflers n'eût des qualités précieuses. On en voit la preuve dans le P' vol. de cette histoire (p. i3o et suiv.) C. 1. X. (Sig, 3^9, 333, 344, 361,439, 482, 653, 656,669, 672, 708,808, 817.)

Boufflers {Amélie de), petite-fille de la maréchale de Luxembourg et depuis duchesse de Lauzan. Elle avait onze ans en in6o. C. 1. X.

Bon VFLEHS {Stanislas-Jean , d'abord abbé y puis chevalier de), mort à Paris, le 1 5 janvier 1 81 5, à 78 ans. Il avait en société par la vivacité de son esprit uil^and avantage sur Jean-Jacques , qui l'a bien jugé dans le XP liv. des Confessions. Yoid ce que dit madame du Deffaâd (let. 234) - '^ ^ chevalier de Boulfleii» est ici 5' je trouve» » qu'il a pris l'esprit» de province; il fronde et a l'air » d^mépriscnr ce qu'il désirait , auquel il ne parvient » pas. 11 a plus détalent que de dtecemement, de tour » et de finesse qné de justesse : en vérité , k l'examen, il » y a peu d'esprits dont on soit et dont on paisse être » parfaitement codtent. » Madame du Deffand était une aveugle clairvoyante. * - • •» •

*iB aiSTÔtRE DE J.-J. ROUSSEAU,

BouLAiNViLLiEKS (te président de), i?^^! d'une ancienne maison originaire de Picardie , et dp la même famille que riiistoiien* U avait la mémoire remplie d'une foule d'anecdotes très-plaisantes qu'il racontait à Rousseau» (3840

Boulanger {Nicolas- Antoine) , ne en l'yaa , mort en 1759. Rousseau le voyait k Passy en 1751 , chez son ami M. Mussatd , qui croyait toid de bon que VUnivers entier ^ n^ était que coquilles et débris de coquilles» QetXto conchyliomanie avait du rapport avec les idées de Boulanger, qui éténdaif, dit Jeàn-Jacques,les systèmes de Mussard sur la durée du monde G. !• VIII.

Bourbonnais (mademoiselle) , i745, au nombre des actrices qui chantèrent à la répétition de l'opéra des Muses galantes^ chez M. de la Popelinière. C. 1. VIL

BouRETTE {Charlotte Renyer , femme) , née à Paris en 1 7 1 4, morte en 1 784. Elle tenait un café et faisait des vers qu'elle adressa d'abord à tous les hommes .célèbres, à commencer par Frédéric qui lui envoya un étui d'or : le duc de Gesvre lui donna une écuelle d'argent , Voltaire une : tasse de porcelaine. Borat seul la paya de la même monnaie et lui rendit vers pour vers. Ils avaient probablement un* peu plus de Valeur. Pour modérer un peu lavanité'que^pouvait causer une telle faveur, elle en iit pour son porteur d'eau et sa blanchisseuse. -Lliistoire ne. nous dit pas ce qu'elle reçut en échange. Il lui était difficile d'oublier dans sa revue J.J. Rousseau. Elledonna à son- occasion une preuve de son ta^t* Elle lui écrivit deux fois pour l'inviter à prendre du café chez elle dans la tasse que lui avait donnée Voltaire : mais comme elle était accoutumée à du retour , elle lui demanda un exemplaire «-de sa Nouvelle fiéloïse* Jean-Jacques lui ré-

pondit que tous les exemplaires étaient donnés ou destinés ; qu'il lui faudrait en acheter un y qu'il ne savait point payer les louanges, qu'il mettait d'ailleurs un plus haut prix aux siennes y enfin ,que s'il prenait jamais du café chez elle , ce ne serait pas dans la tasse dorée de P^oltaire , parce qu'il ne buvait pas dans la coupe de cet homme^là. Madame Bourette en fut cette fois pour sa s^ prose et ses vers, car ses deux lettres étaient accompa« gnéesdevers. On a recueilli, en 1755, ses œuvres en deux volumes, spus le titre de Muse Limonadière. Eu 1 779 elle publia une comédie en un acte et en vers , intitulée la Coquette punie. (339.)

Bourgeois, 1765, écrivit à Rousseau qui lui fit dire qu'il lui répondrait. (532.)

