IV. PARTIE. S£S OUVRAGES
et des plaintes, du Peyrou se détermina à publier de son côté le manuscrit qu'il avait entre les mains , et qui était conforme à celui de M. Moultou. A la mort de Rousseau y ils^en est troussé un autre dans son bureau^ d'un format grand m-S" (i ) , ^«^ contenait , dans un seul volume , les douze livres des Confessions , tandis que celui de M. Moultou , d'un beaucoup plus petit format , est en deux volumes , chacfin de six livres. Le format in-8^ contenait des notes en addition qui ne se trouvent point dans 1^ autre. M. du Peyrou ignorait, en 1790 (qu'il a donné ces éclaircissements), le sort de ce manuscrit. Il e^t probable que c'est celui remis par Thérèse Le Vasseur. Ainsi., d'après ce récit, il y a eu trois manuscrits des Confessions : i*^, celui de M. Moultou, en a volumes ; 2**, la copie que M. du Peyrou en fit faire; 3^, un maiiusci;it en un seul volume , avec des notes et des additions. Le premier et le troisième sont seuls autographes. . Tels sont les renseignements donnés par du Peyrou.
U nous a paru nécessaire de donner ces détails sur l'ouvrage de Rousseau , qui est à la portée de tout le monde , et qui excite puissamment l'intérêt et la curiosité : sur les Confessions , ouvrage réellement unique en son espèce , comme le dit l'auteur j ou ses ennemis
(1) M. du Peyrou dit, dans une note, qu^en 1767 , allant voir Jean-Jacques à Trie , il lui porta le même volume qui lui avait été envoyé d^Angleterre, enveloppé et cacheté , et qui , autant qu'il peut s^en souvenir, était relié en veau fauve. Il ajouta que 10 ans après ce même manuscrit existait encore.
M. du Peyrou me semble être danTFerreur , en supposant que le manuscrit contenait les 11 livres des Confessions, parce qu'il fau* drait que Jean«Jacques les eût écrits à Wootton^ or, il est bien .prouvé qu'il n'y composa que les six jpremiers, et que les six autres furent écrits, soit à Trie, soit dj^nsle Dauphioé, en 1768 et 1769. II. 3o
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n'ont va que le mal , ses eathpusia&tes que le bien qu'il dit 4e lui-'Ui^pcie : sur lequel il y aura toujours des jugegements opposés , parce qu'il tie pçut y avoir de confor^ mité dans les goûts , mais qui &era toujours tMi monument dç franchise , un hommage à la vérité , quoiqu'on la désira quelquefois voilée ; enfin , une source de réflexions sur le prix qu'on met à la gloire , et les sacrifices coûteux qu'elle exige.
IX"*, OUVHAOES PR0JETS8 PAU JeAN-JaCQVES.
Nous devons dire^ un mot* des ôuvrag^$ que Jean- Jacques eut le projet . de fairç. THom en connaissons quatre : deux auraient été du plus haut intérêt ; le troisième lui était inspiré paç|a recopn^issance , et le quatrième par le plaisir. Ces deux derniers étai^it, l'un, ,une Histoire de la Maison de Georges Kei,th , et Tauire , la Flore de l'île Saint-Pierre ( Flora Pétri insulans ), Milord Maréchal n'envoya point les: matériaux qu'il avait promis , et les Bernois chassèrent Rousseau de l'ile. . Le premier ouvrage devait être intitulé : Institutions Politiques j et mettre le sceau à sa réputation, U en conçut Je projet à Venise. On peut juger de cet ouvrage par le . Contrat social y qui en est tiré.
Le second , . qu'on ne saurait trop regretter , v-a fixer notre attention ; d'abord par ce motif, ensuite parce .qu'un auteur très-connu , travestissant l'idée de Jean- Jacques, en a rendu un compte tout-à-fait infidèle.
U s'agit de la Morale ,sensitiye , oa le Matérialisme du Sage, Nous sommes obligé de. transcrire textuelle- ,meni, et Ip plan de. Jean-' Jacques ^ et l'exposé de ce plan, par l'auteur qui, voulant le tourner en ridicule, i^'a.eu d'autre moyen que^de dénaturer le projet. -