‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 46 sur 108 · II · texte numérisé non relu

II

Il ne se coBicxite pe» ds Mseiixeiui' vMtà Jk piaef} de Fantre, il sabautue h son grë.uDe ^esliao.' ài'aujtre: c« qoi &it que la lépooM n'ai pwnt de vappoit à. ï^h^irt. pBoposë.

a Le même écrivain , dit Voltaire ( i ) , en parlq«t de»

» g^ssiémea dii goayernemeBt^ s'eiq^rîme ^iasi : Mun

9 tnmtei beaiA tp/wk soit crmituâfised^ voifm^y Vauêm

9 piomemsùU igparéi; l'w%^.^QiUenkqu^>PwQlNfàcip*

% culs y l'auire exige que le pempls^ ak dH.pam.To^

1» cet article semble puéril et contradictoire. 91 Çfif vieA

peint dwchapiise sur les dxfféseata sys^mea de gnuicer-

iiienMnt qo.' est èiiraiit kt passage cid^ , iSkak de e^hu h»

Isa jj^jinâs^ 41'm'» bon gouyomemeni ;. ce qm €»u fon.diflén

c^it, Ql^ïoniMa va voir qo«LQi^Mli)a(Cij»ûan«es|k iè^* *

RQu»i6ft« 9e deinaode (:)) a%i«Bl sigiM^on pawM»»iiailro

qu'uo peuple à»nu4 mi bien ou «lal gonvayné. « O» ne

» résout point celte .question^ vépond-iL, pacce que

Y cba^m&y^t la résoudre à sa naanPièrQ* .L«k siijiets

» vantent bi troBqtiilUté piibliqiM^ Leii cit^yensi, lailiber té

}» des particuliers ; Tun préfère la? siUeté de» possés^ieni

» et l'autre celle des personnes ; l'un veut qvw- le meiUtfui

» gouverncMWBt sotl le pkiSi aé^èse^. L'autse soiaient

».. que c'est le plita domr Gehû-ci veut i^'ooi pmnisac. lea

» crimes, etGeluihlkqu'onLeapiéTieane^Vutt.lnHiiie'àtt»

Di (fixant sok craint des voisins.,, yauâre- mime- j/ùintM

»t qu'on emsak.ignjoré^ et l'un est conteuà quand targ^nâ

n» eircmh;. Vaoftre exCg^. que Us. feuf^ ait dw /mnm^

j> QttaadjmâmfioaceitviendraiLsarcespoiotfte&d'aiittrea

» semblables , en serait-on. plut avancé ? Pour moi ^ )e

» m'étonne qu'on méconnaisse un signe aussi simple ^

(.1} ÉditioD de Kehl , tome XXIX , page iû6. (a) Contrat social » Iït. III , chap. IX.

. W* RflCPIE. : SIS OUTRAGXS.I 4^0

1^ Mi ^a^<iii ait lasMaiiyaflBc feii.de Â'en. pas; conv^mr.

• Qsdie «9t kb fiai ëe FM0écûAîttttfotttiif{iiâe;? c'est hbcon*

• ^aca'tati9netl It pvos)iëiiiïé de seS' nMkmbres.Eil quéï r «at Wsigffc le-pkiis sâs qu'ils se ccMM^veai et fM^ospi» » sent? e'cKt Imi omibré ellsHV pe^ulfttioitfa K'allti » d«riic psis^cb^cher ailkurs ce signes si <lil^xuité. »

AieMirYetoaken'iBstpaA'Uttéiiat en cappQitaatU txk^ petite padrtied'und l^^n^epiëf iode. U*. change 1a question^ iee qei est au mein» de VineiUfititiude ; il fait plu& ^ il met d«is.la be«ehe de BieeeieaMi ec suppose comme opiniea de cekii^i , ce que ftetussea» veyeile comiâie étranger à la. €|ee8tioft : sa «e a'est pasr là isauvaise fei, c'est «al moû» de la légèreté.

