‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 48 sur 108 · IV. PÀâ^lt. 8KS OUVBA^ES · texte numérisé non relu

IV. PÀâ^lt. 8KS OUVBA^ES

appris qae la France envoyait des troupes, et qu'elle avait fait un traité avec les Génois ; parce que Paôli.et Buttafuoco le rassuraient. Cependaùt il ne pouvait s'expliquer cette intervention de la France , qu'en supposant que . les chefs des G>rses avaient des sûretés qu'ils devaient tenir secrètes. Sur ces entrefaites il fut banni du territoire de Berne , et forcé de chercher un asile ; cette circonstance lui fit abandonner son projet que la cession de l'île parles Génois à la France , en i768> aurait rendu sans résultat.

L'abbé Brizard , dans une note relative au passage du Contrat social que nous avons cité , rapporte un fait qui iuirait eu d'autant plus besoin de preuves , que pac lui^ même il est improbable , et que d'autres faits .en aug*mentent l'invraisemblance. « On dirait une chose bien » étonnante (ce sont les expressions de l'abbé Brizard ) , » si l'on apprenait à l'Europe que nous n'avons fait la » conquête de cette île que parce que Voltaire ^ jaloux p de l'auteur du Contrat social^ ne voulait pas que 9 Rousseau fût le législateur de la Corie^ et cependant » on dirait la vérité ». Une assertion aussi vague devait être démontrée par des témoignages certains. £Ue est contredite par le passage des. troupes françaises en Corse , qui eut lieu dans le temps même où la proposition de donner à l'île une forme de gouvernement fut faite à Jean-Jacques. On avait des moyens moins coûteux de l'empêcher de s'en occuper. Nous croyons bien que Vol* taire aimait mieux lui voir jouer un autre rôle que celui-là ! mais y quoique des événements plus importants aient eu des causes aussi puériles ^ on ne peut supposer , sans preuves évidentes^ une telle cause pour expliquer de 'pareils résultats. Nous savons qu'il n'y a rien à répondre à des faits ^ mais c'est quand leur certitude est établie.

43o HI«Tlllll£ DB S,-i, KOVmLAeVf

5 V. CwmdéraUons sàtr le ^un^ememeni de Pôiogfîe*

Cet ottviage^ ég»)eiiMm. rencarqaable par la. ^at^^me-. des

o^aftcils* et. la vkg;^eiur dcst pesées y, mt usa des* decnieFe»

piodncftwna de RoMMcaia ( i )^ fukk CMtipaaai en 471^3 ,

daas fia. aoixanliiine attnëe, k lai priase de M. le eaiata

de WieHifirakk Ce mfaler pokmaÎB n'élait pidbsj^lenieii

pa» safds&id du tra^vailtda Fabbéde Mably^ à ^ulidls.'ëlaii

paécëdemmeot adressée B parut à Paris,, en 1769, un nu^

nifeste de la république confédérée de Polagfte^, ipa

Gtiwaaa cmit Jisdfriqué pmr l*mèké sous les mispiees du.

canUe, «-Ce boia abbéyàiit-iâ!(q^X secrett toè^aésietuemeitt

isee tète biea anlnmem judicMiise que oeUe de Mettte&*.

cpûea; et qmané on rentend raiaeciiteir sur des gonvisï-

neimeMls éxvm%ec% el prenenccr ses. oradcs 9m: la.acieDoi

àts la politique ^ on csoit se tro^veir vis«4-wis. d'un tnr

fani qui iait Fimpcnrlant en. débiitanft des sottises... H me

fil , il vij a pas long-temps^ un beau dbeaurstsuff le resr

pect qo^on «fait en Pologne pane la Wi. Je souhaite à

M. , Tabbé que le' génie du droit pnblk se Ic^ dansi sa

téte^ el à Mr k? cesnte WieUierski qu^il se tire de ses

ii^ociati4S«is atec autant de sucoèa que d'une s^m^plienie

<m d^un concerto , lovsqu^il tient son Tbkia ou so» ardu-

hrtb, le tout pour la fiéliaité de ses coinpatiin4les«.a On

voit que Grâara n'aTait pas nesllenre idée dtL négocia

teur que du l^gisfeafear. 11 ne s^est pas expliqué snr L'osp

TFage deRowsseau.

Le danger que courait la Pefegnenepaoyaitédaappci h celui qui semUait tourmenté duiptrcssentinent àfi nos - ■ - — . ■ ■ .

