‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 47 sur 108 · IV. p.àBTtE. ft£6 0W1UCZ8. 4a · texte numérisé non relu

IV. p.àBTtE. ft£6 0W1UCZ8. 4a

perf^ftuette à M. de Baftide , auteur d'un journal iatitiilé : Le Monde , et qui s'adressait souvent à Rousseau , et le fiiîsait persécuter par Dnctos , pour en obtenir des articles. « Il voulait fourrer , b<m gré^ mal gié , tons les n manuscrits de Jean * Jacques dans ce journal. » Il y voulait mettre Emiie-^ia Nouvelle Heloïse^ et si M. de Bastide eèt été le maître , nous n'aurions eu ces oavra([es que par- lasnbeaux.

Au lieu de paraître êasas le Monde , comme le {n:o« prtëtaire de ce journal en avait pris l'engagement , VExtmit du profet fut imprimië aëparëment exk 1761. M. de Bastide , pour.- s'«xcnser ,• annonça que l^auloritë supérieure sfélait opposée à cette, insertion.* Par un manège asset ordinaire aux marchands de livres , voulant donner au sidn 1» 'titre plus., piquant. , il pria Rous* ^au de lui pevnwttre ^ faire quelque diangemênt dans cel^kt qu'il' avait! mis; Jean •< Jacques r^[M>ndit qu'il ne pouvait coDsinttirtà tovt obaageméat.pav lequel on lui apprc^rîerait un ouvragé iqni- ne lui' appartei^ait pas ; que , malgré la difFérencequi existait entre sa m^nièi^^ de voir et celle de Tbliké de SaintrPievrovy leprmcifKil honneur devait toégoun- demeurer à cet homme re^ pefeiable.

Arrêtons-nous un moment sur ce Projet de paix perpétuelle ^ auquel un traité récent (i) , plus f^eux que connu y donne , dans les circon&taiQcesKnL nous nous trouvons , un certain degré d'intérêt. L'utilité du Projet ^ en lui-même , a toujours été mieux sentie que la possibilité de son exécution. H n'était rien m^ins'qne nouveau : sans remonter aux temps anciens^ au tribunal des amphic-

(]) La Suinte-Alliance, la ligue contre Henri III et Henri lY, portaient les nQODS de Sainte-'Union , et de Sainte- ligue.

436 HlfTOlse OE i*-a. 9L9^$9tAV^

iicaty ^iont ot projet a\est^ «ti ifaelqne sorie^ ^««e le déreliippenieitt ha V^spfiàfMim, en ^rasid à de vastes é%Ms{ty; aoas TO^ims Henti I¥ et Ssliy {Mrmer le/iiqn afe 4fif» lv/iiiW»fiie/?^n^«Aè,ct<ie'iiiàlPir pendant kaegtenps (3 ). lue Bioi coaiinniça fiar ie eoattiHmHf«er k la reittB Éluabedi , à Ipii il éenv&nt i C^'ttstntm 'tntneftw piuseéinée ^/uhmmmne. Quoiqu'il' iiWk pns^ |^oitr.it successeur de cette princesse ^ r^BSlODe iqo'iLfiViii peu elk (3) y il fit «Btrer 4aos ses «éëes le vei Jao(;i>es , porce qtt'ii me pi^avàitls'^idispenflnr/âaUy ', seul Idë^^lSiik^ des secrète de son nailre^tit {>liiM|m voyages, «t la p&itd6iut iMé(B «Qtreies cois d'4AJBLf(ktarre,*4B6afèdei, JlBi pnnce^ d*(AdleMagnei«ft:>ceux-'ii'i|ai>e./Ge'jii'ëiait^:^isûK, comme le croyait Vvkké^^ éùsA^imùn^ ïmmomx dek paix iq«ii faisait enar0r.cUfnBB.|irt«Be dbiBs:iœil»^o(HliMé^ raMii,.€\éuix.l'ni)tfiittparti»lierMpia«lMca^ y tKiiLvaity et que H^àrii IV urak «•-!'<«« dewanlDeriàtdiftciii». U s'agisoaitdfini oa^eÉniitomaniD ^r\roDoitjdel«im trembler l'Eiiii0pef jLaipëvriqa^l ôspimit jbdcdi» 4evtiHt le lien secret d»««dette li|^e'^ et ie motif irrésistible qui dôlibt^^û ^pr<^èt une acti vite «pi'il n'cét poiatreçvedt t^MHé'Min>M:énsidéniiMm. {&i letentènfeeeâA épar^ lek jours de Henri IV y on aurait vu la maison d'Atiindw