Après areip traite lèaârJacques êtign^^^ani ff^somp» êueux , de cynique , de gftrçon horloger , d'«iite^ pleitt de cotttradktiensy d'inepties et d'absuiVcUiéfr,, Yoltaiire testokie atQsi sa eriliqiiie' (t) ; a Oa a btûlé ceindre cfae«; ,>^ ttoosb L'epéiatio^ de le bràlei a été Âu0i o^etiee » peiut^tBe que odte de le compeser; €e sAa4 hes livres tf d'in^eore» q^fil &ut b(v4lm* et dodt A fatat paner së^ t vèrexlttsnt lea aateue»'^ parce q&'uBe injuste eaf «ut »' dëUt n»

Oe tteaveva dans- latceerespcmdaBGe plttsteucsr Icutret dan» lieaiGpiellei Bte«ieeaei deitfne des eupUcatiena sur sa doetriae^ et qu'il est néeésaaite de lire peur ^u^ a^rec. équité^ particidièDement wUe du »S j^let 1763^ adresfsée à Id.; Uatérl^ predeasenr h, Zurich^ et du 9& jjaiUei ^l^f ëefites à l'avrteur de^YÂmi des^hemme^, Avant de se faire une opinion définitive et de prononcer un juge-

(1) ÉiKtioB dê>K!eliP,|liraie> Unix , page 3os. te C^niÊré^ sùàud n*a été brûlé qu'à Genève.

j^a0> HISrOIBE I>£ J.-J. ROUSSEAU^

ment sardes matières aiisai importanties , il est de t^nte justice de bien les connaître, ainsi que le but et l'objet de l'auteur , et de le consulter lui-même* En suivant cette •marche on se garantit de Terreur. Yoici^ par exemqple^ ce que dit Jean- Jacques du Contrai social, dans un autre ouvrage (i)"*.» Lisez-le, monsieur, ce livre si décrié t vous y verrez partout la loi mise au-dessus des hommes.; Vous y. verrez partout la liberté réclamée > mais toujours sous l'autorité des lois , sans lesquelles la liberté ne peut exister, et sous lesqiifelles ou est tou)oi»rs libre ^ de qudque façon qu'on soit gouverné. Par-là je ne fais pas, dit-ôn, ma cour aux puissances^ tant pis pour elles, car je fais leurs vrais intérêts, si elles savaient les voir et les suivre. Mais les passions aveuglent les hommes sur leur propre bien. Ceux qui soumettent les rois aux passions humaines sont les vrais destructeurs des gouvernements t voilà les gens qu'il faudrait punir. Les fondements de l'état sont les mêmes dans tous les gouvernements. Quand il s'agit de comparer les diverses formes ^ on ne peut éviter de poser séparément les, avantages et les inconvénients de chacun; c'est ce que je oroîs avoir fait avec impartialité. Tout balancé, j'ai donné la pré^ férence au gouvernement de mon pays. Gela était naturel et raisonnable : on m'aurait blâmé- si je ne l'eusse pas fait (ci). Mais je n'ai point donné l'exclusion aux autres gouvernements : au contraire, j'ai montré que chacun avait sa raison qui pouvait le rendre préférable à tout autre, selon les hommes, les temps et les lieux»

(i) Lettres de la montagne , première partie , lettre YI. Elle e^ CBtièremeot cooMcrëe au Contrat social,

(a) £t cVat (lana.ce pays seulement ijue le CorUrat social a éié brûlé!

rV. PARTIE. SES atrVRAGES. 4^1

Ainsi y loin de dMtraite les goavecneiii«Btffy je l#sai «Mis établis. Je n'ai rejeté aucunfpsiiiierneasiâit, je i/en ai mé* prisé âuean. £n les exaiawifliUr,] en les, com^^apt , j!ai tenu la balance et j'ai cakrtJKlas poids; je n'ai rien fait Se plus. On ne dpitpnnir là paison^nulle part, ni 'même le raisonnement. Je -ne suis pas le seul* qui, discutait par abstraction des -questions de. politique , ai pu4es traiter avec quelque hardiesse^ Tout hoaiiiie a-droit-de le faire. Mes livres, quoi qu'on fasse, porteront tou* jôtirs témoigtuifpe d'eusttBéinés »^. .

