IV. PARTWE. SES QUnuLOSS. So
son éternel aitaçhemisnt.K^li'oyez aussi, je voas supplie , que je conserverai loute ma vie les -.sentiments de res^ pecl, d'eslime et d'amitié qu« je vous ai voués. »
Les détails minutieux dans lesquels entre Rousseau prouvent combien ces sortes- de réclamations Jui donnaient de Thumeur. Il est évideai que la mère de Théeèse avait gardé pour elle la somme ré« clamée. Jean-Jacques «onteste Pautre dette , celle de madame Maingot f parce que Th.érèse disait Tavoir payée , et que sat probité devait la faire croire. Si Thérèse ne manquait pas de probité, elle manquait toujours dWdre, souvent de mémoire, et le résultat était Je même pour les réclamants.
4o4« A M. TaioDORE RoussEATT. McAierSy le5juini']63,
a Je vous aurais envx>yé sur-le-champ, mon très-cher cousin^ la copie qu^ vous me demandez^ de ma lettre à M. le premier Syndic, si je n'eusse été informé que cette lettre était publique à Genève , peu de jours , après sa réception y de sorte que je ne puis douter que vous n'en u'ajez eu communication peu de temp9 «près r«ovoi de la vôtre. Si cependant cela n'était pas , demandez* ea communication à M. Ghappuis ou à. M» Dulac ; ils ne vous la refuseront sûrement pas. Tout le monde me demande des copies de mes lettres sans songer que je n'ai point de secrétaire , et que quand je passerais ma vie ,à faire des copies, je ne suffirais pas à la curiosité du public Votre cas , mon cher cousin , est très>difiFérent et j'en fais bien la distinction : aussi si je pouvais présumer que vous n'eussiez pas déjà celle que vous me demandez , vous la feraistje à l'instant. Mais je suis assuré que ce .«erait un soin superflu.
» Il me semble que vous vous exprimez avec moi en tl^rmes peu convenables sur la triste démarche que j'ai été obligé de faire pour la défense de mon honneur chargé
5o8 HISTOIRE DE J.*J. ROUSSE AIT,
par le conseil, d'iine flétrissure publique , contre laquelle personne n'a réclamé et k laquelle ce serait consentir que de rester volontairement membre de l'état où je Ta^ reçue. Vous devez sentir et plaindre mon affliction dans une démarche nécessaire qui me décbire : mais quel droit ayez-y ous de me supposer irrité lorsque je ne fais du mal qu'à moi ? Vous dites que c'est un coup sanglant pour mes parents • et tout au contraire , c'est un soin cruel ^ mais indispensable que je deyais k ma personne , à ma personne , k mon nom , à ceux qui le portent ainsi que iboi. Si j'étais capable de boire des affronts sans m'en défendre , c'est alors que ma famille aurait droit de se plaindre de l'ayilissement qu'elle partagerait avec moi. J'attendais de vous des remercîments pour n'avoir pas laissé déshonorer votre nom. J'espérais dn^ moias que vous me plaindriez dans mes malheurs. Dispensezvous , je vous prie , à l'avenir de me faire des reproches injustes et déraisonnables ^ue je n'ai sûrement pas médités. Du reste , soyez persuadé, moucher cousin , qu'en renonçant a ma patrie je n'ai point renoncé à ma famille, elle me sera toujours chère. Et mon cher coasin Théodore doit être assuré de trouver toujours en moi un bon parent et ami qui ne l'oubliera jamais. Je vous embrasse de tout mon cœur. »
On voit que les parents de Rousseau blâmaient l'abdication quUI avait faite du titre de citoyen. Plusieurs de ses compatriotes Font pareillement blâmé à ce sujet.