(i) Il n'a fait posVérieurement aux CaitsidéraAiônt qae fcv- IHm' (2) CairmpnnA. Uuér. , «cfeobre h^t».

révdiaioi^; aiftasi ditrU aux-Polonab:. « QuoMoa^eiïoez |iar » resserrer vo» Ihmtes ^ si ¥oas voitlet r^rmcr veAre » gomrerntmeat. Peut*-élne vefrTmin&soiif^ni-ils k vt>a9 » vendre ee* service. » Januds cettjccture nr fal -pla» prxteiptcmeat réalisée. Peadanl qa'ià ëcrirait ces con^idéraiioBS, on i^œeupah dm démembrement de la Pologne, il le» acheiva dans le mois ^atril 1779. Le 5 aoàt suivant , la Russie y la Prusse et l'Autriche, par nei tvailé signé k Pélérsbenrfg y fivent a» pveaiier pattage d'une meiftié eniKÛMm de la Peloçne. La Ih-usse polonaise^ avec une partie de la gcasaé& Pcklogne , lauréat ad^igées» au^^re» de Prusse ; ies^irayawaies èr Galhcie et deLudo**- Burieàl'Àulrtidie^ la Livmiie'poloMii»^, avee une por^ tiea de kb iitlmanse, k ki Russie. Les P^ncns-, aiaibhs pas lagacvse, fuyaeae eftligés* db se soumefli e àv ^ pi«f âge. On s'empava de 1» «eicyë de leui? f3iy»y aeqm rendit Ifaatie pins facik à pvendlpe», et rooalma mieux confis'- «purrle tout que àe laisser cette bri^e natien medîBer se» kvs en ^ea dernier die nenveHesé

V°. fiifiik^veasir GetJKe section, e»! divisée ea âevok par*ti^jf la pieavAjai cenoprend ki liuératui^ poie'miqus ^ eâ la* seconda j^ la Uuémtiure véuriée» .

§. I. Littérature poléuique.

I*. L^t&eà M. éPAiemhert sur son article Geptête.

L!arti«le Géitiève quipariMT en 17S8, dtins le septiiine veiinne dto 1 Eney^hpédie , fnt, d^-o&, fait de* concert entre Voluire, d'Alembert et quelques Genevois qui désiraient rétablissement d'un théâtre dans leur ville. Rousseau résolut de combattre ce projet. Tels sont les causes et le m^il de cette lettre à M. dTAlembërt:

43u HISTOIRE DE l.*J. ROUSSCAtT^

Jean-Jàcques venait de sortir de rHermitage^ brouilla avec ses amis. Dans sa préface il exprime les regrets que, lui causait sa rupture avec Diderot , et c'est lui qu'il désigne en parlant d'an Arislarque sévère èi judicieux, qui manque à son cœur ploâ qu'à ses écrits. Cet A.ristarque avait jusqu'alors corrigé ses ouvrages. U ne. Teut plus et suivit avec plus de liberté ses propres, aspirations.

Il composa cet ouvrage pendant l'hiver, dans on donjon tout ouvert ^ sans auArefeu que celui de son. cosur{i\ et troussa des charmes dans ce travail. Il y peint sa situation^ et retrace les sentiments dont il était douloureusement affecté* Cette lettre eut un grand succès malgré les réponses qu'y firent d'Âiembert et Marmontel. Grimm; tout en la critiquant, blâma l'article qui y avait donné lieu, a Entre autres choses fort singulières, » dit-il (2), M. d'Aiembert conseille à la république » l'établissement d'un théâtre. U faut lire ce mor- » ceau^ on ne pourra s'empêcher de le trouver extrait vagant. Nos philosophes sont quelquefois bien fous! n Je ne dis pas combien tout l'article était déplacé dans » V Encyclopédie , pour nous apprendre ce que Genève » doit ou ne doit pas faire : chose absolument étran- » gère aux arts et aux sciences , qui font l'objet de ce » dictionnaire».

Genève ne voulut point de théâtre. U n*y en fut établi que long-temps après. Lorsqu'elle a recouvré son indépendance en 18 149 elle a fermé la salle du spectacle* Il est donc permis de croire que l'opinion de

(1) Voyez, Confessions-, liv. X.

(a) Gorrespondimce Uitéraiye , décembre lySS^

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