-'S ni. EûPtraits des omfPngçs de teMé de Saint' Pierre yeX jugements sur ces ouvrais. L'abbé de Saint- Pierre avait laissé des ouvrages fi/e/i». d^ejocelienies éhoses (f ) qui mérkaieni d^éire mieux dites. Madame Bupin, dont Jean-Jacques était le secrétaire, désirait de voit ressusciter les etiftmts morîs^e's de l'abbé./ pour qui éflle avait conservé un tendre attachement. Il s^agis^sait dé lirCymifdiier'iHngt'iPcns assommants grm^oiuMes -diffus , confus \ pleins de redàes ^d'^étemeUes rabdùhe* ries, et de petites vues courtes ou fausses , parmi les* quelles il en fallait péoher.à la nage quelques-unes , grandes^ belles y et qui donnaient le courage de support ier ce péniUe travail.

' •' Le comte de Saint*Pierre , neveu de- l'abbé , remit à Rousseau, sur la demande de M. de Seint-Lambert^ les manuscrits de son oncle. Jean-Jacques les emporta pour s^en occuper à l'Hermitage en 1^56. H ne tarda pas à voir que c'était une entreprise longue , fatigante , sans gloire pour lui , mais non pas sans danger. U était res-

(i) Confessions , livre IX.

fto» ta .-pliiiBe ^ lmu.mémÊ^fifsmt été «Mq^ucs attribua ^ Vàbhé^àtmaaûàve qp^il^:if!àamàt nà8iik«r d^ ce Irav^î) tien d'avjHUa^enaL yeufelBfaNèHr. 2| inpoiot rendre tet msaBfQhUiiMfawlftlMUite ]mb veiBiit^ fAisee^ujil fkv«i| fff^mi» Acs^ep occufwr , à- laailaflBie Oiipm, k l'ubfaé de liabl^yi Saiat^jambeDi^ eiifiaya«iooJB»te deStûi»l^ieiit«. 11)06 poowaàfpâiifl sVen dédm* .

.U datiaice dos réfleiiom ftor ia, loop giande. fecàlibi avec laquelle il s'était .eiin9é^,de«3ette cntnepcise , lorsqu'il vit que ces manuscrits (i) n'étaient presque que le rocuail des louvjragee in^aais >de l'abiné , avec des notes et des osvrectiooi detanaio;^ eiqualffass piiûes ioédilea. L'bkàib6ii approfondi decetouviageft »e lui joon^mi^ii^ des'wuât superfieiMes^ des pn4tÉ$ uMs^ , mai$ imprth Uûobkts , *p0r l*€ÊTmr émt l'abbé WLmmit Jarmûs p^ swiér^ que les hoittme^ se isondiuMiiesàt for leurs l^r miànss fduiài queparlmtn pume/ts^ Cet fmmme mre , Vhann&trde sonesftèee^ ki neul^mH^sv^ d'mOrc pasr sian .que celle <fe la numm; fie fil jque mapeker ^e^ reunenerreuni, pour mvoér voulu. reiUins les hommes ^egtMtMes à. lui , mu Heu «fe les pnsndne . tels ifu^ik soui (a).

Rousseau se trouva dam Tembanais «|ir;la e<3»dait« qu'il aivait à tenir. Il était œalkannéÉe potar fe etmAe tie Sainl^^ierrede réfutera la rigsunir les opinMOM de son OBclp. Les repi>odaire sans criiiqve., c'était les adopter et fffopafjer l'erneur. Il prit le parti le plus m^ ^«c'éuit

(i) ^orthographe de Fabbé de Saint-Pierre rendait la lecture de les maniucrits^xtrimement faligaote. Il éetiw4Ùtsiiquow ,faancêâf diqsionnaire f peUarty etc.

(a) Confessions^ liy. IX.

JY. 7A&VIE. .SES OPTKJkQXf .. . 4^

de donner séfAfémedtiw iééûsr.dô Vfàhké ^t Iés«i«oMl09» L'otrwigë àBvmt avoir desx facibiès idiflCinctet^ Jnft pise* Hsitièrè y consacrée ana prajeii * de l'aaleak ijue. Jaaa»

