IV. PARTIE.' SES 0UVRACE
Jean-Jacques était celle de la majorité des citoyens de cette petite république (i).
• Cet ouvrage augmenta la réputation littéraire de l'au* teur y mais en même temps le nombre de ses ennemis. .Voltaire, qui désirait un théâtre près de Ferney, ne garda plus de mesure. Il prit pour un outrage l'offre d'un exemplaire; Marmpntel fut piqué de la note mise sur le sien '{%) ; celui de St-Lambert fut renvoyé comme injurieux à Diderot; enfin, d'^embert, obligé de reconnaître la supériorité de son adversaire, put à peine dissimuler le dépit que lui causait le succès de la lettre.
a". Lettre à Christophe de BeaumprU , archevêque de
Paris*
Â. l'occasion de. l'Emile nous sommes entré dans quelques détails sur cet ouvrage, qui passe pour un chef-d'ceuvre. Il surprit, par la réunion de plusieurs genres, ceux mêmes qui étaient accoutumés aux succès de Jean-Jacques. « Il y a dans cet écrit (3) , disait Grimm , des choses d'une grande éloquence , des raisonnements d'une grande force, et ce qu'il y a de plus singulier , une légèreté de plaisanterie qui n'appartient pas au citoyen de Genève. La conversation de l'archevêque avec le janséniste de la rue S«-Jacques est faite dans un
(i) Dans les Lettres de la Montagne dont nous allqns bientôt parler « il est question de cette lettre , et de la constitution de Génère.
(2) Cet hommage n'est pas pour Fauteur du Mercure , mais pour
M. Marmontel. Genus irritabile vatum !
[^) Corresp, littér. ^mui 1763.