Bouvier, i 787 , jeune homme tué dans la guerre , en Hongrie. (10.) »

Bouvier, 1737, correspondant de madame deWarens qui lui faisait passer des fonds pour Rousseau , pendant le voyage de ce dernier à Montpellier. (16.)

Bovier, 1768, nom de celui par qui Théyenin fit réclamer de Rousseau neuf francs qu'il prétendait lui avoir prêtés 10 ans auparavant. Thévenin était chamoiseur , et Bovier gantier. (8îi8, 83 1, 833, 835.) Rêveries , 7« Prom.

Boy de La Tour ^ 1744* C'est par ses soins que Jean- Jacques découvrit une friponnerie de M. de Montaigu, CL VIL

Bot de La Tour (madame), née Roguin. Jean-Jac* ques étant allé de Montmorency à Yverdun , au mois de juin 1 76!! , il y fit la connaissance de cette dame, • et se liaparticulièrement arec elle. Il en parle dansi ses lettres

3o HISTOIRE D£ J.-J. ROUSSEAU,

et toujour» d'une manière affectueuse. Elle mit à sadisposition une maison meublée qui appartenait à son fils^ dans le village de Mofiers. C» 1. XH. (706 V 909.)

Boy {Pierre) , i7^4) parent dès précédents, se conduisit mal avec Rousseau^ qui fît contre lui une brochure de quelques pages intitulée Pulsion de Pierre de la Montagne dit le Ployant. C. 1. XII.

BoK£ {Claude Gros dè)j né à Lyon en 1660 , mort en 1^53. Il prit le nom de Boze par reconnai^ançe pour un oncle maternel qui lui laissa toute sa fortune, il refusa la place de sous-précepteur du Roi.

>I1 accueillit R.ousseau lorsqu'il vint à Paris en 1741 ^^ lui rendit des services. G. 1. VIL

Bregvet , 17G3 , visitait Jean-Jacques pendant son séjour à M otiers. C'était l'ami de madame La Tour de Franqueville. ( 438. )

Bbeil ( le mai'quis de ), 17129, fils du comité de Gouvon chef de la maison de Solat» Il était ambassadeur à Vienne pendant le séjour de Rousseau chez son père. Il avait une fille très-belle et qui fit sûr Jean-Jacques , alors âgé de dix-sept ans , une impression fdrt vive , à en juger par le portrait qu'il en a fait quarante ans après. Gonf. ,

Brehond ( m. de ) , directeur des douanes de Toscane, l'un des amants de Zidietta , 1743. Gouf. 1. TH.-

Bbignoi«£ ( madame de ) , 1 743 , était de la société dç madame Dupin. Gonf. 1. YII.

BaiOiTNE ( madame de ) , 1 770. Rousseau lui écrit ^r il. Pépinde Beilenle (927)* Elle était de la coiir du prince de Conti*

lil. PARTIE. BIOGRAPHIE. 3l*

Broglie ( madame de }, fille de madame de Beienval , 1^43' £Ue accueillit Jean-Jacques . ei sut inspirer k sa mère quelqu'intérét pour lui. Conf. L YII.

Br^hl ( m. ) , 1 767 , alla voir Bousseau , pendant qu'il était à Ghisvick, et lui déplut. (727. )

Brun A (madame)^ ^7^6? cantatrice italienne. Elle chanta k la Chevrette un motet dont Jean-Jacques avait fait la musique. Conf. 1. XI.

Bughelai (M. de), 1757. Nom de Fauteur d'un ouvrage que Jean-Jacques se proposait de copier y ce qui ferait croire qu'il n'a pas été imprimé. Cette conjecture est encore autorisée par l'ignorance ou nous ont laissé nos recherches sur l'ouvrage et l'auteur dont il n*est question que dans une lettre de Rousseau. ( i4o. )

Buch'oz {Pierre^oseph)y 1764, né à Metz en 1731, mort à Paris en 1807. Il a écrit plus de 3oo volumes sur l'histoire naturelle ou l'économie rurale. Impatienté de cette fécondité , V Héritier ^ grand botaniste , ayant trouvé dans ses voyages une plante qui exhalait une odeur fétide très-commune et connue d^un chacun, la nomma . huchoziana. Jean*Jacques parle d'un de ses ouvrages. (49«)

