‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 50 sur 108 · II. î · texte numérisé non relu

II. î

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si'bongoàt de plaisanterie , qu'on la croirait de M. dé Voltaire».

Le Mandement de Tarchevéque valait mieux que le réquisitoire et la censure de la Sotboone^ et Jaan^acques estimait le prélat. U crut par ce mottf devoir y répondre, gardant envers les autres un silence méprisant. Il est probable que l'auteur du Mandement se serait bien passé de Pbonnenr que Ton comptait lui faire en y répondant, et qu'il aui*aitpr<é£éré l'oubli à cette marque d'estime. *

3". Lettres écrites de la Montagne^

Ces lettres ont pour cause première la condamnation de V Emile par le gouvememenjt de Genève. Elle eut lieu le i8 juin 1762, neuf jours après l'arrêt du parlement de Paris. Provoquée avec une particulière animo- Wté dans la patrie de Jean-Jacqi:bes , on j'obtin^t au mépris des lois et des formes qui furent également violées, Pn n'avait point encore reçu V Emile à Genève : mais le réquisitoire de l'avocat dii roi y fut envoyé, de Paris. -Qn le fit circuler , et l'opinion s'établit d'abord d'après cette pièce, qui ne pouvait donner aucune idée de l'ouvrage, et qui produisit les premières impressions, toujours si difficiles ii détruire» C'es.t donc sur le réquisitoire et sur des extraits de V Emile qu'on jugea de la doctrine de l'auteur. Bien loin de prendre le temps de juger le livre , on n'eut pas celui de le lire.^ Il fut condamné et Fauteur décrété.

On devait, d'après les lois , \e citer pour être om, lui faire avouer qu'il était l'auteur, l'entendre sur les opinions qa't)n trouvait répréheusibles , recevoir la déclaration j)ar laquelle il aurait persisté. AxLcune de ces formalités

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