sùK mieux ; la ««oooda y sax' >ab^ei*vi»tHNM>de iflLoassètit 8ttr <;ès pn^ets. Il aamit fait aae vée ée TaUïtf , pour lafaeileiidTaitvecacâ)lidëbQDsr.aiacériàax. : . . Il inmaiençapas i'Esêài^âiria paix ptsrpétmUe ; ea? suite ii £t ia JPofysymaidte mi Pkmdi6é de», C^^eUs ^ èwcrvage ^e l'abbé de> %im-<^ieive avait écrit paat favoriser raimâwiu stiion du réyt , at qui le £ti chasser de l'aeadéttie .firaiiça]ae<:i9 pbtir ^ue^aes> tarèito. <mttee lUKkanaieurailiou pfécédeaae , idoatia cbcèwsse du Maine et le'GarAfBal 'de PoUigaftc fnneaâ Massés. ' Bxiasseau s'en tint à aes deux «ittaits. JDikas ses 'autres écrits , l'abbé de Saint^Pierre .critsyiait aviocatHe fraade lâ>€ir té . le ^nwmemeat Âançaist- Jilkiis> on u'y avait fait amnneattetttion, panœ qaa J'aitibeur-u'avait paA de.taleut Ael se £Bire lire. Ou te ite^tdait, oitane une espèce de prédicoteor qm u était écoulé de personne. « Si j*étaift

• fnrvteim à le faire écoaiber > dit Jean-Jacqués y le cas

♦ «it éié différent. Je «a'eaposais a me faire demander i> un peu rademeut de 4|a#i ^ sfte «aéiais. »

U abandoYina donc œ travail ^ ayam pt>ur maxime de ne rifen &ire qui pàt i'etposer 4 des p«|a-Qches ^oindés , etdeise oonduiie de maaiètve à ne pas mérker )e mal qu'on voudiait Iktt filtre.

Les gens qui ^ai^ent avec lé^reté.^ et le nombre en est .grand y «ont prétendu qu'il viola cette maxime en

MM««**ak*a*M

(i) Fontenelle fut le seul qui réfuta «a voix. La platce'de ?abbé nmla vacante {«m^Vhi 17^4^) «imée 4e «a masL, VivèqpB de Mirepoix , Boyer , empêcha qu'on ne prononçât son élo|^e.

|»i]Mitûlt Sniile et le 6bitfnatfiso0M/^ et qu'il fut .aiaaîeî» cefltTadicttdn avte* kn^'axéoie. Qnei étail le éeroir de Rottftseav? ièe se soumettre aux lois.âa pays qu'il hàbi* taâi. Ce» lois , ou plutât ceux qui les iat]erprélaieQt( ca qui est fort ètSéi^ént ), pouvaient enpédnej: la pâHîfia* tidude ces deux ouvrages^ et leur^attteur èètiété coupable de les faire paraitfe* Il edmimiDique 5ea, manu* sciit au magistrat chargé de «la^ liLrairie , . )uge direer dans la cause. Ce magistrat vent faire imprilaer l'outrage ii Paris. L'autenr »'y oppose , «et envoie, mal^é cette autorité , tesmannnQritàen Hollande. Le^nagisU-at reçoit les épreuves , les lit y les icorrige y revient k la éharge, et presse» FaiM»iu*. pour faire une édiûen ea France. Rousseau combat loiig<-feHiKps y prétend que les intérêts du libraire d^Amsterdam^ seront l»és y cite les lois y pBTle du parlement , du^dergé , finit par cédera ce magistrat ,' qu'il croit meilleur juge qu^il ne l'est lui-même dan» sa pr0|irecauffB«Tout;ce.qufiL avait pném ou craint y arrivie. On le^'Cdadanme, il est proscrit I H a donc pu dire avec vérité : Ces gens ', t&ùjoun prompts h faire un crime de VaÂs^ûrsité , cfm jugent de ma c^n* duite par mes disgrâces , seraient kien surpris s'ils savaient tous les soins que fat pris pour qu'on ne put pas me' reprocher d''a\K)ir mérité mes médheurs» '

n est ' bon d'observer que le gouvernement français était Tobjet spécial des censures' de-rabbé de 6l-PieiPre', tandis que l'art de gouverner en général y et la science proprement dite ^ étaient y dans le Contrat social y Voh\e\ direct y et dans Emih , l'objet accessoire ou même incidentel.

Jean-Jacques céda (i) V Extrait du projet de paix

(i) Four douze loufe.

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