‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiquesChapitre 82 sur 108 · IV. PARTIE. SES 047V11AGBS. 5o · texte numérisé non relu

IV. PARTIE. SES 047V11AGBS. 5o

ses genoux je ûe^ais si je me trompe, mats il me

semble que, d'après ces renseignements et ces soiwçnirs,, J.'J, Rùussemt , à Mùtters-Tm^rs y récitant sa Reine- Jhntastjue à trois de ses amis de Genève , pourrait offrir un sujet assez intéressant pour exercer le pinceau de quelque habile peintte , qui trouverait ici un grand nom et une scène originale.»

Ajoutons , aux détails intéressants que vient de nous donner M. Mouchon , une remarque sur la Reine Jan^ tastjue f , dont Rousseau régala ses hôtes. Nous avons (t. I , p. 33ii ) dit un mot de ce petit conte , et présumé que Jean- Jacques voulait en parier dans sa lettre à M. Verncs (gG). Désirant de savoir à quelle époque il fat composé , n'ayant point de données à cet égard , il afallu se borner aux conjectures» Voici celles qui me paraissent le plus probables : Kousseau fut présenté par Duclos , dfims la société de mademoiselle Quinault ( voy. l'art, de cette-céfèbre actrice). C'était après sa lettre à M. d'Argenson^ (66); conséquemment postérieurem/ent au 6 mars rj^^ , date de cette lettrcé La société de mademoiselle Quinault était xemarquable par l'esprit et les talents de ceux qui la composaient^ On Tàppelait la. Sociééé du BoiU-durBanc , parce que les diners n^y étaient pas aussi succulents que ceux du président Hénault , d'Helvétius et du baron d'Holbach. On était censé dîner sur le bout du banc , c'est à dire à Isi hâte et sobrement. Mais l'enseigne était trompeuse : on faisait bonne chère , et la table , outreleplat du milieu , consistant , comme nous l'avons dit ( voy. Quinault ) , dans une écritoire , était bien garnie et long-temps occupée..

chat , disait-il, est un animal libre, et que le chien a le caractère servile.

/)04 HISTOIRE DE J.-J. mOUSSEAV,

Les convives jouissaient d'une grande liberté ; chacun faisait des contes , et le Recueil de ces Messieurs et de ces Dames est le produit de cette réunion. Ne serait-K:e pas pour payer son contingent que Jean- Jacques aurait fait sa Reine fantasque 7 Comme il ne voulait pas que sa plume devint libre ni libertine y il se priva de toutes les ressources dont les. autres disposaient à leur fantaisie , et prétendit qu'il était possible de faire un conte gai , sans polissonnerie y sans équivoque, sans amour , sans allusion^ sans mots gmveleux, etfit la Reine fanUisquey qui remplit toutes les conditions qu'il s'était imposées. En rapprochant les dates ^ cette conjecture acquiert des probabilités. A.u mois de mars 17 56, Jean-Jacques avait en porte-femtte quelque chose de gai, de fou ^ qnil ne poussait lire qu'à un ami , sur les hprds de' l'Ame, 11 allait alors chez mademoiselle Quinault ^ et nous ne trouvons rien , dans ses œuvres , qui soit gai y fou y si ce n'est ce conte. Telles sont les raisons qui nous font présumer que Jean- Jacques Bt la Reine fantasque pour payer son écot. Quant au parallèle entre cebadinage et ceuxd'Hamilton, nous pensons que Rousseau n'aurait pas essayé de lutter contre un conteur de profession , dans un genre auquel il était étranger , et qui n'avait aucun rapport à ses travaux.

368' {Inédite) (i). Â. mademoiselle Duchesne, sœur de l'Hôtel-Dieu de Montmorency , à Montmorency^

" Motiers, le i^ jans^ier l'jôZ.

« Non, mademoiselle, on n'oublie ici, ni votre amitié, ni vos services; et si mademoiselle Le Vasseurne vous

(i) Cette lettre m*a é\à commun iqaée pur M. de La C. . .;• . qvi • épousé la petite uih^e de mademoiselle Duchesne , à qui qUq e«|t

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