Bupvoiv (Georges-Louis le Clerc ^ comte de), né en 1707, movt en 17^8. Il n'y a^ dit M. Cuvier^ qu'une opini<m sur BufFon considéré comme écrivain. Cepen-' dant Toltdâre, d'Alembert, Condorcet le critiquèrent. Le premier fat brottillë pendant qudque temps avec lui y et le second l'appelait le comêe de Tuffière et ne voulait pas qu'on lui en parlât. C'était moins par iniini* tié personnelle que pour faire sa cour au patriarche de Femey. L'homme le plus en état de juger Boffon, sous

tous les rapports , est celui qui y comme rhistorien de la nature, réunit. k Fétendue des connaissances les charmes du style 5 celui qui a fait faire à la science de grands progrès et qu'on regrette de voir détourné d'une carrière dont il a reculé les bornes et qui lui doit son éclat. Yoici le langage qu'il tient sur Buffbn : « Pour la marche forte » et savante de ses idées , pour la pompe et la majesté D de ses rmages,pour la noble gravité de ses expressions, » pour l'harmonie soutenue de son )style , il n'a peut-être » été égalé par personne.... Son éloquent tableau du dé- » veloppement physique et moral de l'homme est un 9 très-beau morceau de philosophie.... Ses idées con- » cernant l'influence qu'exercent la délicatesse et le de- » gré de développement de chaque organe sur la na- » ture des diverses espèces , sont des idées de génie qui v feront désormais la base de toute histoire naturelle 9 philosophique. Celles sur la dégénération des animaux » et sur les limites que les climats y les montagnes et les » mers assignent à chaque espèce , peuvent être consi- » dérées comme de véritables découvertes qui se çon- » (irment chaque jour et q^i ont donné aux recherches » des voyageurs une base fixe dont elles manquaient 9. absolument auparavant. «

En 17^9, intendant du Jardin des plantes^ 17^3, à l'Académie des sciences, en remplacement de M. de Jussiéu ; 1 753 , à l'Académie française en place de l'archevêque de Sens.

On verra à l'article SairU^Pierre les motifs pour lesquels nous avons rapporté le jugement de M. Çuvier. Rousseau fit une visite à Buffon en 1 770 ^ v. 1. 1, fin de la II« période. ( 607 , 54 1 • )

BuRiTAND , 1763 , trouvant que la profession.de foi du

Hl. PARTIE. BIOGajkVHIE, 33

Vicaire Savoyard était dangereuse, il écrivit à Rousseau pour l'engager à modifier l'Emile : c'est le sujet des letQ'es dont les réponses sont inscrites sous les n^ 387 y 389 , 393.

BuTTATVOco j 1763, gentilhomme corse , capitaine au service de France dans Royul-Itaiieny fut au noiobre de ceux qui engagèrent Jean-Jacques à écrire pour l'étabJiB* sèment du gouvernement de Corse. Il lui fournit beaucoup de pièces pour le mettre au fait de l'histoire de la nation et de l'état du pays. G. XII.

Cahovet, 1767 , secrétaire de M. d'Ëpinay. G>nf. 1. X.

\ Gahxtsag , 1 760, né à Montauban, mort à Paris en 1 769. Â-uteur de plusieurs opéra, d'un traité sur la danse, des articles de Tencyclopédie relatifs au théâtre lyrique, etc. Rival de Grimm auprès de mademoiselle Fel , fille d'o* pera et préféré par elle, fut cause de la singulière maladie du baron, si comiquement décrite au S*'"* liv. des Gonfessions.

Gamille et GoRAtLiNE ( 1747)* Deux chanteuses , filles de Veronèse. Leur père après s'être engagé, ainsi qu'elles, pour le théâtre italien de Paris, restait tranquillemesnt à Venise, y mangeant Ist somme reçue pour leur engagement sans se mettre en peine d'en remplir les conditions. Rousseau les réclama hautement du sénateur Justiniani

qui les protégeait, et qui fut obligé de les faire partir. Gonf. 1. VII.

Gamvra {André), 1735. Intendant, premier maître de quartier de la^ musique de la chambre du roi et conseiller de S. M. en ses conseils. L'abbé Blanchard qui le remplaça^ devait placer Rousseau dans cet établisse ment. -

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