(i) A|i^io«tto»M«iiëfci«fii««i6iire «iie«ra|«« qu'elle rétiMtfM

(^)i •HoMiilV'k maçntidamMia «nlaiicc. Il «a i^^scryal'esBécafcioB j^ur 6a vieilles^ ratant il seufaitde difficulté «dans TexéoutioD! Vota la facilite^r il remplit ses coffres, ses arsenaux^ prépara peDdant ami

paix de 1 5 ans , ses dispositions , lorsqu'il fut frappé au moment dëcittr. - . - -

(3) n appelait ïaoqnci I* tMrtâc U. Tainp Jae^fmet , tanaôt MttUn Jacques,

fionr par dntt^râftnBleprojet âirif^ contre feHe , «tt k fMtis ëublse .; «MM il mÊt ' èoiÊbma. qu'Ole eàt ^èé perpé-

'. On irosvé^, dans le yiifeinait que porte JeannJaequés l'auTra^^ ^ l'afab^ 'de SninèÏHennB , une mmvell^ de itt psteiie de sotn coup dVeiL « AdmsvQvs « « dit'il, tm si iicau-plav , mais ,cnxaokMHis<tttM]8 éejie pas V le nunr exécoter 2 esr œla mm ee peuticpie par dttiiiojpeiis » vielenis et reifeniaUetà l^aviaBiÉétORflie voii.pomt

• >de ligues fëdëratms s'iétablir aiilUveiment que par des

• réroèatiA»; et , sur ce prindqpe y fMÂ de aoiiS oseraii :» îdire si cette ligne fearopéeime est k désitier ou Àcrainr 1» dne^ EHé fennt plus de mal toot d'ua eOiip qu elle -v n'en y vëriendratt pour das sMcles. »

Ce projet «'étanft véafisé «nupparcacev il ëtait mile d^ rappeler les fièrarvatîons appliceUes k «oui traité avec lequel il peut a'vtohr quelqne analoiçiie. -Si nous en avions ^rm condttre un.:de cettu «ipioe, sans en cowiaitire les cbffasiticfns ^ nous aeriei» .auAonsés k croire qu'on n'<a pont •oosbUé la leçon id,'nn inaKine qai avait parliciilière^ 4Bait fétadië cette matière^ et qui a: dit «m parlant du profet ( I ) :• « On sent hv«n que, par la dièile«ui>ôpëecme;, > le gouvernement «de chaque ëlnt n'est pas iwoins fixé -» que par ses limites ; qu'on ne peut garantir les princes a» de b révolte des sujets sans garantir eu même Demps )> les.<sajets de la tyramûedes princes, et i^ixutr^mèent « Vémstilution ne pourmit ^^i^en »

■ % IV , Ledres suria idgàlëOitoH rfe$/7o/«^5L}eanJafcqsies, idans son Coutrat social^ avait parlé 4es Oorses «n terotes honorables, « Il est ^ disait-il , encore en Europe^ unpajs

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(1^ Jugement sur la paix perpétuelle. ■

4^8 RISTOIAE OS |.*J. ttOlTMEAVy

» €à{yable de législation : c'est l*ile de Gorbe. La valèar » et là constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté , mériteraient bien que » quelque hdhme sage lui apprît à la conserver^ J^ai » quel<pie pressentiment qu'un jour cette petite île éton- » nera l'Europe (t) ». Flattés de cette opinion', les principaut chefs de la Corse , MM. BuUafuoco et Paoli , s'a« dressène»! à Rousseau , lorsqu'ils voulurent donner un gouvernement ài^ur patrie. Le premier lui écrivait eo ces termes^ le » 3 août 17Ô4 * ^ Vous avez fait mention » des Gorsies d'une façon bien avantageuse pour eux. Un » pareil éloge , lorsqu'il part d'une plume aussi sincère » que la v^re, «st très-propre à exciter l'émulation et » le désir de mieux faire. Il a fait sbuhaiter à la nation » <|ue vous voulussiez être cet bomikie sage qui pour* » rait trouver les moyens de lui Conserver cette liberté » qui lui a coûté tant de sang; . . .îfotre île est capable » de recevoir une bonne législation, mais il faut tm lé- » gislateur; et il faut que celégislateur ait vos principes; >) que son bonheur soit indépendant; du notre ; qu'il cbn- » naisse à fond là nature humaine, et que , dans les pror» grès des temps, se ménageant une glofre éloignée^ il » veuille travailler dans' un siècle^ et jouir dans un »* autre. ÏDaignez, monsieur, être cet homme-lk, et » coopérer au bonheur de toute une nation , en traçant » le plan du système politique qu'elle doit adopter. »

Rousseau fut disposé à seconder leurs vues. Il correspondit avec M. Buttafuoco. Telle est l'origiue des Lettres sur la législation de la Corse. L'auteur avait même le projet de se rendre dans cette île , quoiqu'il eût

(1) Contrat social, liv. II , cbap. X» Si ce n'est Tile, c'est quel' qu'un de V\\e , et TEurope a éié plu9 qu'étODnée«

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